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Les rois de la triche le 23/06/2012 à 12h03

Les examens du bac sont passés. Les résultats sont attendus dans moins d’une semaine. Si dans le passé les étudiants après les épreuves discutaient et commentaient les sujets sur lesquels ils ont planchés, cette année, le sujet principal n’était autre que comment on a déjoué la vigilance des surveillants pour copier et tricher. L’utilisation des portables et des oreillettes sous le voile des filles ont dépassé la méthode des hrouz. 
A propos des hrouz, un ami prof m’avait raconté l’année dernière, qu’il avait surpris dans une librairie un de ses meilleurs étudiants en train de préparer les hrouz en faisant des photocopies miniatures de ses leçons.
Le prof, lui dit qu’il est un bon étudiant et qu’il n’a pas besoin de copier pour réussir son bac. Ce à quoi l’étudiant répondit :
Si la surveillance n’est pas assez sévère, ceux qui vont copier vont avoir une meilleure note que moi qui me contenterais de n’écrire que ce que j’ai en tête.
Réponse à laquelle le prof n’avait que dire.
Nous constatons malheureusement que d’année en année, la triche ne fait qu’augmenter. Aujourd’hui, elle est mieux qu’hier et certainement moins que demain !
La course aux diplômes bidons est lancée. Des bacheliers qui sont incapables de construire une phrase correcte avec un verbe, un sujet et complément d’objet ! Des licenciés qui ne méritent que d’être licenciés durant leur période d’être renvoyé pour essai non concluant, vu leurs niveaux qui sont en inadéquation avec le diplôme dont ils sont porteurs !
Est-ce la raison pour laquelle certains licenciés refusent de passer des concours et insistent pour une intégration d’office ?
Que faut-il entreprendre pour diminuer la triche aux examens ?
Faut-il mettre un surveillant au dessus de la tête de chaque candidat ?
Faut-il équiper doter les salles de caméras reliées à une salle de contrôle où une équipe surveille et repère des tricheurs qui seront éliminés d’office ?
Ou tout simplement considérer que le diplôme ne vaut que ce que vaut la feuille de papier sur laquelle il est imprimé ?
Que valent aujourd’hui, le CEP, le CAP, le CET, le CESM, le CES, le BEPC ...etc. ? (Je parie que les étudiants d'aujourd'hui ignorent la signification de ces initiales)
Rien ! Demain ça sera la même chose pour le bac, et pour la licence.
Les embauches et les recrutements se feront non seulement par voie de concours, mais après un entretien avec une commission où le candidat ou la candidate ne pourrons pas faire appel ni aux hrouz ni aux oreillettes !
Lorsque je regarde mes vieux diplômes qui sont dans de beaux cadres et qui faisaient la fierté de mes parents, je ne m’empêche pas de regretter qu’ils soient à l’image d’un billet de monnaie qui chaque année connait une nouvelle dépréciation qui finira par lui ôter toute valeur!
Je terminerais ma présente chronique par une boutade qui plaira certainement aux matheux. Je dirais, que d’année en année, les niveaux des diplômes sont inversement proportionnels aux nombre des étudiants qui les obtiennent

 Ainsi va Ghriss

Goulmima le 23/06/2012

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