[Retour la liste]


Oui une diplomatie en phase avec notre temps ! le 28/01/2017 à 08h11

Dans deux jours, le Maroc retrouvera sa place au sein de l'Union Africaine qui tiendra sa réunion les 30 et 31 de ce mois à Addis-Abeba. Alors qu'au temps de feu Hassan II, il était interdit de prononcer en public le nom de la RASD, certains se demandent si le fait de siéger autour d'une même table avec le Président de La RASD ne constitue pas une reconnaissance de facto par le Maroc de la République Sahraouie ?

Que le Maroc s'assoie ou ne s'assoie pas autour de la même table que la RASD, cette dernière est là et sera présente, pour la simple raison qu’aucun article des statuts de l’Union Africaine ne définit les conditions de l’exclusion d’un de ses membres. Je dirais même que la reconnaissance de la RASD ne poserait à priori pas de problème pour le Maroc si l'Algérie qui l'abrite déciderait de lui céder le territoire qu'elle occupe et accepterait que (Tindouf) soit sa capitale. Le Maroc lui est bien dans ses frontières et tant que celles-ci ne sont pas violées, il doit se contenter d'observer et d'être vigilant. 

Avec l'avènement de Mohamed VI, notre pays a su apporter des actions correctives à ses relations avec les pays d'Afrique. Le temps des alliances basées sur des slogans ou sur des idéologies est révolu. La mondialisation et les crises financières et économiques qui ont marqué le monde ces dernières années ont ouvert les yeux à de nombreux dirigeants africains qui ont compris que les relations diplomatiques doivent être tributaires des relations économiques et non des affinités idéologiques. Il nous revient donc à nous qui sommes africains de développer toute forme de coopération avec les autres pays de notre continent. Nos hommes et femmes d'affaires, nos opérateurs économiques ont un rôle à jouer qui me semble aussi important si non plus que celui des ambassadeurs. Le roi l'a bien compris, et ses dernières tournées en Afrique avaient pour objectif de montrer aux leaders africains que le Royaume du Maroc est prêt à apporter sa contribution au développement économique et à la consolidation de la paix dans le continent.

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 28/01:301

[Retour]