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Il n'y a pas plus sourd ... le 24/01/2015 à 20h40

On dit qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ! Le 08/12/2012, soit un peu plus de 2 ans j’avais inséré dans cette même rubrique une chronique qui avait pour titre : «Une pensée pour les petits écoliers de nos montagnes». Et comme rien n’a changé depuis pour nos petits bouts de chou, je me permets la réinsertion de cette chronique en espérant que mes nombreux lecteurs en fassent écho.

Bientôt c’est l’hiver. Même si à s’il est déjà parmi-nous avec ses longues nuits froides, ses pluies glaciales et ses neiges qui enclavent encore plus et isolent de nombreuses localités de nos montagnes.

Si dans certains pays, l’arrivée des première neiges est accueilli avec satisfaction et joie, pour nos montagnards c’est la désolation totale. Et ce n’est pas parce que les populations ne connaissent pas les bienfaits de la neige, mais tout simplement, elle ajoute encore plus de peine à leur vie de tous les jours qui n’est déjà pas facile.

 - Vous me diriez que ce sont eux qui ont choisi ce mode de vie dans ces endroits peu hospitaliers !

C’est peut-être vrai pour les parents. Mais les enfants ont-ils fait eux ce même choix ?
Les petits écoliers qui sont obligés d’arpenter les petits sentiers couverts de neige et de verglas le matin pour se rendre dans des classes non chauffées et mal isolées ?.

Les enseignants affectés dans ces localités et vivant ces conditions difficiles, vont-ils être assez motivés pour dispenser un enseignement de qualité ?
La réponse est bien sûr non !

C’est vrai que tant que tout va bien dans les grandes villes, ceux qui ont la responsabilité de gérer ce grand département qu’est l’enseignement ne se soucient guère des conditions d’études des écoliers ni du mode de vie des enseignants qui se trouvent dans  nos montagnes. Loin des yeux, loin du cœur dit le proverbe !

Que peut-on faire me diriez-vous ?

N’attendez pas à ce que je vous dis que pour palier à ces difficultés,  il faut construire tout de suite des routes, des classes climatisées, des dispensaires, ou des hammams. Je sais que même s’il faut le faire, cela prendra du temps. Par contre on peut sans trop de difficultés trouver des alternatives à cette situation. Je me contente de ne proposer qu’une solution, qui ne nécessite que la mise en place d’une organisation au niveau de ces régions montagneuses.

- Qu’est-ce qui empêche nos responsables et nos planificateurs à décaler l’année scolaire pour ces régions montagneuses d’un mois, de deux et même de trois mois !.

- Pourquoi démarrer l’année scolaire pour ces régions le 15 sptembre alors que nous savons que dans deux mois les cours vont être perturbés par les chutes de neige ?

L’année scolaire pourrait pour ces régions commencer début mars et finir au mois de novembre. Au moins on sera certain que les écoliers de ces localités iraient en classe autant de jours que les écoliers de tout le pays. Les enseignants trouveraient certainement du plaisir à enseigner en été dans la montagne où il fait frais par rapport aux grandes chaleurs des plaines !.
- Pourquoi donc, ne pas envisager cette solution et adapter l’année scolaire aux spécificités climatiques des régions ?

Voilà une idée qui peut être, ne vaut pas plus que ce que vaut son pesant de "paille", mais qui a le mérite d’être pensée !

Et tant qu’une solution n’est pas trouvée au calvaire que vivent chaque hiver les petits écoliers de nos régions montagneuses, nous serons là pour dénoncer l’indifférence et la passivité  de ceux dont le devoir et de surcroit sont payés pour trouver une solution à cette situation.

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 08/12/2012

Oulad Barhil  le 25/01/2025

 

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