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ALI'CE AU PAYS DES MERVEILLES ! le 26/12/2009 à 18h55

Que Charles Lutwidge Dodgson auteur de cette grande œuvre de la littérature enfantine me pardonne d'avoir associé le titre de son conte pour parler non pas des merveilles et délices de Goulmima mais de ses petits problemes !
J’ai beaucoup hésité entre le titre Alice au pays des merveilles et Alice au pays des délices, mais finalement je me suis dit pour Alice c’est du kif-kif. Les merveilles et les délices sont synonymes de gaieté et de plaisir et puis la petite Alice ne doit certainement pas s’ennuyer qu’elle soit dans un pays ou l’autre.
Mais moi Ali : Dans quel pays suis-je ?
Voilà une très bonne question qui mérite une bonne réponse !
Alors sans hésitation aucune, je vous dirais, si Alice a le choix entre les merveilles et les délices, Ali lui n’a le choix que d’être dans le pays de la discorde !
Je ne sais pas d'ailleurs si ca ne vaut pas le coup d'en parler à Mme Nassima El Horr, je vous assure qu'elle aura à Ghriss une niche inépuisable pour alimenter son émission "Lkhit Labyad" durant plusieurs semaines, même si les chances d'aboutir à des réconciliations ne sont pas du tout garanties.
Le climat est tellement conflictuel que je me demande si le grand poète Al Hotay’a n’était pas de chez nous !
Vous avez lu certainement la poésie de cet homme qui après avoir dit du mal sur tous les habitants de sa localité et de sa tribu et qui ne trouvant plus personne pour déverser son venin s’est regardé un matin dans un miroir et a dit son vers culte :
"Qabahh Allahou Wajhane, Wa Qobihha Hhamilouhou" !
A vous d'en juger:
- Conflit entre les habitants du ksar Magamane et celui d’Ail Ihya ou Atmane
- Mésentente entre les responsables de certaines administrations
- Mésentente entre les membres de Taqbilte
- Mésentente de Taqbilte pour la location des terres entre Errachidia et Goulmima
- Conflit entre ti3wanine et Ighrem au sujet des terres collectives
- Division et conflits entre certains membres du conseil municipal
- Mésentente pour l’adoption d’un système de partage des terres des fractions tribales.
Et j'en passe !
Tu essaies d’amorcer une discussion constructive avec une personne sensée s’intéresser au devenir de la localité, tu te rends compte que la personne est tellement rodée à l’hypocrisie et au mensonge au point ou tu en sois dégoûté et que tu regrettes d'avoir entamé le dialogue avec elle !

Les élections sont proches, certains membres du conseil municipal sont toujours en attente d’être jugés à la prison de Sidi Said à Meknes, d’autres planifient pour se faire réélire, même si le bilan de leur mandat ne plaide pas pour une réélection. La culture de faire soi-même le bilan de son mandat et d’en tirer les conséquences n’est pas encore entré dans les mœurs, à moins que certains considèrent qu’ils ont rempli et réussi leur mission, dans ce cas, je dirais qu'ils ont raison de se représenter pour la simple raison qu'on ne change pas une équipe qui gagne !

Je veux bien croire un ami à moi qui ce matin m’a dit, attendons que les candidats déposent officiellement leurs demandes, de nouvelles têtes vont certainement apparaître car il est inconcevable que Goulmima revive encore une fois ce qu’elle a vécu durant cinq années !

L’énigme qui me taraude se résumé en une seule question qui est la suivante:
Pourquoi les nombreuses personnes Ghrissoises qui sont sur place, qui connaissent le terrain mieux que quiconque et qui possèdent les qualités nécessaires pour gérer les affaires de la municipalité en bons pères de familles, redorer l’image de Goulmima et re-dynamiser son développement se tiennent-elles à l’écart et refusent de s'impliquer ?
C’est la question qui reste posée et à laquelle je n’ai pas trouvé à ce jour de réponse !

Pour terminer cette chronique Ghrissoise et même si la petite histoire est légèrement en marge de ce qui est écrit plus haut, je vous la raconte parce qu’elle mérite méditation.

Un homme avait demandé à une femme dont le courage et la bravoure sont reconnus de tous les habitants de son ksar :
- Dis-moi Ito, qui crains-tu ?
Ito lui répondit :
- A part Dieu, je ne crains qu’une seule et unique personne.
- Laquelle demanda l’homme ?
- La personne qui ne craint pas Dieu répondit Ito .

Merci à SSI Haddou de m'avoir raconté ce matin cette belle petite histoire qui mérite d'être méditée.

Ainsi va Ghriss
Goulmima le 09/05/2009

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