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CA SERAIT BIEN SI ARRAW N’TANOUHTE …. le 26/12/2009 à 12h41

L’expérience démocratique que vit notre pays serait exemplaire si Arraw N’Tanouhte (Partis politiques) commençaient par respecter les règles de la démocratie. Mais hélas, ce que nous constatons est loin de nous rassurer. Les vieux partis et particulièrement leurs dirigeants refusent de passer le témoin aux plus jeunes qu’eux ; et s’ils sont obligés de le faire pour une raison ou une autre, ils s’arrangent pour se faire remplacer par leurs descendants directs, et c’est ainsi que les enfants du peuple se trouvent par la force des choses «démocratiquement« écartés.
Cette technique qui permet de s’emparer du pouvoir et le léguer par la suite à ses proches a de fortes chances de se reproduire après les futures législatives.
Je vais essayer de vous expliquer le cheminement de cette stratégie qui continuera de faire de nous les dindons de la farce et les grands marginalisés de cette « affaire politique ».
Nous voyons déjà comment les ténors des partis politiques cherchent à s’assurer une place au parlement en choisissant des circonscriptions dans lesquelles ils n’auraient pas de problèmes pour être élus, même si c’est au dépend des enfants natifs de ces circonscriptions. Par la suite ces mêmes ténors qui détiennent le droit d’accréditer les futurs candidats (Tazquiya) feront tout pour choisir les béni ouioui qui suivront à la lettre leurs consignes et recommandations.
In fine, les leaders des partis appelés à constituer le gouvernement se proposeront pour occuper les postes ministériels et à défaut y nommeront leurs fils ou filles.
Sans douter de la valeur de certains ministres de l’actuel gouvernement, je constate que pour un parti que vous connaissez tous, le pouvoir est passé « démocratiquement » des pères aux enfants ! Tout simplement parce que ces les parents qui font partie du bureau politique du parti ont tout naturellement proposé leur propres enfants aux postes de ministres !
Drôle de démocratie me diriez-vous !
Hé oui, les partis politiques et leurs leaders bien qu’ils sachent que la majorité des marocains et particulièrement des jeunes ne se reconnaissent pas dans leurs programmes ont tout fait pour fermer la porte devant les ambitions des personnes indépendantes et ont mis tout en œuvre pour étouffer au sein de leurs partis l’émergence de gens du peuple.
Et si on ajoute à toutes ces manoeuvres les difficultés que rencontre toute personne qui souhaiterait créer un nouveau parti politique, vous en déduirez que le prochain gouvernement ne sera qu’un remake de l’actuel.
On ne verra certainement pas dans la prochaine formation gouvernementale un Moha, un Maâti et encore moins un Mansour. Ca sera peut être pour plus tard ! Quand Arraw N’Tanouhte et Tanouhine se rendront compte qu’ils sont seuls à écouter leurs lugubres ramages.
Les enfants d’«Anfgou» et des localités de l’Atlas, préparez-vous à vivre des moments encore plus difficiles.

Ainsi va Ghriss !
Agadir le 15/04/07

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