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QUI AIME BIEN CHATIE BIEN ! le 26/12/2009 à 12h24

Un dicton français dit « Qui aime bien châtie bien »
J’ai reçu de nombreux messages et des appels téléphoniques suite à mon écrit intitulé Tasselt N’Ighardayen (voir Rubriques en bas). Certaines personnes vont au-delà de ce que j’ai écrit et cherchent une tête pour casser leur sucre, d’autres plus compréhensives, estiment que j’ai vu juste et que certaines personnes pour ne pas dire le Makhzen veulent se servir de l’IRCAM pour noyer le poisson.
Avant de vous faire part du fond de ma pensée, je tiens à préciser que l’IRCAM est un acquis considérable pour la cause Amazigh. Il est le fruit d’une lutte de plusieurs années que les différentes associations Amazigh ont menée. Ceci étant il n’est nullement une finalité mais reste un moyen parmi tant d’autres pour que Tamazight retrouve la place qui est la sienne dans notre société.
Et quand on a l’honneur et le privilège d’être créé par la plus haute autorité du pays, je pense qu’on doit être à la hauteur de cette volonté royale, et comprendre ce signal fort comme il se doit, en défonçant les portes qui restent fermées ou qui résistent à ce que l’Amazighité au même titre que l’Arabe soit reconnue comme composante de notre pays
Doit-on continuer à emprunter les petits chemins alors que la voie royale nous est ouverte ?
Doit-on implorer tel ou tel ministre pour qu’il fasse ce qu’il doit faire , ou laisser nos militants qui étaient si actifs quand ils étaient au sein des Associations à s’occuper de travaux grands ou petits mais dont la charge revient à un département ministériel ?
L’enseignement de Tamazight est important, très important même mais il ne doit pas occulter d’autres actions qui sont a mener sur le terrain, dans les régions à populations Amazighophones d’abord pour rappeler aux habitants qu’un peuple qui oublie sa culture s’oublie lui-même. Ensuite dans les grandes métropoles pour expliquer à l’autre que Tamazight fait partie de son patrimoine à lui aussi et qu’elle le complète et le grandit.
L’IRCAM doit rester à l’écoute de toutes les Associations qui militent pour la cause Amazigh. Le fait d’être critique envers cette institution ne devrait être compris que dans le sens de notre souhait de la voir plus entreprenante et plus audacieuse
Nous n’étions jamais des Béni oui-oui pour l’être aujourd’hui. Nous applaudirons quand c’est mérité et taperons du poing quand il nous parait que l'action menée n’est pas à la hauteur de l’attente des Imazighen.

Ainsi va Ghriss

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