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La mondialisation au pied du mur le 17/12/2011 à 13h56

 La crise économique que connait  le monde et plus particulièrement les pays européens et les usa vient conforter la position de tous ceux qui ne croyaient pas que la mondialisation allait être une bonne chose pour les économies des pays de la planète.

Il y a quelques décennies les pays occidentaux clamaient le libre échange et la liberté de circulation des capitaux et des personnes. Allant même jusqu’à montrer du doigt les pays réticents à l’octroi de passeports à leurs citoyens !

Quelques années après ces pays qui prônaient la libre circulation des personnes ont mis en place des systèmes de visas pour réduire, limiter  et trier les personnes qui aimeraient venir s’installer ou même visiter leurs pays.

Mais cela ne leur suffit pas, il fallait aller plus loin et c’est la révision des conditions de naturalisation et de regroupement familial qui ont été revus et  rendus plus difficiles à satisfaire.

Mais toutes ces mesures ne solutionnent pas les problèmes que connaissent ces pays. Et c’est ainsi que chez nos amis français, leurs leaders politiques poussent encore un peu plus loin le bouchon, en invitant la population à consommer « made in France », même si les prix des produits français sont plus élevés que ceux fabriqués par d’autres pays.

Va-t-on s’arrêter là ou vont-ils continuer dans cette voie qui n’a d’autres noms que le protectionnisme ?.

Vont-ils se contenter de dire  acheter made in France où vont-ils faire la différence entre le « made in France » fabriqué ou produit par les mains françaises et le « made in France » fabriqué par les mains qui sont en France mais qui ne sont pas françaises? C’est à dire tous ceux qui sont légalement en France sans qu’ils aient la nationalité française.

Ce que je pense dans tout cela, c’est que le rythme d’évolution des pays européens arrive à une phase ressemblant à la courbe d’une asymptote  qui devient de plus en plus horizontale et qui continue à  frôler sans atteindre sa limite. Ce qui n’est pas le cas des pays émergeants et des pays en voie de développement qui sont moins touchés par la crise et qui continuent d’avoir une croissance normale.

Sans être monsieur soleil, je peux dire que la ruée vers l’Europe est derrière nous. En Europe, les industriels les agriculteurs sont presque arrivés à saturation. Leur seule possibilité pour entreprendre et faire des affaires sont ailleurs qu’en Europe et plus précisément dans les pays du sud de la méditerranée et dans les pays de l’Afrique noire.

Aussi, attendons-nous à voir dans les années à venir, un reflux de l’immigration des européens vers nous.

Contrairement aux africains démunis qui prenaient des patéras pour traverser le détroit de Gibraltar, les européens viendront par le ciel et n’auront pas la peine de faire la queue devant les consulats pour avoir un visa d’entrée chez-nous.

Je ne reproche pas à Sakho ni Bayrou et encore moins à Hollande d’appeler à consommer français. Moi depuis mon installation à Goulmima j’essaie de ne consommer que « ghrissois ». Les pommes de terre et les navets (tikouzazine) d’Imilchil, les carottes et les tomates de Tinejdad, les oignons de Tizougaghine, les fèves de mon jardin et les poulets beldi de ma bassecour me suffisent pour préparer de bons et décieux tajines ghrissois. 

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 17/12/2011

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