[Retour la liste]


LE MANAGEMENT A LA SUNNA ! le 26/12/2009 à 19h01

Pour la chronique de cette semaine. je vais emboiter le pas à l'imam de Tarmaste qui dans son prêche  du vendredi avait insisté sur le sens de la crédibilité dans le comportement de tout un chacun.
Notre fkih donna l'exemple du poids de cette qualité que nous devions tous posséder et qui est le meilleur argument pour convaincre par le comportement de notre prophète (que le salut de dieu soit sur lui).
Dans son premier exemple, il rappela ce que notre prophète avait dit aux habitants de la Mecque lorsqu'il leur fit part de la mission dont il fut chargé en tant qu'envoyé de Dieu et qu'il avait  remarqué que beaucoup d'entre eux lui semblaient douter de ses paroles.
Le prophète leur dit alors:
 - A vos yeux, ne suis-je pas crédible ?
Ce à quoi bien sur ils répondirent tous, qu'il est l'homme le plus crédible de leur tribu.
 - Alors pourquoi douter de ce que je vous dis leur demanda-t-il ?
Cette réponse faite au gens par le prophète, montre l'importance de la crédibilité "Assedq" dans la vie d'un homme !
 
Notre imam enchaina sur le management participatif et sur l'importance de l'exemple que doivent donner les décideurs et les leaders en prenant toujours l'exemple du comportement du prophète qui ne demandait aux gens de faire un geste ou un acte qu’une fois il l’a fait lui-même.
Il rappela qu’avant de demander aux gens de sa tribu de libérer leurs esclaves le prophète avait lui-même acheté un esclave, puis l'avait affranchi en lui rendant sa liberté.
Lorsqu’il demanda aux autres personnes de libérer leurs esclaves, certains lui répondirent
 - Et pourquoi ne l’as-tu pas fait avant  cette date ?
 Ce à quoi il avait répondu:
- J’ai attendu d’avoir de quoi acheter un esclave et de l’affranchir pour vous demander de le faire aussi.
 
Ces deux exemples qui décrivent le comportement de notre prophète résument à eux seuls tout ce qui s’enseigne dans les écoles de management.
Etre honnête et crédible, donner l’exemple en s’impliquant soi-même, voila les clés de la réussite.  
 
Je me souviens de l’étonnement de certaines ouvrières de l’usine dans laquelle j’occupais la fonction de directeur technique lorsqu’elles me virent me pencher pour ramasser un flacon vide ou des bouchons en plastiques tombés de la chaine de remplissage.
Pour elles ce travail « dégradant » est réservé aux personnes qui s’occupaient du nettoyage, mais lorsqu’elles me virent le faire tout naturellement, le qualificatif « dégradant » disparait par enchantement. Et lorsque je leur fis savoir lors d’une réunion sur l’hygiène et la sécurité que ce qui est dégradant, c’est de travailler dans un poste qui n’est pas propre, je vous assure que chacune prenait soin de son poste de travail et s’assurait de sa propreté.
 
Donner le bon exemple, c’est à mon avis ce qui manque en ces temps dans notre vie de tous les jours. Nous sommes devenus plus individualistes, plus égoïstes et plus matérialistes. La solidarité entre les personnes, entre les amis et quelquefois même entre frères s’est effritée.
Si au moins, à défaut de donner un bon exemple les gens évitent de donner le mauvais, ça serait déjà bien. Mais  en ces temps qui courent,  ce sont les mauvais actes qui sont colportés par les gens. C’est comme à la télé, ne sont montrés que les scoops des catastrophes, des braquages et des agressions.
3mi Mahdi avait raison lorsqu'il avait dit il y a exactement trente neuf ans dans un "izli:
                   Taghoul Lqa3ida da tkhlaf **** Iroura ouznar s'tadawte aqa !

Ainsi va Ghriss
Goulmima,  le 04/07/2009

[Retour]