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L'immigration en catimini le 06/02/2016 à 10h20

Un dicton de chez-moi dit : Ne croyez pas un chat qui miaule de douleur. Il le fait pour ne pas être dérangé et pour éloigner d’autres chats en leur faisant croire qu’il est pris dans un piège, alors qu’en réalité, il passe de bons moment avec sa femelle» ! C’est cette même attitude qu’utilisent les pays européens et tout particulièrement la France quant à la question de l’immigration. Ils crient sur tous les toits et à travers tous les médias qu’ils ne veulent plus d’immigrés et qu’ils veulent mettre un terme à ce qu’ils qualifient maintenant de « fléau », alors qu’en réalité ils leurs sont indispensables et ils continuent de les recevoir et de les accueillir par milliers à bras ouverts.

La raison de ce double langage est tout simple. Ces pays ne veulent plus d’une immigration constituée de « tout-venant ». Ils ne veulent plus comme auparavant ouvrir leurs portes pour qui le veut. Alors ils procèdent par tri en sélectionnant les profils qui les intéressent et à ceux-là, ils accordent assistance et cartes de séjour sans restriction. Jadis les pays colonisateurs pillaient les ressources minières de leurs colonies, aujourd’hui à défaut des ressources minières, c’est au tour de leurs meilleures ressources humaines d’être attirées et détournées pour ne pas dire « usurpées »!

La Syrie, l’Iraq pour ne citer que ces deux pays se sont vidés de leurs médecins et de leurs ingénieurs et cadres au profit de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Ces deux continents  récoltent les fruits des arbres qu’ils n’ont pas plantés et qu’ils n’ont jamais irrigués. Ils agissent envers ces pays comme ils agissaient il y a un demi-siècle au temps de la colonisation, en emportant chez eux presque la totalité du minerai noble et en laissant sur place comme décors aux autochtones, des trous béants et des tas de terre et de pierres.

Si les européens étaient plus sincères, ils auraient  non seulement persuadé les cadres de ces pays à rester chez eux, puis dépêché des assistants techniques pour travailler avec eux afin de rattraper le retard enregistré par leurs pays. Mais le but recherché et loin d’être le développement de leurs ex-colonies. Les larmes de crocodiles qu’ils versent n’ont qu’un but, celui de leurrer ceux qui continuent à croire à leurs bonnes intentions.

Ce qui arrive à la Syrie et à l’Iraq arrive en douceur et en catimini au Maroc, à l’Algérie et à la Tunisie. Rares sont les personnes qui se rendent en Europe pour étudier et qu’au terme de leurs études reviennent au pays. L’Europe est à l’image d’une belle-mère qui profite de la bienveillance de son beau-fils plus que celle qui l’a mis au monde !

Ainsi va Ghriss

Washington le 06/02/2016

 

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