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A qui jeter la pierre ? le 01/05/2018 à 19h26

 

DA ZGLGH AR SSIGHIGH
À qui jeter la pierre ?
Les réseaux sociaux continuent de faire le buzz sur le boycott de trois produits dont le prix est jugé trop élevé.
Cette action qualifiée par certains de citoyenne et par d’autres de manipulation politicienne mérite d’être regardée sans partie pris et avec un peu de recul.
Commençons par la cherté des carburants. Il me semble qu’il n’est pas juste de ne montrer du doigt qu’Afriquia, vu que le prix de vente affiché est le même dans toutes les stations. Le boycott devrait toucher toutes les essenceries et peut-être encore les stations des compagnies étrangères plus que les nationales.
Quant au prix, il ne suffit pas de se contenter de dire qu’il est élevé sans regarder de près le coût de ses composantes. 
- Quelle est la valeur de la taxe qui est reversée à l’Etat ? Et que représente la marge qui revient à la compagnie?
Avec ces deux paramètres et tout en suivant l’évolution du prix du baril sur le marché mondial, l’Etat peut réguler le prix de vente en sauvegardant les intérêts du consommateur, de la compagnie et de L’Etat.
- Pour Sidi Ali, il me semble que l’exploitation et la commercialisation d’une des premières eaux au Maroc qu’est Oulmes était assurée par une régie appartenant à l’Etat ! Je ne sais pas si c’est toujours le cas ou si l’Etat a cédé cette affaire au privé et dans quelles conditions ?
Partant du principe que tout ce qui est dans le sous-sol du pays appartient à l’Etat, ce dernier a toute l’attitude d’intervenir pour que le prix de vente au public soit le moins élevé. Car comment accepter qu’une eau qu’on ne fait que pomper et filtrer avant sa mise en bouteille se vende plus chère que certains sodas qui contiennent en plus du sucre, d’autres additifs qui ont un coût ?
Pour le lait, ce qui me surprend le plus, c’est le prix d’achat de ce produit auprès des éleveurs qui est de l’ordre de 2,50 Dh et vendu au public au prix de 7 Dh.
Comme pour beaucoup de produits agricoles, les intermédiaires se font du beurre sur le dos des pauvres paysans à qui on impose un prix d’achat très bas ! Une situation qui n’encouragera pas les petits fellahs et paysans à exercer leur métier tout en s’assurant un revenu descent. Une analyse sur le coût du conditionnement s’impose pour déterminer la marge réelle et rectifier en d’abus.
Ceci étant dit, il me semble que nous devrons nous poser la question sur cette dérive capitaliste qui affecte tous les rouages de notre société. Ce dérapage n’est pas seulement l’exclusivité de quelques sociétés qui font actuellement l’objet d’un boycott. La hausse abusive des prix et l’arnaque des gens se déroule sous nos yeux sans que personne n’intervienne à l’exemple des prix de transport qui sans raisons valables passent du simple au double et quelquefois au triple lors des occasions de fêtes.
Le contrôle des prix ne doit pas se limiter aux quelques visites qui sont effectuées chez les commerçants. Elles doivent s’intéresser aussi à l’amont de la chaîne de fabrication des produits et des services qui sont vendus aux gens.
Et s’il faut ne montrer du doigt qu’un responsable, ça serait l’Etat qui laisse faire tout en se servant au passage par le biais des prélèvements de toutes sortes de taxes ! 
Durant ces dernières années qui a représenté et qui continue de représenter aujourd’hui encore cet État qui devrait réguler et contrôler les prix ?
Le Chef du Gouvernement ainsi que le plus important groupe au parlement appartiennent au même parti dont on dit qu’il serait derrière cette campagne de boycott. Qui empêche l’un ou l’autre à décréter une loi pour mettre un terme à ce libéralisme sauvage. Décréter ou promulguer des lois font partie des attributions que leur offre la constitution !
Aussi, me permets-je de dire: par cette action de boycott, cherche-t-on vraiment a soulager la poche du citoyen ou à pourrir la situation dans le but de déstabiliser le pays en jetant dans la rue des milliers d’employés de ces trois groupes de sociétés visés ?
Les personnes montrées du doigt ne seraient-elles en fin de compte que des vecteurs pour introduire le virus de la contestation dans le corps de la Nation ?
C’est ce qu’a tort ou à raison je pense
Ainsi va Ghriss
Les réseaux sociaux continuent de faire le buzz sur le boycott de trois produits dont le prix est jugé trop élevé.
Cette action qualifiée par certains de citoyenne et par d’autres de manipulation politicienne mérite d’être regardée sans partie pris et avec un peu de recul.
Commençons par la cherté des carburants. Il me semble qu’il n’est pas juste de ne montrer du doigt qu’Afriquia, vu que le prix de vente affiché est le même dans toutes les stations. Le boycott devrait toucher toutes les essenceries et peut-être encore les stations des compagnies étrangères plus que les nationales.
Quant au prix, il ne suffit pas de se contenter de dire qu’il est élevé sans regarder de près le coût de ses composantes. 
- Quelle est la valeur de la taxe qui est reversée à l’Etat ? Et que représente la marge qui revient à la compagnie?
Avec ces deux paramètres et tout en suivant l’évolution du prix du baril sur le marché mondial, l’Etat peut réguler le prix de vente en sauvegardant les intérêts du consommateur, de la compagnie et de L’Etat.
- Pour Sidi Ali, il me semble que l’exploitation et la commercialisation d’une des premières eaux au Maroc qu’est Oulmes était assurée par une régie appartenant à l’Etat ! Je ne sais pas si c’est toujours le cas ou si l’Etat a cédé cette affaire au privé et dans quelles conditions ?
Partant du principe que tout ce qui est dans le sous-sol du pays appartient à l’Etat, ce dernier a toute l’attitude d’intervenir pour que le prix de vente au public soit le moins élevé. Car comment accepter qu’une eau qu’on ne fait que pomper et filtrer avant sa mise en bouteille se vende plus chère que certains sodas qui contiennent en plus du sucre, d’autres additifs qui ont un coût ?
Pour le lait, ce qui me surprend le plus, c’est le prix d’achat de ce produit auprès des éleveurs qui est de l’ordre de 2,50 Dh et vendu au public au prix de 7 Dh.
Comme pour beaucoup de produits agricoles, les intermédiaires se font du beurre sur le dos des pauvres paysans à qui on impose un prix d’achat très bas ! Une situation qui n’encouragera pas les petits fellahs et paysans à exercer leur métier tout en s’assurant un revenu descent. Une analyse sur le coût du conditionnement s’impose pour déterminer la marge réelle et rectifier en d’abus.
Ceci étant dit, il me semble que nous devrons nous poser la question sur cette dérive capitaliste qui affecte tous les rouages de notre société. Ce dérapage n’est pas seulement l’exclusivité de quelques sociétés qui font actuellement l’objet d’un boycott. La hausse abusive des prix et l’arnaque des gens se déroule sous nos yeux sans que personne n’intervienne à l’exemple des prix de transport qui sans raisons valables passent du simple au double et quelquefois au triple lors des occasions de fêtes.
Le contrôle des prix ne doit pas se limiter aux quelques visites qui sont effectuées chez les commerçants. Elles doivent s’intéresser aussi à l’amont de la chaîne de fabrication des produits et des services qui sont vendus aux gens.
Et s’il faut ne montrer du doigt qu’un responsable, ça serait l’Etat qui laisse faire tout en se servant au passage par le biais des prélèvements de toutes sortes de taxes ! 
Durant ces dernières années qui a représenté et qui continue de représenter aujourd’hui encore cet État qui devrait réguler et contrôler les prix ?
Le Chef du Gouvernement ainsi que le plus important groupe au parlement appartiennent au même parti dont on dit qu’il serait derrière cette campagne de boycott. Qui empêche l’un ou l’autre à décréter une loi pour mettre un terme à ce libéralisme sauvage. Décréter ou promulguer des lois font partie des attributions que leur offre la constitution !
Aussi, me permets-je de dire: par cette action de boycott, cherche-t-on vraiment a soulager la poche du citoyen ou à pourrir la situation dans le but de déstabiliser le pays en jetant dans la rue des milliers d’employés de ces trois groupes de sociétés visés ?
Les personnes montrées du doigt ne seraient-elles en fin de compte que des vecteurs pour introduire le virus de la contestation dans le corps de la Nation ?
C’est ce qu’a tort ou à raison je pense
Ainsi va Ghriss
Washington le 01/05/2018

 

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