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POUR UNE RECONVERSION AGRICOLE le 09/01/2010 à 10h10

‘’OPTA’’ (On Peut Toujours Améliorer), c’est le mot ou le terme que ne cessait de répéter notre prof d’organisation durant toute la période de son module au point ou un jour quelqu’un lui avait dit qu’il y a des choses qui sont parfaites et que nous ne pouvons pas améliorer, le professeur répondit :

Si tu fais allusion au saint Coran, je te dirais que nous pouvons toujours améliorer sa compréhension qui est loin d’être parfaite.

 Que mes amis ingénieurs agronomes et techniciens agricoles me pardonnent si moi qui suis loin de leur domaine et qui n’arrive pas a bien planter un arbre, vais me permettre de marcher avec mes ‘’gros sabots’’ sur leur plate-bande.

Qu’ils se rassurent ce qui va suivre, n’est qu’une simple réflexion qui peut valoir son pesant d’or ou son couffin de paille ! Qu’importe, je l’écris parce que je le pense.

 Il y a un demi-siècle, presque tous les produits alimentaires que consommaient les habitants de notre oasis étaient produits localement. Chaque famille, selon le nombre de champs dont elle disposait semait les céréales par là , cultivait la luzerne par ci, tout en essayant d’arriver à son auto suffisance en produits alimentaires de première nécessité.

Il faut reconnaitre qu’avant, les transports de marchandises n’étaient pas aussi nombreux et aussi disponibles comme ils le sont aujourd’hui et puis l’abondance des productions n’était pas  du même niveau qu’elle l’est aujourd’hui aussi.

Avant, les gens se contentaient de produire se dont ils avaient besoin sans se soucier du prix de revient de leur produits tout simplement parce qu’ils n’ont d’autres choix que les produire s’ils veulent les avoir. Ce qui n’est plus le cas actuellement, vu la disponibilité de ces produits sur les marchés. Les gens se sont rendus compte qu’acheter un moude de blé ou de mais leur revient bien moins cher que s’ils le cultivaient. D’où l’abandon par plusieurs fellahs de la culture de céréales. et la reconversion vers la culture de la luzerne.

L’oasis de Goulmima est l’une des plus grandes palmeraies du Sud-est du Maroc, avec la spécificité toute particulière de ne jamais souffrir d’un manque d’eau malgré les années de sécheresse que la région a connues.

Malheureusement cet avantage n’est pas accompagné par une stratégie bien réfléchie pour que les populations tirent le meilleur profit de cet avantage en plantant leurs champs de palmiers dattiers de meilleure qualité.

Autrement dit, Pourquoi ne pas demander une mise a niveau de notre palmeraie en remplaçant les palmiers actuels par des palmiers de « qualité » genre majhoul ? Il est bien entendu que pour ne pas causer un manque à gagner pour les populations, les palmiers actuels de qualité médiocre ne seraient arrachées qu’une fois les nouveaux palmiers commencent à donner leurs fruits.

Si on commence cette mise a niveau par le remplacement chaque année de  quelques dizaines de milliers de palmiers, au bout de quelques années nous aurons une des meilleures palmeraies du Maroc et Ghriss sera la capitale de la datte !

C’est certain, que la réalisation d’un tel projet qui tout en assurant la mise à niveau des plantations et des revenus pérennes pour les populations exigera vu son importance et sa dimension l’implication de tout le monde et tout particulièrement du département de l’agriculture pour une sensibilisation des populations et l’accompagnement de l’opération par l’état en contribuant pour sa réalisation à travers l’INDH ou par le biais de la fondation Med V.

Goulmima sera-t-elle un jour la capitale de la datte ou continuera-t-elle à se contenter de produire chaque année quelques chouari d'ichochane de tachtatine ?

La question reste posée.

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 09/01/2010

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