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Du coq l'ne ! le 06/11/2011 à 10h33

Pour ma chronique de cette semaine, je vais imiter un danseur étoile, et vais tenter un grand écart, au risque d’en récolter une déchirure musculaire. Dans un premier temps, je dirais deux mots sur la CNSS dont le procès concernant ses anciens dirigeants vient d’être encore une fois reporté. Ensuite, je vous ferais part de ce que je pense quant à l’avenir de l’Arabie Saoudite, suite au décès du prince Soltane Ibn Abel Aziz. 

Les dindons de la farce ! 

Le procès des ex dirigeants de la CNSS (Caisse Nationale de la Sécurité Sociale) a été de nouveau reporté. Je ne reproche pas à la justice de prendre son temps afin de comprendre ce qui s’est vraiment passé. Le sujet que j’aimerais soulever dans ma présente chronique est relatif en premier lieu à l’abus de confiance et en second lieu à l’injustice dont sont objet les bénéficiaires de cette caisse.

Avant d’aborder ces deux points que je viens de citer, je rappelle que la CNSS collecte les cotisations mensuelles des salarié ainsi que les cotisations patronales de ces salariés. Je ne vais pas rentrer dans les détails des taux de cotisations de chaque partie, cela n’a pas d’importance pour ce qui va suivre.

Afin de pouvoir assurer des pensions aux retraités, la CNSS plaçait l'argent des cotisations, si ma mémoire est bonne dans un compte qui est rémunéré à 4%, auprès de la CDG, et puis investissait dans des opérations qui devraient fructifier cet argent.

Pendant les cinquante premières années après sa création, la CNSS n’avait presque pas grand-chose à rembourser. Les salariés n’avaient pas l’âge de partir à la retraire pour bénéficier d’une pension et  ceux qui étaient âgés et qui partaient à la retraite ne pouvaient pas bénéficier d’une pension pour la simple raison qu’il fallait  cotiser au moins durant plus de quinze années (ramenées depuis à 12ans). Donc pendant ces années fastes, les dirigeants qui disposaient de grandes sommes d’argents n’ont pas su choisir des bon placements qui avaient une grande rentabilité. A l’inverse, ils se sont lancés dans des opérations hasardeuses et grands risques. Je ne citerais comme exemple que le cas de la construction des polycliniques dans certaines villes, de la construction de la maison de l’assuré à Casablanca qui est restée innoccupée durant plusieurs années ainsi que de l’opération immobilière pour la construction de villas jumelées à Casablanca qui ont été par la suite attribuées plus aux amis et aux amis des amis qu’aux salariés qui cotisaient à cette caisse. Je laisse de coté les détournements dont les auteurs présumés coupables sont en cours de jugement.

Autre injustice faite aux retraités, est le fait de soumettre à l’impôt leurs pensions alors que les prélèvements qui ont été effectués au niveau de leurs salaires’ lorsqu’ils étaient actifs, étaient non imposables ! Et même s’ils étaient imposables, le montant ne serait pas aussi élevé que celui qui est appliqué aux pensions . Bref, on vous donne un peu d’une main et on vous prend plus avec l’autre main !

En conclusion, au lieu de pouvoir augmenter les pensions de ses retraités, la CNSS se demande si dans vingt ans, elle aura de quoi payer tous ceux seront en retraire et qui ont cotisé durant leur vie active. 

Situation difficile pour un royaume !

 Dieu merci, il ne s’agit pas du royaume du Maroc. La monarchie de notre pays est bâtie sur des  fondations solides, qui lui permettent d’être à l’abri de toute contestation de successions et de changer de génération de roi chaque fois qu’un monarque décède.

Nous tous, nous voyons comment le royaume a évolué d’un roi à un autre. Apres le décès de Med V, le roi Hassan II avait apporté une modernité au royaume et était en phase avec sa génération. Le roi Mohamed VI est en train de doter le royaume d’assises démocratiques et de libertés individuelles dignes d’un  pays développé.

Je soulève ce problème suite à la disparition du prince Soltane, Prince héritier du royaume saoudien. Homme affable, charitable, toujours souriant et surtout grand ami du Maroc.

La succession au trône dans ce royaume ami du notre se fait de frère à frère, qui sont souvent de la même génération. Ce qui ne permet pas de procéder à des changement significatifs dans la manière de gouverner. Avant que le règne passe à un roi d’une génération plus jeune, il faudrait attendre que tous les frères du roi Abdellah qui sont encore en vie  et dont l’âge  dépassent la soixantaine décèdent !

Abdelaziz ben Abderrahmane ben Fayçal Al Saoud avant de mourir avait demandé à ses fils qui étaient au nombre de 53 de se partager le pouvoir chacun à son tour, en partant du plus vieux.  L'actuel roi Abdallah a 87 ans, Ses autres frères en vie ont un âge avancé. Le plus jeune frère est Moukrim qui a 65 ans, est actuellement à la tête des services secrets de son pays.

Les princes de la deuxièmes et de la troisième génération qui voient leur chance d’accéder un jour au trône s’amenuiser d’année en année semblent ne pas voir de bon œil ce mode de succession. Les femmes saoudiennes réclament leurs droits et contestent l’interdiction qui leur est faite de conduire les voitures et de voter. Ce qui se passe dans les pays voisins ne laisse pas les jeunes indifférents. Avoir de l'argent c'est bien, mais avec plus de liberté disent-ils.

Une situation a laquelle on ne peut dire que : « Allah ister » ! 

Sur ce voeu pieux, je vous souhaite une bonne fête. N'abusez pas trop de "Titliwine". Consommez avec modèration et n'oubliez pas de préparer Tikourdassine pour Ta3chorte. Asguass ighoudane !

Ainsi va Ghriss

Agadir le 06/11/2011.

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