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HRK BARARA, IRARTID OUSSAMID ! le 26/12/2009 à 14h20

Ne cherchez pas chers lecteurs de trouver une quelconque relation entre le titre que j’ai mis à cette chronique et son contenu.
Ce titre qui m’est venu après avoir écrit le texte n'a aucun rapport avec la chronique sauf peut être qu'il compare notre vie à Hark Barara !
C'est vrai qu'à l’inverse de Harkjdi qui reste un jeu sans danger, celui de Hark Barara consiste à leurrer son partenaire et à le faire chuter !
Cherche-t-on à nous faire chuter ?
Je ne sais pas !
Bon passons à la chronique, je pense que le coup de lune de cette nuit (c’est la pleine lune l’avez-vous remarqué) est pour quelque chose dans mes élucubrations.

Faut-il mettre à contribution nos méninges pour réinventer la roue ?
Bien sûr que non, me diriez-vous, car ça ne serait qu’une perte de temps et une utilisation fortuite de nos méninges sans aucune garantie d’aboutir à une roue plus circulaire que celle qui a été déjà inventée !
Dans ce cas, pourquoi ne pas exploiter et capitaliser les idées et les expériences de ceux qui nous ont précédés ?
En faisant ma marche matinale, me revient à l’esprit le temps où chaque fin de mois à Goulmima les commerçants faisaient un bon chiffre d’affaires avec les militaires et les mokhaznis des trois casernes installées chez-nous lorsqu’ils percevaient leurs soldes. Cette bouffée mensuelle d’oxygène permettait de maintenir une certaine animation commerciale de mon village ! et c’était le cas de certaines villes qui ne se sont développées que par l’implantation de casernes militaires. Je ne citerais comme exemple que le cas de Sidi Ifni, Midelt, Tadla, Errachidia, Goulmima, Boumalne du Dadès, etc.

Bien sûr que certaines villes comme Tadla ont d’autres leviers pour maintenir et développer leurs activités commerciales, mais Midelt Goulmima, Ifni et d’autres encore n’ont rien pour compenser le départ des militaires.
La suppression des casernes s’est traduit par un ralentissement de l’activité commerciale et par l’introduction de la précarité.
J’aimerais savoir ce qui justifie l’installation des grandes casernes à Casablanca, Rabat, Marrakech, Meknès, Agadir pour ne citer que ces localités
Autant je comprends qu’on ne peut pas installer une base navale à Midelt, Rich ou Goulmima mais qu'est ce qui empêche l'installation de grandes casernes dans ces villes ?
On n’est plus près des frontières à partir de chez-nous que le sont Rabat, Marrakech ou Meknès !
Imaginez ce que serait l’activité économique de ces petites villes si on avait installer des casernes dans leurs parages !
Si les villes de Sidi Ifni et de Midelt sont devenues des villes sinistrées, c’est tout simplement parce qu’on a fermé les casernes sans mettre en place des moyens qui permettent de compenser le manque à gagner causé par le départ des militaires. C’est aussi simple que ça !
Pour Goulmima, c’est encore plus grave, car à la suppression de la caserne d’Agoumad, vient s'ajouter le fait que notre région ne profite pas totalement des soldes de ses nombreux enfants militaires dont les casernes sont situées dans les grandes villes.

D’un coté, "Dat'zayadn amane i Labhar" et de l’autre coté, "Dat'zayadn ahhwj i tmara ngh" !

Ainsi va Ghriss
Le 19 juillet 2008

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