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UNE PAELLA SANS FRUITS DE MER ! le 26/12/2009 à 18h59

Lorsque j’étais étudiant et que je commençais à  participer aux réunions d’un parti de gauche dans lequel je militais,  il n’y avait pas une seule réunion ou les personnes qui conduisaient ces meetings ne rappelaient que pour aller de l’avant, le militant, le dirigeant et le parti doivent  faire  leur autocritique (Anaqd Dati) et à chaque fois en tirer les enseignements mais surtout en tirer les conclusions qui s'imposent.
Or, depuis plus de 50 ans, aucun parti et encore moins leurs dirigeants ne se sont soumis à cette règle fondamentale qui caractérise le sens politique du militantisme.
On essuie une déroute électorale, on fait le dos rond quelques semaines, pour réapparaitre et recommencer après.
Je ne crois pas que ca soit par manque de courage de leurs dirigeants de reconnaitre leur échec et en assumer les conséquences, les intérêts personnels doivent être tellement importants qu'ils ne veuillent pas lâcher le morceau !
 
Notre pays a raté une bonne occasion d’assainir le champ politique après les élections législatives ou le taux de participation des citoyens au vote n’était que de 37%. Il fallait à mon avis saisir cette occasion et donner un bon coup de pied dans cette fourmilière que représentent les partis politiques.
Actuellement nous avons un parlement qui dans les textes représente le peuple alors que nous savons tous ce que cette représentativité manque de soutien populaire.
Certains candidats en ville ne sont élus que parce que leurs partis les ont imposés  têtes de listes quelquefois au détriment de bonnes gens.
Ce comportement n'est pas pour rien dans le désintérêt de beaucoup de gens de la chose politique.
 
Certains vont me dire, qu’est ce qu’il fallait faire ?
Sans prétendre être quelqu'un qui s'y connait en politique, je répondrais tout simplement qu’après le constat de ce faible taux de participation qui était de 37% et qui traduit en premier lieu l’échec des partis politiques dans la réalisation de leur principal objectif qui consiste à encadrer les populations, il ne restait à mon avis que deux alternatives.
La première consiste, quitte à passer par un referendum à dissoudre cette panoplie de partis politiques dont le nombre dépasse la trentaine, qui bénéficient des subventions de l’état et qui n’arrivent pas à encadrer ni refléter la volonté des populations. Le rejet exprimé par la majorité du peuple devrait être entendu et pris en considération.
 
Si cette première suggestion parait lourde ou difficilement réalisable sur le plan pratique, une seconde solution qui est d’une facilite extrême existe. Elle consiste à autoriser les candidats sans appartenance politique et les représentants des associations de la société civile à être candidats, et non les obliger à passer par des partis dont-ils ne se reconnaissent pas.
Cette seconde suggestion sans aucun doute ne plaira pas aux partis politiques car elle mettra encore plus à nu leur non-représentativité et les privera de toute légitimité.
Alors qu’avant les candidats se bousculaient pour avoir l’accréditation d’un parti, Il parait que certains partis ont gratifié les personnes qui se sont présentées sous leurs couleurs.
Les élections communales de cette année ressemblent à une paella sans fruits de mer. Ceux qui connaissent et qui apprécient ce plat espagnol, savent bien que sans les produits de la mer, la paella n'est pas qu'un plat de riz teinté d'un colorant artificiel et au gout fade !  
Est-ce pour me déculpabiliser que moi qui ne suis ni candidat, ni électeur je parle de ces élections, ou justement parce que je ne suis ni l’un, ni l’autre ?
Ca serait bien, si vous m’aidez à trouver la raison sans me demander de m’allonger sur le divan!
 
Ainsi va Ghriss
Goulmima le 13/06/2009

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