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TOUDJAM IMENDI, AR DJMOU3M ALIM ! le 26/12/2009 à 13h48

Le comportement des Imazighen vis à vis des partis politiques me fait penser à ce dicton populaire dont j’ai fait le titre pour ma chronique.
Sinon, comment comprendre le comportement des Imazighen qui continuent de militer au sein des partis politiques qui refusent de reconnaître leur identité et leur langue ?
On m’a toujours appris que l’Essentiel passe bien avant l’accessoire! Je conçois qu’il faudrait améliorer la santé, l’enseignement, l’habitat et que sais-je encore, mais importants qu’ils sont ces domaines, ils ne sont que des accessoires par rapport à la reconnaissance de l’identité d’un peuple !
Ces partis nous prennent pour des bébés, à qui on fait tinter un joujou pour leur faire oublier la faim qui tiraille leurs tripes !

Basta! Je pense qu’un électrochoc est nécessaire pour réveiller les consciences et sensibiliser les Imazighen là où ils sont. Il faut les emmener à adopter une position commune, qui consiste à démissionner de ces partis qui ne les reconnaissent pas et n’adhérer qu’aux partis qui placent en priorité dans leurs programmes l’officialisation de la langue Amazigh.

Que deviendraient l’Istiqlal, l’USFP et les autres sans les militants du Rif des trois Atlas et du Souss ? A défaut de dire qu’ils ne seraient que des coquilles vides, je dirais qu’ils pèseraient encore moins dans le paysage politique du pays qu’ils ne pèsent aujourd’hui !

Comment agir donc ?
Je pense que le MCA (Mouvement Culturel Amazigh) ou à défaut un collectif d’Associations Amazigh devraient décréter l’année 2008, année de la reconnaissance de la langue Amazigh comme langue officielle du Maroc au même titre que l’Arabe.
Aussi faudrait-il mettre en stand-by toutes les autres activités et revendications durant cette année pour se consacrer à cette cause et mener une action de sensibilisation dans toutes les localités amazigh du Maroc en demandant aux Imazighen militants des partis politiques de faire pression sur leurs partis pour reconnaître Tamazighte comme langue officielle, et à défaut leur signifier qu'ils quitteraient ces partis.

Pour terminer, j'espère que mon appel trouvera un écho favorable et je me déclare déjà prêt à m’impliquer au sein d’un collectif ou d’une organisation qui adopterait une démarche qui va dans ce sens.

Ainsi va Ghriss
Agadir le 18/12/2007

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