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Barack ou Mitt ? le 03/11/2012 à 07h12

Avant d’entamer ma chronique hebdomadaire, je tiens à vous dire mabrouk pour ces journées de fêtes que vous avez passées en famille.
La joie est encore plus grande du fait que les voyages se sont déroulés sans accidents, sans incidents et que tous ceux qui se sont déplacés aient pu regagner leurs lieux de travail en toute sécurité.

 Dans trois jours nous saurons si le Président Obama va pouvoir entamer un second mandat ou pas. Si, il y a quelques mois presque tout le monde le donnait vainqueur, son adversaire républicain a pu ces dernières semaine réduire l’écart qui les séparait.
Il faut reconnaitre que pour son premier mandat présidentiel, Obama n’a pas bénéficié d’une conjoncture internationale favorable qui lui aurait permis de réaliser les objectifs qu’il s’était fixés durant sa première campagne électorale. La crise qui a touché le monde a causé aussi des dégâts au niveau de l’emploi aux Etats Unis. Et qui dit emploi, dit pouvoir d’achat et consommation.
Et même si les analystes et les économistes s’accordent à dire que les décisions prises par Obama et Sarkozy réduire les effets de la crise ont permis à leur pays d’être moins touchés que les autres nations, il est très difficile de plaider cette cause auprès de l’opinion publique surtout lorsqu’elle est habituée à vivre dans l’aisance, avec un pouvoir d’achat qui lui permettait de ne connaitre aucune privation.

 Dans une de mes précédentes chroniques, j’ai dit qu’en cas de victoire d’Obama pour un second mandat, il ressortira le dossier Palestinien et mettra de la pression sur Israël pour que les négociations reprennent comme il l’avait promis lorsqu’il était candidat il y a quatre ans. Car aussi bien Clinton que Bush fils, qui étaient les deux derniers présidents américains à réussir à être élus pour un deuxième mandat,  ils n’ont osé prendre des décisions fortes et courageuses qu’après leur réélection pour un second mandat. Obama savait que s’il avait mis de la pression sur Israël durant son actuel mandat qui arrive à terme, il aurait compromis sérieusement sa chance d’être réélu. Car comme nous le savons tous, Israël bénéficie aux Etats-Unis d’un grand lobby qui peut influer sur les résultats des élections. D’ailleurs, pour le vote de mardi prochain, il n’est pas exclu que pour la raison évoquée précédemment, des voix pro-israéliennes se portent sur Mitt Romney  son adversaire. Les républicains sont toujours plus proches des israéliens que les démocrates.

 Pour notre pays, je me reporterais à notre adage local qui dit « vaut mieux quelqu’un qu’on connait que quelqu’un dont on ignore les intentions ».
Et même si ce n’est qu’avant d’entamer une discussion sur un sujet sérieux avec l'équipe d'Obama, nos officiels peuvent déjà commencer par parler de Merzouga avec Hillary Clinton qui apprècie notre région du Sud-est !

 Ainsi va Ghriss

 Goulmima le 03/11/2012

 

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