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LES LIMITES DU LIBERALISME ! le 26/12/2009 à 14h28

Avec la crise financière que connaît le monde et  qui a fait plier l’échine de plusieurs établissements bancaires qui  jusqu'à quelques semaines étaient des fleurons du libéralisme, nous nous rendons compte que le libéralisme n’était pas aussi parfait que le pensaient ses adeptes.
Nous voyons un peu partout dans le monde comment les Etats et leurs trésors publics   c’est a dire les contribuables sans distinction de rang social interviennent pour sauver certains établissements financiers de la faillite.
Faut-il alors faire une marche arrière et tout étatiser ?
Bien sur que non. Entre le libéralisme «fou» qui rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres et « les nationalisations non contrôlées » qui transforment  tout le monde en prolétaires il y a un juste milieu même si ce juste milieu n’a pas encore de nom.

Nous avons vu comment sont devenus les domaines agricoles et les fermes qui ont été étatisés lors de la campagne de marocanisation. Alors qu’avec ce qu’ils produisaient, ils permettaient à leurs propriétaires non marocains de vivre comme de petits rois, en quelques années ils sont devenus un gouffre qu’il faut chaque année combler par l'argent du trésor !
Tout cela pour dire que ce qu’il faudrait comme système économique se trouve ailleurs.
C’est facile a dire, mais cet  «ailleurs» ou se trouve-t-il me diriez-vous ?
Sans jouer au spécialiste de l’économie et de la finance, je répondrais que « cet ailleurs » existe entre le libéralisme et les nationalisations (prises de contrôle par l’état) il est en quelque sorte leur médiane ou résultante.
Je m’explique: Tout en laissant la liberté d’intervention  et d’entreprise au secteur privé  pour améliorer la productivité et assurer leur compétitivité, l'Etat ne doit pas abandonner son rôle de contrôleur et de régulateur. il doit être à l'image d'un chef d’orchestre qui veille à ce qu’il n’y est pas de fausses notes dans l’exécution partition.
L’état doit déterminer la stratégie économique globale du pays et veiller à ce que son exécution soit assurée. Les opérateurs économiques doivent agir dans un cadre souple mais réglementé.
Ces deux adjectifs ne se contredisent pas ils se complètent !
L’état doit aussi veiller à réduire les écarts qui existent entre les différentes classes de notre société.
La classe moyenne doit être plus importante et dois constituer l’épine dorsale de notre société. Ce qui n’est pas le cas actuellement puisque nous constatons qu’une grande partie de cette classe moyenne a basculé vers le bas et que l’écart entre elle et la classe aisée ne cesse de s’élargir. Ces situations peuvent être la source de mécontentement et finir par occasionner des actes d'incivilité.
A l’inverse des couches supérieures de la croûte terrestre qui occasionnent des frictions et des séismes lorsqu’elles se rapprochent  dans les sociétés l'éloignement des classes de la société les une des autres sont souvent la cause des agissements des populations.
In fine, comme aime dire un ami, je trouve que le meilleur système économique était celui que nos grands-parents avaient connu, c'est à dire, celui ou tout en essayant de bien et mieux produire, ils partageaient les fruits de leurs récoltes avec ceux qui avaient travaillé pour eux, sans oublier le fkih, le muezzin, le fossoyeur et les pauvres de leur communauté,  

Ainsi va Ghriss
Agadir, le 04/10/2008

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