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Indignation autour d'une grâce ! le 03/08/2013 à 00h23

Cette semaine est marquée par l'affaire du pédophile espagnole qui a bénéficié de la grâce royale alors qu'il ne venait de passer que quelques mois sur une peine de 30 ans de prison suite à sa condamnation par le tribunal pour le viol de 11 enfants marocains.

La grâce royale qui est un acte de grande portée pour ce qu'elle représente aux yeux des marocains a toujours servi pour faire bénéficier les détenus repentis et corriger d'éventuelles erreurs de justice a l'occasion des fêtes nationales et religieuses et non à gracier les criminels et les violeurs d'enfants.

Les personnes qui font partie de la commission chargée de présenter les dossiers de demandes de grâce au roi doivent être très vigilantes dans leur travail de sélection. Et je suppose que toute demande de grâce ou  de réduction de la durée de la peine d'emprisonnement doit répondre à certaines conditions d'acceptation que la commission chargée de cette mission doit vérifier.

Un manque de rigueur dont l'examen des dossiers peut entrainer des décisions qui remettent en question l'indépendance de la justice et la justesse des peines prononcées par les juges.

Ces conditions, ont-elles été remplies pour le violeur espagnole ? j'en doute fort. Y'a-t-il un manquement ou une défaillance humaine quelque part ? Je n'en doute pas. Et si c’est le cas, des sanctions doivent être prises rapidement pour atténuer la révolte et l’indignation des marocains.

Il est vrai qu'il y'a prisonnier et prisonnier. Un criminel, un voleur et un violeur n'ont rien à voir avec un détenu qui s'est retrouvé derrière les barreaux pour une faute de droit commun.

Autant certaines grâces qui sont accordées par les chefs d'Etats sont compréhensibles; a l'exemple de celle dont avait bénéficiée Omar Raddad étaient bien accueillies par l'opinion publique autant certaines autres restent incomprises et ont du mal à être acceptées. Elles peuvent aller jusqu'à  provoquer une indignation de la population et une révolte de la société civile.

La place d'un violeur d'enfants doit être derrière les barreaux. Ces personnes même castrées restent dangereuses pour être remises en liberté.

L'extradition du pays et l'interdiction du territoire pour l'espagnol Miguel le violeur d'enfants ne suffit pas, les ONG marocaines et espagnoles doivent se saisir du problème, car un violeur reste un violeur là où il se trouve!

Et pour terminer, je lance encore une fois un appel à ceux dont la charge est d'examiner les dossiers à présenter pour bénéficier de la grâce royale et leur dis: attention aux dérapages, dont les conséquences risquent de provoquer des troubles dans le pays. Car, il y va de la crédibilité de notre justice et de l'image de notre pays!

 

 Ainsi va Ghriss  

Goulmima le 03/08/2013

 

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