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Une réaction à chaud ! le 02/07/2011 à 00h53

J’écris cette chronique le soir même du référendum relatif à la nouvelle constitution. Je ne dispose pas de chiffres de cette consultation, mais je crois savoir que le taux de participation est d’environ 72,65% et que le Oui a enregistré un pourcentage de 98% et l’emporterait sur le non qui n’enregistre qu’un peu plus de 1%.

J’apprends aussi le rebondissement que connait l’affaire DSK qui avait fait l’objet d’une accusation pour viol et d’une l'arrestation très médiatisée à New York.

Pour la chronique de cette semaine, je me permettrais de dire un mot sur chaque sujet.

Concernant la référendum, j’ai déja écrit dans une de mes précédentes chroniques que mon choix était fait. Ce que j’ai concrétisé en votant Oui ce matin.

Je comprends tous ceux qui comme moi en vu que la constitution répondait au vœu et à l'attente de la majorité des marocains. Mais je comprends aussi ceux qui se sont abstenus ou qui ont voté blanc. Ma lecture pour le message que veulent transmettre ces gens se résume en deux mots : « Oui mais on veut plus » ou « Peut mieux faire » comme, l’aurait écrit un enseignant sur la marge du cahier d’un de ces élèves. Sans rejeter la nouvelle constitution, ils ne votent pas oui parce qu'à leurs yeux, ils la trouve insuffisante

Ce que je ne comprends pas par contre, c’est ce qui a motivé ceux qui ont voté Non.

Préfèrent-ils que le pays reste sous son ancienne constitution ? Ou sont-ils des irréductibles  « béni non-non » ? Si comme ils le prétendent, ils sont démocrates, ils doivent se soumettre au verdic des urnes et accepter la volonté de la majorité des electeurs

Maintenant que le peuple s'est prononcé, mon souhait est de  voir toutes les composantes de la nation, respecter le résultat des urnes et de s’atteler à concrétiser sur le terrain toutes les nouveautés que nous apporte cette nouvelle constitution.

L’autre sujet pour lequel je voudrais dire un mot concerne l’affaire Dominique Strauss Kahn. Là encore, j’avais écris  et je me suis demandé si cette accusation n’était pas un coup monté pour discréditer un candidat qui avait de grandes chances de devenir le futur président de la France ?

Nous saurons dans les jours qui viennent, quels sont les dessous de cette affaire qui a humilié l’homme avant qu’il soit jugé et reconnu coupable.

La question que je pose : Les amis socialistes de DSK, candidats aux primaires, vont-ils avoir le courage intellectuel de reporter la date de dépôts des candidatures à la fin du procès pour lui permettre de se présenter en cas où la justice française prononcerait un non lieu dans ce dont-il a été accusé?
Dans ce cas, ne doit-on pas aider l’homme à remettre le pied à l’étrier, lui qui a été trainé dans la boue et qui a été obligé de démissionner de son poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI)?
Ne devançons pas les événements, car DSK reste inculpé même s’il a retrouvé toute sa liberté de circuler sans contrainte dans tous le territoire des Etats-Unis. Mais reconnaissons, le courage de la justice américaine qui y va de main forte pour inculper ou désinculper une personne quelque soit son rang.
A-t-on oublié que c’est cette même justice qui avait obligé le Président Richard Nixon a démissionner après le scandale de Watergate ?
Les Cow-boys aiment tout faire en grand ; même reconnaitre qu’ils ont fait un mauvais choix et ne pas hésiter un instant à faire sans complexe leur mea-culpa !; ce que n'osent pas faire beaucoup de gens

 Ainsi va Ghriss

Casablanca le 02/07/2011

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