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LES DROITS NíTMAZIRTE le 26/12/2009 à 13h28

Un Grand homme, vient de nous quitter il s’agit de feu Driss Benzekri président du Conseil consultatif marocain des droits de l'Homme.
Nommé en 2003 par le roi Mohammed VI à la tête de l'Instance équité et réconciliation (IER), Feu Benzekri en grand militant, intègre a su mener à bien la mission dont il fut chargé. Acteur actif dans le processus démocratique que vit notre pays il est resté toujours égal à lui-même un homme à la recherche de la vérité.
Sa droiture, son honnêteté et son intégrité ont fait de lui l’homme qu’il fallait pour présider la commission chargée de dévoiler les vérités sur les violations des droits de l'homme que notre pays a connu durant les années de plomb (1960-1999).
Nombreux sont les militants qui ont passé de nombreuses années dans les cachots de Derb My Chérif à Casablanca, à Tazmamarte, à Agdz ou à Kenitra et qui après avoir été écoutés par la commission que présidait feu Benzekri et raconté ce qu’ils avaient enduré comme tortures et souffrances dans leurs geôles ont retrouvé l’envie de revivre . C’était déjà une énorme délivrance que d’extérioriser ces mauvais souvenirs qui hantaient les jours et les nuits de ces anciens prisonniers.
Même s’il est difficile d’indemniser une souffrance vécue par un détenu pour ne pas dire un torturé. L’état a essayé de se rattraper en allouant une indemnisation à certains et en se préparant à le faire pour d’autres.
Notre région n’a pas été épargnée et de nombreux Ghrissois ont souffert dans leur chair des suites de ce que notre pays et particulièrement notre région a vécu après les événements de 73. Des amis ont souffert le martyre certains en sont revenus malades et diminués. D’autres en ont laissé la vie (Louzi Bassou) pour ne citer que cet ami de classe qui aimait la vie et dans les smash au volley-ball ne laissaient aucune chance aux équipes adverses,
Feu Driss Benzekri n'avait peut être pas tort quand il demandait à toutes les personnes qui étaient emprisonnées qu’il faut savoir tourner la page et pardonner. Mais Tamazirte elle, elle n’a jamais été écoutée ni indemnisée pour faire le deuil de ce qu’elle a vécu.
Pour Goulmima et Amellago la souffrance continue, cette souffrance qui n’est pas due ni aux coups de matraques ni aux électrochocs d’une magnéto mais qui a pour nom : la marginalisation.
Et pour que le travail de réconciliation aille jusqu'au bout Il serait souhaitable que la dynamique initiée par le souverain continue et intègre dans son action la relance du développement de la vallée du Ghriss. Car qui dit droits de l’homme dit droits n’Tmazirte !

 Ainsi va Ghriss
Agadir le 26/05/07

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