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Des prisons √©toil√©es ! le 07/05/2011 à 16h37

Suite à l’acte terroriste perpétué à Marrakech par un islamiste qui venait d’être gracié de sa peine d’emprisonnement il y a à peine quelques mois, j’ai envie de dire deux mots sur les prisons et sur les conditions de libèration de certains détenus.
Aucun homme ne devrait aimer ni se réjouir de voir une autre personne privée de liberté. Mais si les prisons ont été créées, c’est parce que la société est convaincue de leur utilité.
Elles servent à punir les délinquants et à mettre à l’abri et à protéger les populations de leurs récidives.
Ces lieux de détention ne sont plus lugubres et mal entretenus comme ils étaient jadis. Autrefois, il suffisait qu’une personne y séjourne pour lui enlever tout envie ou toute pensée d’y retourner après leur libération.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
J’ai moi-même, j’ai entendu un délinquant ancien détenu dire, qu’en prison il était plus heureux que dehors.
Les repas sont garantis dit-il, alors que mon déjeuner n’est pas assuré chaque jour dehors. Je prends une douche chaude une ou deux fois par semaine. Nous avons la télévision et nous faisons du sport. En somme, il a en prison ce dont-il manque dehors !  
Ces conditions de vie à l’intérieur des prisons sont-elles à elles seules la raison pour laquelle les prisons ne font plus peur aux délinquants?
Si la réponse n’est pas affirmative à cent pour cent, il reste que les prisons ont perdu leurs cotés répressifs et dissuasifs.
Démocratiser les prisons ce n’est pas non plus mettre les serviettes et les chaussettes dans le même panier !
Une personne qui se retrouve en prison parce qu’elle a causé sans le vouloir un accident de la circulation ne peut pas être comparé à un délinquant qui a agressé volontairement un citoyen !
Les mettre dans une même prison et leur réserver un même traitement me semble inadéquat.

Les responsables chargés de désigner les prisonniers candidats à bénéficier de la grâce royale doivent observer plus de rigueur dans leur travail.
Le grand public a du mal à avaler le cas du poseur de la bombe de Marrakech qui, bien qu’il soit fiché comme un activiste dangereux et qu’il ait des antécédents soit libéré parmi ceux qui avaient bénéficié de la grâce royale il y a quelques mois.
S’il faut présenter au roi des listes de prisonniers à gracier, il faut commencer par ceux qui n’ont pas de sang sur les mains et par ceux qui n’ont pas commis de délit d’agression envers des citoyens innocents.
Etre laxiste envers les voyous et les assassins n’a rien à voir avec le respect des droits de l’homme.
Personne ne sera contre  une justice juste et des sanctions proportionnelles à la nature du délit! Les gens ne protestent que lorsque ils constatent un dysfonctionnement ou une inadéquation dans ces deux systèmes.
La leçon de Marrakech doit être retenue. Pas de pitié pour les assassins et pour les tueurs d’innocents. 

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 07/05/2011

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