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Kebr ha tsghar ! le 04/06/2012 à 16h34

L’adage marocain « Kebr ha tsghar » va-t-il encore une fois se confirmer après la décision prise par le gouvernement de Mr Benkirane d’augmenter les prix des carburants ?
A croire les réactions de la rue et des professionnels du transporteur, j’ai peur que l’adage fasse plouf !

Je ne me rappelle pas que notre pays ait connu une augmentation de cette ampleur depuis la mise en service de la première station-service !
Deux dirhams d’un coup, c’est trop et même beaucoup trop !
Au moment où le prix du pétrole a connu une stagnation et même une baisse sur les marchés internationaux,  voila que le gouvernement nous surprend en nous « gratifiant d’une augmentation à laquelle les marocains ne s’attendaient pas.  Cette hausse décrétée par le gouvernement Benkirane est un vrai choc, car elle est en déphasage avec un contexte mondial marqué par une baisse des prix du baril du pétrole puisque pour la première depuis huit mois, le cours du brut est descendu sous la barre des 100 dollars. 

 Ne fallait-il pas prendre exemple de certains pays et commencer par réduire les salaires des ministres, des députés et plafonner les rémunérations en les contenant dans une fourchette allant du Smig à 20 fois le Smig ?
 Ne fallait-il pas revoir à la baisse les salaires et les avantages sociaux dont bénéficient les hauts fonctionnaires de l’Etat ?
 Pourquoi ne pas hiérarchiser les priorités et s’attaquer aux niches qui ne bénéficient qu’à une certaine catégorie de marocains ?
 Le gouvernement ne sait-il pas que nos étés sont chauds et ces augmentations risquent de rendre l’été de cette année encore plus chaud ?
 Des prémisses de tensions pointent à l'horizon à cause de cette augmentation qui va avoir des répercussions  sur le pouvoir d'achat des classes moyennes et des classes à faibles revenus.
 Au lieu de tempérer et laisser passer la tempête après la grogne des syndicats les jours passés, voilà que le gouvernement surenchère en décidant cette augmentation au risque d’aboutir sur une crise sociale qui va écorner sa popularité auprès des salariés et d'une grande partie de la classe moyenne.

Il y a une quarantaine d’années, on nous a dit qu’à partir d’un prix de 32 dollars le baril de pétrole brut, l’exploitation des schistes bitumeux de Timahdite serait rentable ! Depuis le baril est à 100 $ et les schistes continuent de noircir sous le soleil de « Hjirte » ! Quant au coup de Talsinte, ses auteurs qui avaient leurré tout un peuple, pour méditer sur leur forfait, ils méritaient de séjourner quelques années dans cette triste et célèbre localité située entre Rich et Gourama !

Quant à moi, toute réflexion, je vais liquider ma 9 cv et retrouver le moyen de locomotion qu’utilisait mon grand père : un dromadaire qui fera son plein d’eau deux fois par mois et auquel je ferais porter Tasbniyte !

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 04/06/2012

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