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Nous avons besoin d’actions et non d’effets d’annonce ! le 05/05/2012 à 11h15

Cette semaine, par voie de presse on nous annonce que le taux de chômage au Maroc a atteint 9,9 % au premier trimestre 2012 avec 1.130.000 chômeurs, soit une hausse de 0,8 point par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Note d’information du HCP (haut-commissariat au plan du Maroc).
Nous savons aussi que le nombre des diplômés chômeurs est de l’ordre de 90 000 environ, Et puis on nous apprend que le nombre des fonctionnaires fantômes se situerait entre 90 000 et 100 000 fonctionnaires fantômes.
Faut-il faire Polytechnique ou Harvard pour en déduire qu’il faut arrêter de rémunérer ces fonctionnaires fantômes et de les remplacer par ces jeunes chômeur qui chaque jour battent le pavé et manifestent pour que l’état leur offre  la possibilité d’exercer un emploi afin de gagner dignement leur vie ?
Qu’attend le gouvernement pour agir et redresser la situation ? A-t-il oublié que les principaux leitmotive de sa campagne électorale était de moraliser la société et l’administration et de mettre fin à ce genre d’abus.
C’est beau de publier la liste de ceux qui bénéficient des agréments de transport, mais celà ne suffit pas ! Il faut redresser la situation en retirant ces agréments aux personnes qui ne sont pas dans le besoin et en les attribuant aux familles nécessiteuses. Même chose pour les exploitants de carrières de sable et pour les autorisations de pêche !
De l’action c’est ce que demandent les gens. C’est vrai que c’est inadmissible qu’une femme qui est sur le point d’accoucher attende longtemps  devant un hôpital avant d’être admise. Mais ce qui est encore inacceptable c’est  que les femmes meurent pendant l’accouchement dans nos localités enclavées par manque de dispensaires et par manque de moyens de les évacuer vers un centre hospitalier.
Si les gens connaissent leurs devoirs, ils connaissent aussi leurs droits. Le temps de « lghafla » est révolu !
Le contribuable n’acceptera plus qu’on lui fasse des prélèvements de son salaire ou de payer des impôts pour qu’on en fasse un mauvais usage ou pour qu’une personne abuse des deniers publiques.
Il fût un temps où rouler avec une voiture M rouge en dehors du cadre du service ne gênait personne. Certains même se targuaient d’en faire usage pour se faire valoir. Aujourd’hui devant une telle situation, les citoyens le qualifieraient de voleur !
Raison pour laquelle l’administration doit faire son travail de moralisation avant que les gens le fassent à sa place avec tout ce que ça peut avoir comme conséquences.

 

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 05/05/2012

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