[Retour à la liste]


N'ayons pas peur de reconnaître nos erreurs le 02/04/2016 à 05h01

En ces moments ou la région du Maghreb connaît une certaine agitation suite à la dernière visite de Ban Ki Moon à Tindouf et aux tentatives des dirigeants algériens qui pour détourner l'attention de leur peuple sur les vrais problèmes que vit leur pays, usent de toutes sortes de manœuvres et de provocations envers le Maroc. Je vois que c’est le moment de certains événements que je crois être des erreurs commises par notre pays dans la gestion de cette affaire du Sahara.

Je précise que mon intention n'est pas d'en vouloir aux personnes qui les ont commises ni à ceux qui les avaient conseillés ; mais ne pas reconnaître ses erreurs pour en tirer des leçons serait non pas une autre erreur mais carrément une faute. C’est vrai que nos erreurs du passé nous ont coûté cher et continuent de nous coûter cher ; mais tout en les assumant, nous devrons en tirer des leçons et de faire en sorte qu’elles ne se reproduisent pas.

La première erreur fut celle d’avoir fait plus confiance à nos voisins algériens qui étaient à la tête du FNL qu’au gouvernement français de l’époque qui avant d’accorder son indépendance à l’Algérie, avait proposé au Maroc de définir la frontière entre notre pays et l’Algérie. Feu Mohamed V répondant au gouvernement français leur avait dit que nous saurons nous entendre avec nos frères algériens une fois qu’ils recouvrent leur indépendance. Après le départ de la France de l’Algérie, ceux que nous appellions nos frères nous ont tournés le dos avant de nous considérés comme des ennemis.

La seconde erreur, avait été commise en 1963 lors du conflit armé entre le Maroc et l’Algérie, lorsque feu Hassan II avait ordonné au général Driss Ben Omar d’arrêter l’offensive de l’armée marocaine qui voulait récupérer toutes les localités marocaines annexées par l’Algérie (Tindouf, Colon-Béchar, Touate, Knadsa et d’autres localités.

La troisième erreur à mon avis est de ne pas avoir construit le mur de protection aux limites de notre territoire avec l’Algérie. Il ne fallait pas laisser la localité de Bir Lahlou et les espaces entre le mur de protection et la frontière algérienne être investis par le Polisario qui se vante de les avoir pris aux marocains et qui les font visiter aux étrangers en tant que territoires libérés. Souvenons-nous du V de victoire du Ban Ki Moon, lorsqu’il a visité la localité marocaine de Bir Lahlou.

La quatrième erreur est d’avoir coopéré plus qu’il fallait avec les membres de la Minurso, en leur permettant de circuler librement dans nos provinces du sud et en leur accordant une subvention de 3 millions de dollars sans que nous soyons obligés de le faire et surtout en fermant les yeux sur leurs actions d’espionnage et sur les rapports anti-marocains qu’ils envoyaient à New-York, alors que le Polisario et l’Algérie ne les autorisaient même pas à visiter les camps de Tindouf où les contestataires de l’équipe du Polisario sont torturés et emprisonnés.

La cinquième erreur est je m’arrêterais à cette cinquième, est d’être moins présents que nos adversaires à l’étranger lors des festivals, dans divers salons et dans les manifestations culturelles qui sont organisées un peu partout dans le monde. A chaque fois que le Maroc participe à un salon ou à une manifestation à l’étranger un espace doit être dédié pour présenter et expliquer la justesse de notre cause. L’Etat doit impliquer plus la société civile dans ce genre d’actions pour conter les actions de nos adversaires.

Pour ce qui est de l’Algérie, , je ne citerais que deux erreurs qui me paraissent être des erreurs majeures qui ont un rapport avec notre Sahara :

La première est de s’être trompée en sous-estimant  la détermination de tout le peuple marocain à défendre son Sahara quelques soient les circonstances et le prix.

La seconde erreur de nos voisins de l’Est, dont ils ne manqueront pas de payer le prix, est d’avoir intégré au sein du Polisario des personnes originaires du mali, du Niger, de la Mauritanie qu’ils avaient fait venir pour gonfler le nombre de la population des camps de Tindouf ; oubliant qu’un jour ils vont avoir ce ramassis de faux sahraoui sur les bras.

Parlant de ce dernier point, demain quand les dirigeants du Polisario et de l’Algérie se rendront compte que leur rêve n’était qu’une utopie et que les vrais sahraouis qui ont été déplacés et qui sont séquestrés à Tindouf demanderont de rentrer chez-eux, le Maroc ne doit pas commettre l’erreur d’accepter sur son sol toute personne se disant faire partie des effectifs du Polisario. Un tri sévère s’impose pour n’accepter que nos compatriotes !

Alors nous dirons aux gouvernants d’Alger : " ! فذوقوا ما كُنتُم تكنزون "(Goûtez ce que vous collectiez !).

Ainsi va Ghriss

Washington le 02/04/2016

[Retour]