[Retour la liste]


KOLOUKOUM RA3INE ! le 26/12/2009 à 19h03

Dans la chronique de cette semaine, je vais essayer de revenir sur ce qui me semble être des événements majeurs qui avaient remis en question ce que beaucoup d’entre nous pensaient pérenne, il s’agit bien sûr les deux principales idiologies politiques qui avaient marque le 20eme siècle.
Je commencerai par le communisme et dirais :
 - Qui aurait pensé que le communisme allait s’effondrer comme un château de cartes et que le puissant empire soviétique qui le symbolise et qui dans les années 80 faisait trembler le monde allait disparaitre après 69 ans d’existence cédant ainsi sa place a ce qu’on avait appelé la CEI (Communauté des États Indépendants)?
 - Qui aurait douté de l’enthousiasme de ces hommes et de ces femmes qui travaillent dans des usines et dans des fermes collectives et dont l’objectif était de produire plus pour leur communauté ?
 - Qui aurait pensé qu’un système qui rejette le capitalisme et l’exploitation de l’homme par un autre allait montrer ci rapidement ses limites ?
Et pourtant, la vie de ce modèle de système qui avait séduit les dirigeants de plusieurs pays allait mourir le 21 décembre 1991 à Alma-Ata, au Kazakhstan.
 
Aujourd'hui, avec un peu de recul, on se rend compte que certains événements n’étaient que des prémices de ce qui allait arriver; à commencer tout d’abord par  l'élection à Rome d'un pape polonais en la personne de Karol Vojtyla (Jean-Paul II), qui avait ébranlé la puissance soviétique.
L’action des ouvriers polonais qui étaient tous acquis au pape avaient fait chanceler le gouvernement communiste de Varsovie. Avec cela venait s’ajouter avec un président américain (Ronald Reagan) qui avait balayé les stigmates de la guerre du Viêt-Nam et engagé les États-Unis dans une course aux armements défiant les dirigeant soviétiques qui avaient une économie à bout de souffle, est incapable de suivre son rival sur ce terrain.
La crise du système était si profonde, que même l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev au pouvoir, et ses tentatives de moderniser l’économie en introduisant la « perestroïka» (réforme ou restructuration) ne pouvait pas arrêter l’effondrement du système.
Certains événements comme la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (en 1986), la chute du Mur de Berlin tombé en 1989, et bien d’autres événements ont fini par fissurer les bases du système qui n’a pas tardé a s’écrouler.
Prédire qu’un jour, les populations de l’urss risqueraient de manquer de nourriture suite à une production insuffisante de céréales était impensable.
Comble de l’ironie, c’est en adoptant certaines réformes capitalistes que de nombreux pays qui avaient adopté des systèmes socialistes ou communistes ont pu sauver leurs économies  de l’effondrement total !
 
Mais, attention il ne faut surtout pas croire que le modèle capitaliste est dépourvu de risques ou qu’il est le meilleur système de gouvernance. La crise économique mondiale que nous vivons actuellement n’est qu’une conséquence des perversités de ce système.
Et là aussi comble de l’ironie, c’est en nationalisant des entreprises privées, cas des banques en Angleterre ou en prenant des participations dans certaines grandes  sociétés cas de Général-Motors aux Etats-Unis que les gouvernements des pays qui ont adopté le modèle capitaliste essaient de juguler les effets de la crise !
 
Comme quoi, entre le capitalisme, le communisme et le socialisme doit exister d’autres systèmes plus appropriés et qui sortent du cadre des idéologies. Il me semble avoir lu quelques parts que le respect des règles de ces systèmes idéologiques inventés par l’homme ne sont que des manières d’empêcher « l’ijtihad » à défaut de pouvoir l'interdire.
 
Je devine l’envie de mon voisin barbu, qui tient sa gandoura par ses dents et qui brûle d’impatience d’intervenir dans le sujet, même si ce n’est que pour nous dire qu’il connait un système de société qui déclasse celui de Marx, de l’oncle Sam et de leurs adeptes.
Il s’agit d’un système qui rend cohérente l’architecture organisationnelle de toute gouvernance et dont est inspiré le titre de cette chronique.  

Ainsi va Ghriss
Goulmima,  le 11/07/2009

[Retour]