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La grève ne serait-elle qu’un droit ? le 04/02/2012 à 09h12

Au risque de me faire quelques ennemis, je vais aborder un sujet qui certainement va  fâcher certaines personnes. Il s’agit du droit de grève. Ce droit que de laborieux ouvriers ont pu décrocher pour pouvoir manifester leurs mécontentements et surtout améliorer leurs conditions de travail et leurs rémunérations. Ces ouvriers et ces cadres savent aussi que se mettre en grève c’est préserver leur emploi, leur outil de travail mais surtout accepter de se priver d’une rémunération pour ces jours non travaillés.
Et c'est là que rentre en jeu ce sacrifice que chaque gréviste doit faire  et qui justifie même aux yeux de l’employeur la justesse de leur mouvement. On ne se prive pas d’une rémunération par plaisir mais par contrainte et une fois aucun compromis n’est pas trouvé! Ce sacrifice n’est autre que le devoir de la grève. Ce devoir que beaucoup de gens ignorent ou font semblant d'ignorer.
- Depuis quelques-temps, tout particulièrement dans la fonction publique  et pour être plus précis dans nos municipalités et nos communes, Le personnel fait grève et ne travaille que deux jours par semaine , c'est-à-dire huit jours par mois et sans aucune gène il se présente chaque fin de mois pour percevoir une rémunération mensuelle même pour les jours non travaillés ! J’ai beau chercher un terme qui conviendrait à ce fait je ne trouve que le terme vol ! Car voler n’est pas seulement agir comme un pickpocket en plongeant la main dans la poche d’autrui mais aussi prendre ce qui ne nous appartient pas ou pour lequel nous n’avons pas travaillé.
- Qu’on soit syndiqué ou pas, qu’on appartienne au syndicat qui décide de la grève ou non, certaines personnes saisissent l’occasion de sécher le travail au mépris de toute logique et de tout bon sens !
- Faire un sacrifice ce n’est pas sacrifier les autres ! et c’est malheureusement ce qui se passe dans les secteurs de la justice, de la santé et de l’enseignement. Un enseignant a comme tout un chacun le droit de faire grève. Mais faire grève c’est aussi sacrifier sa journée de salaire, car in finé, dans le cas contraire, n’est perdant que l’état c'est-à-dire le contribuable qui paie pour un travail non effectué. Et puis surtout les écoliers et étudiants qui sont pour rien dans cette affaire et qui sont les premiers à être sacrifiés !
- Je ne généralise pas. Je sais que des enseignants qui fournissent des efforts louables et font tout pour finir aux étudiants à temps leurs programmes existent. Heureusement et c’est tant mieux. Mais avouons que demander à d’autres qui déjà n’accomplissent pas le devoir pour lequel ils sont payés de rattraper les heures perdues pendant une grève est une peine perdue d’avance. 

- Je comprends, sans approuver le refus de certains cadres chômeurs,  d’aller travailler dans le secteur privé, s'ils préfèrent la stabilité de l'emploi, les facilités d’absence  et le laxisme qui existe dans la fonction publique.
- Pourquoi donc aller dans un secteur ou une journée d’absence est défalquée de votre droit de congé annuel ?
- Pourquoi choisir un secteur où toute absence non justifiée y compris les journées de grève ne sont pas payées ?
- Pourquoi choisir un travail dans lequel on doit assurer ses huit heures de présence et de travail par jour ?
- Pourquoi choisir un secteur dans lequel le travail se fait par objectifs et où on est tout le temps sous le stress d’atteindre ses objectifs ?
- Pourquoi choisir un secteur dans lequel toute promotion n'est accodée que par le critère du mérite et non pas par d'autres critères subjectifs ?

C'est vrai que la nature humaine nous pousse à opter souvent pour la facilité mais aller jusqu'à vouloir le beurre, l’argent du beurre, et vouloir se payer aussi la bergère. là c'est trop demander ! 

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 04/02/2012

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