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QU’EST-CE QU’IL Y A SOUS LE BEURRE ? le 26/12/2009 à 18h57

Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire de « Tazirte n’woudy » (la jarre au beurre), alors je me permet de vous en raconter la première partie et laisserai la fin, pour la fin !
Hammou qui avait besoin d’argent et qui se croyait malin avait rempli au trois quart sa jarre de bouse de vache avant de remplir le quart restant de beurre.
Il se rendit au souk hebdomadaire et vendit sa jarre à un honnête qui pensait faire une bonne affaire en acquérant cette jarre a un bon prix.
Je ne vous décris pas l’état de cet homme lorsqu’il découvrit que la jarre contenait plus de « tarfa que de beurre » !
Il laissa passer sa colère mais fit regretter à Hammou sa tricherie.
Vous saurez comment à la fin de la fin, qui n’est pas la fin de cette chronique.

Pour ceux qui suivent de près les querelles politiciennes entre partis politiques, certainement qu’ils ont relever la tension qui existent entre les deux principales formations de la gauche « caviar »  de notre pays.
L’accusation que porte le bouillant mais courageux maire de Fès contre Feu Benbarka, qui était le leader de l’opposition marocaine avant son enlèvement et sa disparition  au quartier Saint-Germain a Paris est d’une grande gravité.

Alors qu’on s’interroge encore sur les assassins supposés de Benbarka, voila que Chabat accuse ce dernier d’avoir tuer Ben Driss , un  nationaliste qui ne partageait pas  ses projets.

N’attendez pas de moi de vous confirmer ou d’infirmer les dires du maire de Fès, mais j’ai aussi mes quelques gouttes d’eau à ajouter à son moulin !

Pour ceux qui ont connu cette période «un peu confuse » des premières années qui suivaient l’indépendance  du Maroc, ils doivent se rappeler de la chasse aux sorcières et des règlements de comptes que certains éléments du parti qui était au pouvoir exerçaient dans toutes les régions du maroc.

Je me contenterais de rappeler deux sortes d’agissements de ces personnes dans notre région.

Tout d’abord ils sévirent en bandes de voyous contre les notables de la région les accusaient  d’avoir servi l’administration française, Oubliant que ces notables ont été désignés par le colonisateur non seulement pour leur appartenance à de grandes familles mais aussi pour avoir tenu têtes aux armées coloniales durant l’occupation de la région.
Et c’est tout naturellement que les postes de Caïds et d’Amaghars furent confiés à ces personnes.
Les pseudos nationalistes dont certains n’ont jamais tenus entre leurs mains une armes se comportèrent en bandits pour menacer et voler ces honnêtes gens.
Un Baslam  des Ait Atta, un Ouskounti d’Amellago, Un Hajjar de Tadighouste, un Khettouche d’Igoulmimen, un Bassidi de Waqa, un Hadj Lahbib d’Ait Guetto, un Moha Machroh d’Igly ou un Mohamad d’Asrir, n’étaient pas seulement des résistants mais de grands hommes qui avaient montré à l’occupant qu’on peut être vaincus militairement mais qu’on peut toujours garder sa dignité et sa fierté d’homme.

Pour le second agissement de cette horde d’ «imbéciles», et avec la complicité des autorités de l’époque, les personnes qui avaient adhérées au Hizb Chora furent ramassés et mis en prison, leur bêtise alla jusqu’à mettre dehors de Tibakchine (école du ksar) les enfants dont les parents n’étaient pas de leur parti.
Je fus partie de ces petits que « l’Imam » un instituteur d’arabe qui n’avait de maître que le nom avait chassé de sa classe ;
Avec l’intervention de mon défunt père je fus inscrit m’inscrivit à l’école du centre distante de 1km de chez-moi alors que l’ancienne école n’était qu’a une centaine de mètre du ksar.

Revenons donc à notre jarre de beurre pour dire, qu’en enfonçant la main un peu plus qu’il faut dans la jarre de l’Istiqlal, Le maire de Fès risque de faire monter « Tarfa » de ce parti !

L’affaire de l’assassinat du nationaliste Ben Driss fait partie de ces mauvais coups qui risquent de bien salir l’image du parti. Déjà la couleurs blanche du beurre commence à devenir verdâtre

Mma Itto, ma défunte mère m’aurait dit, si elle était encore là :
Ne te fie pas mon fils à la couleur des gants, leur blancheur ne garantit point la propreté des mains qu’ils cachent !
Et moi je ferais comme si mma Itto est encore parmi nous, et je lui répondrais:
Tu as raison comme toujours maman !


Ainsi va Ghriss
Agadir le 23/05/2009

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