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CEUX QUI FUIENT ET CEUX QUON A FAIT FUIR ! le 26/12/2009 à 14h26

Une certaine presse ne découvre la fuite des cerveaux de notre pays qu’aujourd’hui, comme si ces mouvements et ces exodes humaines ne datent que de nos jours, alors qu'elles remontent à plusieurs années si ce n’est pas à plusieurs siècles.
En laissant de coté tout ce qui se rapporte aux conquêtes et aux guerres, les déplacements des personnes d’un pays à un autre sont plus souvent motivés par des considérations économiques. On quitte son pays et on s’installe ailleurs pour améliorer sa condition de vie et assurer un avenir pour ses enfants.
C’est vrai que de nombreux marocains ingénieurs ou médecins cherchent à s’établir en dehors de leur pays; certains, pour s’assurer un mode de vie meilleur que celui qu’ils vivent au Maroc, d’autres pour pouvoir continuer leurs recherches dans des domaines pointus et que la recherche scientifique au Maroc ne leur permet pas, par manque de moyens.

Cette presse donc soulève ce problème crucial, des départs des cadres qui quittent le pays après que le Maroc ou plus exactement le contribuable ait investi sur eux, en supportant le coût de leurs études et de leur formation (environ 1 million de dirhams par cadre) !
Ont-ils le droit de partir et de mettre leur expertise et leur savoir à la disposition d’un pays qui n’a pas dépensé un sou pour leurs formations ?
Je vous laisse tout le temps qu'il faut pour méditer et trouver une réponse à cette question.
Mais rassurez-vous, ce n’est pas ce à quoi j’ai voulu arriver. Je vais vous dire pourquoi j'en veux à cette presse qui soulève ce problème important mais oublie peut être volontairement un autre problème qui me semble plus important que le premier !

Dans cette fuite de cerveaux dont elle parle, n'a-t-elle pas vu celle de tous les cerveaux marocains qui ont contribué à faire d’Israël le pays qu’il est devenu aujourd’hui ?

Et pour être direct et franc, ne doit-on pas nous mordre les doigts en voyant des marocains de confession juive, natifs d’Erfoud, de Debdou, de Demnate, de Benhmed, d'Essaouira, de Boujaad ou d'une autre ville du Maroc occuper et réussir leurs missions dans les postes de ministres et de hauts cadres en Israël ?
Ces cerveaux là, notre presse n’en parle guère!
Peut être qu’elle fait la différence entre ceux qui ont tout fait pour fuir leur pays et ceux pour qui on a tout fait pour les faire fuir !
Et s’il faut faire des reproches à ceux qui ont tout fait pour fuir, un jour il faudrait demander des comptes à ceux qui ont fait fuir les autres!
Un clin d’œil, à mon ami, Zennou Moshé fils de Bahdidou !

Ainsi va Ghriss
Agadir le 20 sept 2008

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