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La caisse de compensatiom le 22/01/2011 à 07h56

Il y a trois ans et quelques jours, (05/01/08), d’Agadir,  j’avais inséré dans ce même site une chronique qui avait pour titre : »CAISSE DE COMPENSATION OU CAISSE D’AIDE AUX RICHES ? »  Chronique que vous pouvez toujours lire dans cette même rubrique.
Aujourd’hui encore, plus que hier, la révision de cette caisse s’impose pour qu’au lieu de se limiter à compenser certains produits dont profite toute personne qu’elle soit aisée ou pauvre, doit jouer un rôle plus dynamique qui consiste a soutenir et venir en aide aux seules familles nécessiteuses. Comme je l’ai déjà expliqué dans la chronique citée plus haut, Actuellement la caisse profite plus aux familles riches qu’aux pauvres. Ce sont les familles qui ne sont pas dans le besoin et qui du matin au soir servent du thé et préparent pâtisserie après pâtisserie qu’une pauvre famille qui ne consomme qu’un ou deux pains de sucre par mois ! Et ce n’est pas non plus le bledard qui pour se rendre au souk hebdomadaire met un litre d’essence par semaine dans sa mobylette qui profite plus de la compensation de la caisse, que les familles aisée qui disposent de plusieurs voitures et de grandes cylindrées !
C’est vrai que la caisse doit compenser, mais elle doit compenser ceux qui sont dans le besoin et ceux qui méritent de bénéficier de cette compensation.
En conjuguant les informations des moqadems, du fisc et de la fonction publique et d’autres sources d’investigations, les autorités peuvent connaitre les revenus de chaque famille, (je dis bien famille et non personnes physiques). A partir de la, on peut déterminer les familles qui  sont dans le besoin et qui méritent d’être assistées. A ces familles on versera chaque mois une aide en argent, tout en réajustant les petits salaires et les petites retraites pour que chacun puisse  acheter les produits à leurs vrais prix de vente. Je n’ai pas tous les chiffres pour faire une petite simulation, mais il y a de fortes chances que le montant de ces aides et de ces réajustements qui seront apportées soient bien en deçà de ce qu’il est actuellement. Abstraction faite que la caisse va profiter plus ou plutôt surtout aux familles qui en ont vraiment besoin.
Les événements de Tunisie nous interpellent tous pour que nous soyons plus à l’écoute des gens et que nous essayons tous d’apporter chacun à son niveau et selon ses possibilités, des réponses et des solutions aux divers problèmes que rencontrent les gens et tout particulièrement les démunis et les jeunes demandeurs d’emplois.

Nos comportements de tous les jours doivent aussi suivre l’évolution de notre société, de notre environnement ou tout simplement l’évolution du monde.
Il fut un temps ou rouler en week-end avec une voiture appartenant à l’Etat était considéré comme un signe de prestige, maintenant que la majorité des gens savent  qu’un tel agissement est souvent un abus de pouvoir et une utilisation frauduleuse des deniers publics, ils regardent avec un certain mépris ceux qui continuent à en user en dehors de leur cadre du travail.

Je terminerais en disant que depuis quelques années, les écarts entre les catégories composant notre société ne font  que s’élargir et s’aggraver. La classe moyenne se rétrécit d’année en année au dépend des catégories des familles pauvres et des familles riches. La meilleure répartition, des catégories composant’ une société serait celle qui est constituée d’une large classe moyenne et des classes pauvres et riches les plus réduites.

Voila ce n’est qu’une réflexion, qui m’est venue après ce qui s’est passé en Tunisie, De nombreux chroniqueurs et analystes font des rapprochements entre les conditions de vie des tunisiens avant la révolte avec celles que vivent les populations des autres pays du monde arabe. Ce qui est peut vrai pour de nombreux pays dont les chefs d’état veulent devenir ce qu’ils ne sont pas, Et même si nous marocains, nous faisons partie du monde arabe, nous avons notre spécificité qui grâce à notre amazighité et à notre négritude fait de nous un peuple à part. Un jour ou les coups d’état se succédaient dans le monde arabe, Mr Mahjoub Ahardane le leader Haraki a dit: Nous Imazighene nous n’avons jamais connu dans notre longue histoire que Tigueldite (royauté). Ce qui n’est pas le cas de certains pays arabes, dont certains leaders ne se contente pas de gouverner mais veulent régner sans qu’ils aient la légitimité requise.

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 22/01/2011

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