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NOTRE JEUNESSE: EN ROUE LIBRE le 26/12/2009 à 12h31

C’est vrai que certains agissements de notre jeunesse ne sont pas admissibles et ne vont pas dans le sens qui pourrait servir notre cause et celui de notre région ou de l’Amazighité en général. Mais ne devrait-on pas en vouloir à nous même qui sommes leurs aînés et qui devrions être à leurs cotés pour les encadrer et leurs éviter de commettre les mêmes erreurs que nous avions pu éviter lorsque nous étions jeunes.
La fougue de la jeunesse ne peut pas être étouffée ni contenue par un autre moyen que le bon sens. Il est donc vain d’essayer d’agir autrement. Tout ce qui peut être fait, c'est de la canaliser pour qu’elle travaille et serve notre cause. A ce jour et sans user de la langue de bois, je dirais que notre jeunesse est en roue libre. Elle est laissée se débattre toute seule. Ses grands frères qui devraient l’épauler lui ont tourné le dos oubliant qu’un jour ils étaient aussi fougueux que le sont les jeunes aujourd’hui. Les cadres Ghrissois ne se manifestent que quand il faut reprocher aux jeunes d’avoir agi maladroitement ou d’avoir manifesté leurs mécontentements d’une manière un peu immature.
Les membres de nos conseils municipaux et de nos communes à ce jour ne semblent pas être préoccupés par ce que vivent nos jeunes, bien que c’est à eux en premier que revient la charge d’initier des actions qui pourraient être des amorces de solutions pour les problèmes que vivent nos jeunes. Ils peuvent le faire en faisant appel aux cadres Ghrissois là où ils sont pour participer à la réflexion sur cette situation qui s'aggrave d'une année à l'autre.
Est-ce vraiment si difficile d’organiser, même si ce n’est qu’une fois par an une réunion, une table ronde pour débattre des problèmes rencontrés par nos jeunes ?
Je suis sûr que ça ne coûterait pas plus qu’une des fêtes organisées chaque année et dont la région ne tire aucun profit.
C’est pour cette raison que je pense, tant que nos élus font la sourde oreille et restent insensibles aux problèmes de notre région en général et de nos jeunes en particulier, les associations aussi volontaires qu’elles soient ne parviendront pas à trouver des solutions appropriées, d'autant plus qu'elles non plus ne bénéficient d'aucune aide ou assistance de la part de ceux pour qui une élection est une "Tchriff" et non une "Takliff".
On dit que les gestionnaires qui n'anticipent pas sur les problèmes n'auront pas d'autres choix que de les subir. Dans notre cas c'est notre jeunesse qui les vit et les subit.
Faut-il penser un jour à investir les citadelles?
C'est aux Ghrissois sur place d'y penser.

Ainsi va Ghriss
19 Janvier 2007

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