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COMMUNIQUER EST AUSSI UN ART ! le 05/12/2010 à 18h34

Je ne sais pas ce que vous  ressentez à chaque apparition de notre ministre de la communication à la télévision. Moi ça commence vraiment à m’énerver et à peser lourd au point où ça me donne envie de  zapper et de voir autre chose.
Ses interventions suite aux événements intervenus à Laayoune et aux articles de certains journaux espagnoles, manquent de forme et de fond.
Ils manquent de forme par sa manière, son ton et sa gesticulation lors de la lecture de ses communiqués, et de fond parce que le ministre oublie qu’il s’adresse aux marocains et non aux espagnoles, au point ou on a l’impression qu'il doute de notre marocanité et de notre engagement pour défendre notre intégrité territoriale.
Faut-il rappeler à notre ministre que le jeu se déroule sur d’autres terrains que devant les caméras de la telwvision. Il se déroule au niveau des chancelleries. Froncer  les sourcilles à la télévision ne sert absolument à rien !
Ce qui devrait être fait, serait plutôt, s'assoir autour d’une table et faire le diagnostic de la situation afin de détecter et apporter des solutions et des actions correctives à nos erreurs.
Faut-il rappeler que c’est nous qui avons claqué la porte de l’Union Africaine (ex OUA) laissant ainsi le champ libre au Polisario et à l’Algérie  pour agir à leur guise et rallier de nombreux états africains à leur thèse !  Faut-il rappeler encore que c’est nous qui avons imposé un visa d’entrée aux ressortissants algériens, qui par la suite a entrainé la fermeture des frontières ?  

En diplomatie (même si je n’y connais rien), faut-il rappeler que la manière d’agir aussi diplomatique qu’elle soit n’est pertinente que si le but qu’on s’est fixé est atteint ! C’est comme au foot bien jouer ne suffit pas si on ne gagne pas le match. Les gens ne vont pas garder en mémoire que hier le Raja a mieux jouer que le Wac. Ils retiendront que le Wac a gagné le match, et c’est ça l’important !

Je change de registre, pour dire même si ce n’est qu’en deux ou trois lignes, qu’une fois encore les dernières intempéries que notre pays a connues ont montré et ont mis à nu la fragilité pour ne pas dire le manque d’infrastructures adéquates. Des routes défoncées,  des  caves inondées, des murs lézardés. Si on appliquait à la lettre le dicton « Rahima Allah man 3amala 3malen fa atkanah », nos entrepreneurs et nos bâtisseurs ne risqueraient pas de se bousculer aux portes du paradis.

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 05/12/2010

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