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LES MINARETS QUON FAIT ECROULER ! le 27/03/2010 à 13h34

La semaine passée, j’avais choisi comme titre à ma chronique hebdomadaire : « les minarets qui tuent » comme si ces pauvres édifices nous en veulent ! et c’est un peu pour rectifier que j’ai choisi le titre de cette chronique.

Notre culture ne nous a pas enseigné à assumer nos erreurs et nos actes dont les aboutissements ne vont pas dans les sens désirés et souhaités.

Les exemples de cette fuite de responsabilités sont nombreux, mais je me limiterais de ne vous en citer que quelques-uns ;

Le plus flagrant est : « drabni lhhit » (le mur m’a cogné). Comme si le mur s’est déplacé comme ça tout seul pour venir nous cogner.

Un autre exemple souvent utilisé est « Khlani l’car » pour tout simplement ne pas dire que je me suis endormi et j’ai raté l’horaire du départ du car !

Il arrive aussi qu’une femme dise « Thraq liya lkhobz ». Là aussi c’est le pain qui s’est trouvé bien au chaud et qui a préféré rester plus qu’il en faut à l’intérieur du four !

Cette culture de jeter la responsabilité à l’autre fût-elle une chose inerte nous est tous commune.

Mais bon revenons aux minarets ; là aussi, on lui endosse une partie de la responsabilité et le reste aux intempéries et à la vétusté de l’édifice. On occulte complètement la responsabilité de l’homme qui n’a pas su entretenir ni renforcé les structure de ces minarets pour mieux résister.

Je vais laisser de coté le cas de ce minaret de Meknès dont l’écroulement à fait des victimes pour me pencher plus sur le cas de ces centaines de minarets construits à l’intérieur des ksars et qui juxtaposent les habitations. Ces minarets n’ont jamais posé de problèmes depuis leur construction même s’ils sont construits en pisé ou en « leuh » comme c’est le cas du minaret du ksar n’igoulmimen. La raison est toute simple, le muezzin qui escalade cinq fois par jour les escaliers de ce minaret pour lancer son appel à la prière contrôle et détecte toute anomalie qui est tout de suite prise en charge est réparée. Ce qui assure au minaret un entretien systématique chaque jour

Depuis l’installation des hauts parleurs, le muezzin n’escalade plus le minaret, l’appel à la prière est fait d’en bas, ce qui de facto enlève ce contrôle systématique et cette vérification de l’état du minaret.

Plus grave encore, pour faire entendre l’appel à la prière le plus loin possible, chaque mosquée dote son minaret de hauts parleurs puissants sans prendre en compte les vibrations qu’ils émettent et qui sont des contraintes techniques (résistance des matériaux) qu’il faut absolument prendre en considération pour la construction de ces édifices publics.

 Que les malintentionnés n’essaient pas de me faire dire ce que je n’ai pas dit concernant les hauts parleurs des mosquées. Si la décision ne tenait qu’à moi, j’aurais installé au-dessus de « Lboste » sur Asedrem un haut parleur au méga-décibels qui sera entendu au-delà de Tizgaghine !

Là au moins tout le monde entendra un appel à la prière audible et évitera les appels décalés de quelques secondes des différentes mosquées, qui pour l’ouïe, ne joignent pas l’utile à l’agréable !

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 28/03/2010

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