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LES JUSQU’AUX-BOUTISTES ! le 26/12/2009 à 13h50

Lorsqu’il y a quelques mois, j’avais essayé dans les colonnes ce site de m’élever contre la marginalisation dont fait l’objet notre région, et que j’avais déclaré que cette situation d’oubli prémédité que vit Goulmima ne peut durer, quelques voix malveillantes se sont levées pour crier à la trahison en avançant que mon initiative n’est due qu’au calcul bien programmé de ma part pour bien préparer ma présentation aux élections législatives.
C’est gens là n’ont pas compris que des compatriotes peuvent n’être motivés que par l’amour qu’ils portent pour leur contrée et par leur désir d’atténuer la souffrance des leurs.
Qu’est ce que j’avais écrit ?
J’avais dit a peu près ceci: Si les Ghrissois avaient fauté un jour envers le makhzen, pour qu'on punisse leur région, ils n’étaient pas les seuls. Les habitants de Marrakech, de Casablanca, de Fès et de Nador avaient fauté eux aussi et avaient connu aussi la colère du défunt roi suite à leurs agissements jugés hostiles au Makhzen. Mais eux, avec toutes les composantes de leur population, ils avaient su comment faire pour que la page soit tournée.
Sommes-nous à Goulmima moins intelligents que les habitants de Marrakech, de Casablanca, de Fès ou de Nador, pour ne pas suivre leur exemple ?
Mais, sachant que ma suggestion n'allait pas plaire aux "jusqu’au-boutistes" et qu'il vont la rejeter, je ne me suis pas arrêté là et j'avais fait une contre-proposition, en écrivant que dans le cas où ce que vit notre région ne serait pas une punition collective qui ne serait levée que par une demande de pardon, Il faudrait que nous prenions nos responsabilités et que nous chargions un collectif d’avocats pour déposer une plainte contre le gouvernement pour non assistance à une population en danger !
Ceux qui ont rejeté la première suggestion se sont tus et ont occulté cette deuxième proposition car ce qu'ils préfèrent, c'est faire durer cette misère et cette précarité dont souffrent les populations et qui hypothèquent l’avenir de notre jeunesse.

Si au moins ces pseudos militants vont jusqu’au bout de leur militantisme et partagent leurs salaires chaque fin de mois avec ceux qui ne disposent d’aucun revenu, je comprendrais. Mais aller se bronzer au bord de mer en été et se féliciter à chaque fois que ce même makhzen qu’ils huent décide d’augmenter leurs salaires de quelques dirhams n’a rien d’un comportement militant. Marcher sur des cadavres n'a jamais été une attitude d'hommes courageux !

Ceux qui continuent de croire que la politique se limite à pousser à haute voix des slogans creux se trompent d'époque. Un bon politicien est celui qui ressemble à un bon surfeur qui sait tirer profit des vagues les plus déferlantes. Au lieu qu'elles fracassent ou endommagent sa planche, il les utilise et lui permettent de regagner le rivage sans dégâts ni pour lui ni pour son matériel.

L'indifférence et le silence qu’observe la majorité de la population de notre région, qui laisse un groupuscule de « je m’enfoutistes » salir l’image d’une région qu’on qualifiait il y a quelques années de pépinière de cadres, doit cesser.
Les habitants doivent comprendre que c'est le devenir de notre région qui est en jeu et que nous n'avons pas le droit de compromettre l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants !

Ainsi va Ghriss
Agadir le 20/01/2008

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