VOS ANECDOTES .


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OUTE A HHBI !
Un homme du Ksar Ait Ihya ou Atmane a surpris dans son ourti (jardin) sous le grenadier Hhbi avec une femme en pleine action. l'hommei interppela les amoutereux en leur disant :

- Our thachimm ? (n'avez-vous pas honte)
Hhbi se tait mais la femme lui répondit
- Chghl nak? Lham nek? Saht nek ? (Est ce ton affaire ? Ton travail? Ton corps?)
Puis s'adressant à Hhbi son partenaire elle lui dit:
- Oute à Hhbi ! (Hhbi continue)

TAGHYOULTE N'SID L'MOKHTAR
La sécheresse a sévi durant une longue période au Qta3 El Ouad obligeant, les habitants d’ighram à se débarrasser de leurs bétails (Vaches, brebis, chèvres, ânes, mulet…etc.). Sid L'Mokhtar lui refusait de se séparer de son ânesse qui lui servait de monture. Chaque dimanche il lui mettait un beau bât et se rendait au souk de Tinjdad en fredonnant à haute voix : Hbib Rabi Dawini, Hbib Rabi Dawini. Quelques personnes intriguées par l'amour qu'avait ce soufi pour son ânesse allèrent. dire à l'officier des affaires indigènes qu'ils soupçonnent Sid L'Mokhtar d'entretenir des relations interdites avec son ânesse. L'officier français convoqua Sid L'Mokhtar à son bureau et lui fit dire qu'il devrait se présenter avec son ânesse .à la fin du souk.
Sid L'Mokhtar se présenta donc devant l'officier sur le dos de sa monture, il trouva le bureau plein à craquer de notables du bled qui étaient tous là pour se moquer de lui. L'officier lui ordonna de descendre de sa monture et demanda à l'interprète de lui poser des questions préparées à l'avance:
L'interprète: M'ismnek ? (quel est ton nom)
SLM : Sid L'Mokhtar
L'interprète : Mata ta ? (quelle est celle là) :
SLM : Taghyoulte inou. (mon ânesse) :
L'interprète : Miss mness. (quel est son nom) :
SLM : Lalla m' tbarda (Lalla, la bâtée)
L'interprète: Makh Alig our tride atsi tzenzed ? (Pourquoi tu ne veux pas la vendre)
SLM : ad sazinzgh, ad sazinzgh, ad sazinzgh ! ( la vendre, la vendre, la vendre)
A cet instant comme si elle avait compris la question qui a été posée à son maître, l'ânesse vida sans aucune gène le contenu de sa vessie sur le tapis de l'officier qui ordonna à Sid L'Mokhtar de quitter dare-dare son bureau, ce que ce dernier fit en fredonnant: ad sazinzgh, ad sazinzgh, ad sazinzgh .

OURID AM GHARSATASS
Trois voyoux à moitié ivres cherchaient une victime à delester de ses sous pour s'acheter du vin et continuer leur beuverie. ils accostèrent dans une rue vide une pauvre et vielle dame qui qui regagnait son domicile après avoir rendu visite à sa fille qui habitait un quartier voisin. .
Un des voyous sortit un grand couteau qu'il cachait sous sa veste et ordonna à la vielle femme de les suivre dans le terrain vague non éclairé où il avaient l'habitude de se saouler.
Arrivés sur les lieu le voyou au couteau demanda à leur victime de leur remettre tout l'argent et les bijoux qu'elle avait sur elle. La vieille femme leur expliqua qu'elle n'est qu'une pauvre vielle femme sans argent ni bijoux. les trois voyous se fachèrent et fouillèrent de fond en comble la vielle femme sans rien trouver. Un des voyou en colère dit alors aux deux autres :
Gharsatass !(égorgez la)
La bonne femme se mit à genoux commenca à pleurer et à trembler de toutes ses jambes et voyait déja sa fin s'approcher.
Le second voyou dit alors:
Et pourquoi nous n'en profitons pas tous les trois et nous ne lui faisons pas une tournante ?
A ce moment la vieille se resaisit et se mit debout en disant :
Hane awal. Ourid am Gharsatass! (voilà une bonne parole et non pas comme égorgez-là)

SALAM
Gallik hada wahed rajel tjewej bwahda mtdiyna bezzaf.Wahed nhar ja miyyet bjou ou galiha : :
ach mtiyba lina flghda?
Gatlih : lbid mslouk.
Galliha : ou dak lkoukoute ana lach chariha lik, yak bach tiybi lina lmrka.
:
Gatlih : lkoukoute katseffer, ou tsfar fl'islam hram.
Galliha : wa siri ldarkoum, mnine ykhtar3ou chi koukoute katweddene 3ad arj3

LE FKIH ET LE SPHINX
Dans l'ancienne médina de Casablanca habitait un vieil homme qui tenait une petite échoppe à coté de sa demeure. Une après-midi un de ses amis lui apprend que son fils larbi fréquente le sphinx de hohamaidia. Pour ceux qui ne connaissent pas, il ne s'agit pas bien sûr du sphinx égiptien mais d'une cèlèbre maison close qui existait pendant le protectorat à Fédala (actuellement Mohamadia).
Le vielle homme demanda à son ami de le conseiller sur la manière d'en parler à son fils. ce dernier lui suggéra de laisser ce soin au Fkih du quartier qui saura convaincre Larbi de ne plus fréquenter cet endroit de débauche
Le soir le Fkih vint trouver Larbi devant l'échoppe de son père, il s'assit sur une vielle Hitora tenant son chapelet entre les doigts et lui demanda de s'assoire à coté de lui et le dialogue commenca comme suit
Le FKih: Dis moi mon fils, tu n'as pas trouvé encore d'épouse ?:
Larbi: Je cherche du travail avant a SSi Talb
Le FKih: Ce n'est pas évident à ton âge de se passer de femme
Larbi: Je me dépanne de temps en temps à talb
Le FKih: Comment ça ?
Larbi: Je vais au Sphinx
Le FKih: Qu’est ce que c'est a waldi
Larbi: la haya fi dine a talb c'est un bordel
Le FKih: Alatif, alatif alatif! et où se trouve ce lieu maudit de débauche ?l
Larbi: à Mohamadia
Le FKih: Et qu'est ce qu'il y a à l'intérieur de cette maison du Chaitane ?
Larbi: Des filles de tous les âges et de toutes les régions
Le FKih: Alatif, alatif, alatif! et combien tu leurs donnes ?
Larbi: 60 rials si je ne prends pas de thé et 100 rials si avec il y a un berrad
Le FKih: Alatif, alatif, alatif! et c'est dans quel quartier est cette maison du Chaitane ?
Larbi: tout près de la corniche en ville nouvelle
Le FKih: Alatif, alatif, alatif! et quelle est la ligne de bus qui desserve ce quartier ?
Larbi: la ligne 22 a SSi Talb
Le FKih: Alatif, alatif, alatif! Sir a waldi Lah i3fou 3lik
Le samedi d'après en sortant du sphinx Larbi vit le Fkih trainer ses babouches à la recherche de la maison du Chaitane !

N3JEB DA !
Quelqu'un de chez nous à quelques kilométres de Goulmima ;côté sud était en voyage à Tlemsan .Son voyage a duré plusieurs années .Quand il revient à son bléd; il a pensé à son fils unique en lui avait acheté un costume. Arrivé chez lui, il trouva sa femme et quatre bombins d'ages differents.On lui souhaita la bienvenue et on lui servit du thé .. .Il avait hate à offrir le cadeau à son fils unique mais la foule était toujours présente quand la nuit tomba.Il dit à sa femme
- Ces trois bombins des voisins ,ne veulent-ils pas joindre leurs parents?
La femme répliqua que c'étaient tous leurs enfants.
- Comment?, dit l'homme,je t'ai laissée avec un seul et tu me dis que les trois autres sont à moi?
- Oui mon cher époux ,c'est vrai l'aîné ,tu étais là quand il est né, le second j'ai rêvé de toi et je suis tombée enceinte , le troisième ,j'étais couverte, un soir d'hiver, avec ton bernous et e suis tombée enceinte, le quatrième; le benjamin , en ayant reçu ta dernière lettre je suis tombée enceinte
Le monsieur ne trouvant rien à dire dit, s'adressa à sa femme en souriant:

- Na3jab da, mg nana arn tarou ou nani arn tarou!!!" Etonnant ,on enfante; qu'on soit à tes côté ou loin de toi.
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ARAW N'GHRISS