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"ARAHHAL" ET LA CRISE ECONOMIQUE le 26/12/2009 à 18h42

Il est vrai qu’avec ce qui se passe à Gaza, il est impossible de faire l’impasse sur ce massacre qui se déroule devant les yeux du monde entier.
Mais comme je l’ai écrit dans une de mes précédentes chroniques, le silence qu’observent les grandes puissances et par la majorité des pays arabes ne devrait pas nous surprendre. Le mouvement Hamas fait peur et son élimination ne déplairait pas à beaucoup de monde. Je suis certain que s’il n’y avait pas cette énorme bavure de l’armée israélienne qui a bombarde une école et qui a causé la mort de plusieurs personnes dont de nombreux enfants, les réactions des pays occidentaux seraient encore plus timides qu’elles le sont aujourd’hui!
Ne soyez pas surpris si demain Israël ignore la résolution qui sera votée par l’ONU, ce pays n’a jamais appliqué une seule recommandation de ‘’ce machin’’ comme l’avait surnommé Le Général De Gaule. Les résolutions onusiennes ne sont pas contraignantes pour tout le monde et encore moins pour Israël.
Mais comme on dit chez-nous : «le bon Dieu patiente mais n’oublie guère !»
Le jour viendra ou les auteurs de ce massacre rendront compte de leurs forfaits.

Je ne vais pas m’empêcher de dire aussi ce que je pense du Hamas; Ce mouvement qui cherche sa légitimité et sa reconnaissance à travers le sacrifice des centaines de ses fils ! Ses dirigeants ont une grande responsabilité de ce que vit la population de Gaza aujourd'hui.
Une guerre se prépare et on ne la déclenche pas lorsqu’on a aucune chance de la gagner ou lorsqu'on a un doute sur son issue !
Des roquettes Al Kassem n'est en face de l’arsenal militaire israélien que de petits pétards. Avoir déclenché cette guerre face à une puissance nucléaire est un acte suicidaire. Et puis nous en avons marre d’entendre depuis plus d’un demi-siècle  des slogans du genre « ca n’antasser » !
Avec quoi "ca n’antasser" ?
Avec l’bakour Al Handi ?
Rester à Damas en sécurité et vivre aisément avec des aides des ONG et des Nations Unies , quelquefois même avec plusieurs épouses et une douzaine d’enfants, puis crier sur les ondes : "Assomod, Assomod" ne peut être qualifié que de folie si ce n'est de lâcheté !
Il ne faut pas faire sciences politiques pour savoir quand il faut exiger et quand il faut faire le dos rond. A ghriss on apprend cette technique à l’âge de sept ans en jouant à « Ba n’Sfal » on sait quand il faut tirer sur la ficelle et quand il faut la détendre afin d’éviter qu’elle casse !
J’espère qu'un jour, les dirigeants de ce mouvement rendent compte eux aussi à leur peuple !
Voilà pour Gaza, passons maintenant à autre chose.

Cette semaine j’aimerais revenir sur la crise économique qui continue de remettre en question les prévisions et les plans économiques de tous les pays de la planète. Cette crise dont les premières conséquences et non les dernières se traduisent par des licenciements de plusieurs milliers de personnes à travers le monde suite aux fermetures d’usines et aux faillites d’entreprises risque de s'aggraver en 2009 si des actions correctives ne sont pas entreprises à temps..
Sans prétendre être un spécialiste dans le domaine de l’économie ou de la finance, j’aimerais exposer ce qui me semble être une meilleure approche pour non seulement arrêter la dégringolade mais relancer les économies.
Et puis, nous n’avons plus à nous faire des complexes ni à recevoir de leçons de ces experts et de ces grands analystes, car si nous sommes dans cette situation aujourd'hui, c'est aussi de leur faute.
Et puis le raisonnement d’un Arahhal (nomade) ne s’est jamais basé sur de la fiction ni sur le virtuel pour faire ses prévisions. Un dromadaire n’est comptabilisé que s’il se tient sur ses quatre pattes et possède une bosse !
Mais bon laissons nos dromadaires de coté et revenons à notre crise. Comme vous l’avez sûrement remarqué, les premières actions correctives entreprises par les gouvernements et les grandes entreprises sont comme suit :
- Les déblocages par les gouvernements au profit des grandes entreprises et des banques de sommes importantes d’argent en subventions ou en prêts à taux préférentiel ou nul.
La réduction des charges des entreprises, par la réduction des effectifs et du temps de travail. (80% des charges d’une entreprise financière par exemple sont représentés par la masse salariale du personnel. Ce qui pénalise en premier lieu l’ouvrier et l’employé qui à défaut de perdre leurs emplois perdent une partie de leurs salaires !
- Mais Vous me diriez, à quoi ça sert de continuer à produire, si les ventes ne se font ?
- Vous n’avez pas tort mais la clé du problème est dans la dernière phrase de la question, c’est à dire le pouvoir d’achat.
- Que faut-il entreprendre me diriez-vous ?
 « Arahhal » pense qu’une autre approche existe. Une approche qui certes à cours terme ne énumère pas le patronat dans un premier temps mais sauvegarde les intérêts des ouvriers et des employés et surtout permet de relancer l’économie après une courte période.
Les gouvernements doivent apporter deux sortes d’aides aux entreprises. La première aide en faisant des déblocages de subventions et de prêts à un taux préférentiel ou nul, la seconde en exonération fiscale pour une durée de deux ans.
En contre partie les entreprises doivent vendre leurs produits durant ces deux années au prix coûtant, c’est à dire sans marge bénéficiaire. Ce qui se traduira par la réduction des prix de vente de 20 a 50% ce qui relancera certainement l’activité des entreprises par la relance des ventes!
Une réduction de 30% du prix d’une voiture ou d’un équipement électroménager ne nous laissera pas indifférents et nous incitera à acheter !
Le seul bémol, c’est que durant deux années les actionnaires ne recevront pas de dividendes, mais entre ne pas recevoir de dividende durant deux années et risquer de tout perdre et de mettre la clé sous le paillasson, le choix est vite fait

Je ne sais pas si je suis arrivé à bien expliquer mon point de vue. Si vous trouvez l'idée confuse ou boiteuse, mettez la sur le dos «d’assawar » et de «tikourdaste » que j’ai ramenés de Goulmima et qui ont fait partie de mon déjeuner avant l’écriture de cette chronique.

Ainsi va Ghriss
Casablanca le 10/01/2009

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