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Le plus difficile reste faire le 19/11/2011 à 20h50

A moins d’une semaine des élections législatives, il n’y a pas que les candidats qui sont incertains du résultat des urnes. Il y a aussi le gouvernement et les partis politiques qui souhaitent et espèrent que le taux de participation soit élevé (je rappelle que pour les élections précédente, il n’était que 37% . un taux bas de nouveau cette fois-ci encore sera interprété comme un nouveau désaveu pour les partis politiques qui n’ont pas pu mobiliser les population et puis il sera un message clair pour le gouvernement pour lui signifier que certaines revendications des manifestants restent insatisfaites.

Mais la difficulté ne se limite pas au taux de participation. Je pense que ce qui ne fera pas plaisir aux gens, c’est que demain après les élections, ils retrouveront les mêmes partis avec à leurs têtes les mêmes hommes et un gouvernement qui ne diffère pas de celui auquel les manifestants demandaient de dégager. Ce cas de figure risque de relancer les manifestations de rues avec tout ce que cela peut entrainer comme désordre.

L’introduction des listes de jeunes et de femmes pourrait apporter un léger changement  à la composition de notre parlement, mais là aussi même si l’idée était bonne, le fait que ça soit encore une fois les partis qui désignent les listes a transformé l’initiative en une coquille vide.

Par qui seront représentées les nombreuses personnes jeunes et adultes qui ne se reconnaissent pas dans les partis ?

Ils ne faut pas avoir peur des mots lorsqu’il s’agit de décrire la réalité du terrain. La majorité des personnes à qui j’ai demandé pour quel parti elles vont voter, la réponse est : je voterai pour telle personne. Lorsque je demande à quel parti appartient cette personne pour qui tu va voter, là encore la réponse  est je ne sait pas quel est son parti et ce n’est pas important!

Pour de nombreux candidats, la tazkia d’un parti n’est qu’une exigence pour pouvoir être candidat. C’est une formalité de façade. Elle ne traduit pas forcément le militantisme du candidat.

Pour ne parler que de notre cercle, aucun candidat n’appartient aux grands partis. L’Istiqlal, le MP, le PJD, l’USFP, le RNI, le PAM, le PPS ont choisi leurs têtes de listes dans les autres localités de la province. Comme si pour Goulmima  « les carottes sont cuites ». A nous de les démentir et de leur démonter qu’ils ont tort !

Pour se faire,  je redemande en premier aux candidats ghrissois de prendre en considération l’intérêt de Ghriss en premier et d’abandonner l’intérêt personnel. Qu’ils se mettent d’accord pour nous désigner un candidat pour qui nous tous nous voterons. L’appartenance politique est pour nous secondaire. Pour nous, Ghriss passe avant tous les partis. Ne commettons pas encore une fois de plus la bêtise d’éparpiller les voix ghrissoises. C’est un appel solennel que je lance à Addi à Moha, à Moulay et à Mohammed. Montrez aux grands partis qui ont marginalisé Ghriss, en choisissant leurs têtes de listes ailleurs, qu’ils ont tort. Unissez-vous, groupez les voix ghrissoises en les reportant sur celui qui est mieux placé. C’est la seule façon pour goulmima d’avoir demain son député. Ne faites pas rater cette occasion à Ghriss !

 Ainsi va Ghriss

Ifrane le 19/11/2011

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