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Le Droit Chemin le 19/03/2011 à 09h48

Le dernier discours de Sa Majesté marque tant bien une évolution très importante qu’une révolution très importante, quant au devenir de notre pays.
Je pense que pour accompagner cette évolution et ce projet sociétal que veut S.M. le roi, il faut des partis politiques avec des hommes neufs « oujdidene »  qui s’attèlent à ce qui constitue la principale mission pour un parti politique à savoir l’encadrement des populations
Pour se faire, il faut des partis qui n’obéissent qu’à une seule idéologie, celle de faire de leur pays une nation moderne, démocratique, respectueuse des droits de l’homme, et de son environnement, attentive à sa diversité ethnique et respectueuse de son patrimoine culturel.
Aussi, ai-je pensé que le moment est venu de créer un nouveau parti politique pour s’atteler à cette mission d’encadrement des populations au niveau régional et à la réalisation des changements annoncés par Sa Majesté.
C’est dans cette optique que je propose de réfléchir sur l’idée de la création d’un parti politique qui tout en participant avec les autres partis à l’animation de la scène politique au niveau national, sera plus présent et plus actif sur le terrain de notre région  afin d’accompagner et d’assurer l’encadrement des populations.

Si, nous regardons de près comment sont implantés les partis politiques sur le territoire national nous constaterons, que même si ces partis se disent nationaux, ils ont tous des affinités régionales et se préoccupent plus des problèmes des régions ou des villes d’où sont issus leurs leaders.
Le RNI au temps de Osman était aussi un parti de l’Oriental.
L’Istiqlal c’était et c’est toujours Fès.
L’UC au temps Maati Bouabid  c’était Casablanca.
Le PND de Kadiri c’était le parti de la Chaouia.
Le Mouvement populaire c’est le moyen Atlas (Khénifra, Boulmane, Oulmes) etc.
Pour tout le sud-est il n’y avait que Mr Ameskane natif d’Ouarzazate qui est membre du bureau du Mouvement Populaire.

Je suis aussi persuadé qu’un parti issu d’une région, peut non seulement être utile et actif au niveau national, mais encore plus actif et plus utile sur le plan régional, et ceci pour une raison simple :Chaque échéance électorale les candidats seront jugés par les électeurs pour les reconduire ou pour les chasser s’ils n’ont pas tenu leurs promesses.
Les partis ne vont plus avoir comme aujourd’hui la possibilité de se cacher derrière des slogans électoraux vagues et creux. Ils seront confrontés à la réalité du terrain et doivent concrétiser leurs promesses s’ils veulent rester crédibles.

Une région allant de Figuig ـ Zagora ne peut pas rester sans se faire entendre aussi bien à Rabat que dans l’enceinte du futur conseil régional. Ce ne seront pas certains dirigeants de partis qui n’ont jamais foulé le sol de la région qui vont se soucier de son développement.
Finis les dribles des partis de Rabat, de Casablanca, du Moyen Atlas, de Fès, etc..,.
Il est temps que chaque région prenne en mains son développement, ses problèmes et son destin.
Si pour se rendre dans notre région les gens de Rabat sont obligés de passer par les routes sinueuses de Tizi N’Talghomte ou de Tizi N’Tichka, nous pourrons leur démontrer par notre engagement et notre détermination qu’il y a aussi un droit chemin que les habitants de notre région ont toujours emprunté et c’est justement le nom de Parti du Droit Chemin (PDC) « Lhizb n‘Oubrid Inmen », « Hizb Tariq Al Moustakim » que je proposerai si l’idée de la création d’un parti est retenue. 

Ainsi va Ghriss.

Agadir le 19/03/2011

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