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A défaut d'avoir les moyens de sa politique, ... le 08/06/2013 à 16h39

Je ne vais pas vous décrire la réaction d’un boss lorsque lors d’une "Budget revue" je lui ai lancé au visage qu’ « A défaut d’avoir les moyens de sa politique, on ne peut faire que la politique de ses moyens ». Cette citation se vérifie chaque jour autour de nous, aussi bien dans notre vie de tous les jours que pour certains pays qui ne peuvent, que plier l’échine et revoir à la baisse leurs ambitions par faute de moyens pour mettre en œuvre leur ambition. La crise économique a fini par avoir raison des pays qui étaient il y a quelques années arrogants et qui voulaient imposer « leur ordre, leur système de gouvernance et leur mode de vie à tous les pays de la planète.. Les USA qui voulaient jouer aux gendarmes du monde ne sont même pas arrivés à endosser l’uniforme de mokhaznis. Ils se sont retirés de l’Iraq en laissant derrière eux un chaos et en faisant bien plus de morts que ce que Saddam avait fait durant toutes les années où il était à la tête de l’Iraq

La France et le Royaume Unis ne cessent de dire qu’ils veulent faire partir Assad. Je ne sais pas si dans ce cas, l’adage qui dit « Qui veut, peut » est d’actualité ?. Alors qu’on le donnait « cuit » au début du soulèvement d’une partie de la population syrienne, le voilà toujours au pouvoir deux ans après. Plus grave, le Hezbollah, ennemi des USA, d’Israel et de tous les pays occidentaux ne cache pas son intervention aux côtés de l’armée fidèle à Assad à qui il prête main forte sans faire bouger qui que soit.

 Israël surveille de près ce qui se passe dans la région. Il n’interviendra pas contre le Hezbollah tant que ses combattants n’essaient pas d’introduire au Liban les armes syriennes ou iraniennes. Au contraire les israéliens voient d’un bon œil l’intervention du Hizbollah auprès des forces d’Assad, qui est pour eux le meilleur gardien et garant de la sécurité tout le long de leurs frontières communes.

La Turquie voisin de la Syrie, qui est pays gouverné actuellement par les islamistes, et qui au début du soulèvement était toute excitée  et voulait en découdre avec le régime syrien a fini elle aussi par « rentrer sa queue entre ses pattes » et observer un profil bas. Et qui ne nous peut dire que l’Iran n’est pas derrière les troubles que connait actuellement ce pays pour qu’il s’occupe plus de ses problèmes interne que de son voisin?

Si en mathématiques on nous disait que l’ami de votre ennemi et votre ennemi, et que l’ennemi de votre ennemi est votre ami, en géopolitique, l’ami de votre ennemi peut ne pas être votre ennemi et l’ennemi de votre ennemi peut ne pas être votre ami !

Et si les mathématiques sont compliquées pour moi, que vais-je dire de la géopolitique.


 Ainsi va Ghriss 

Goulmima le 08/06/2013

 

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