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Dimanche 15 novembre 2009
Participants: Brahim Wagmis, Moha Tadot,
Youssef Ouraja, Ahmed Baddi. My Abdellah Aouras, Ahmed
Mimouni, Lahcen Guerdou
et Ali Ouidani
BOU
YSSEDEHDIHNE, UNE CURIOSITE GEOLOGIQUE !
Si vous longez oued ghriss dans le sens de l'écoulement deses
eaux, entre toughza et tilouine, se trouve Bou Yssedehdihne
qui tire son nom des bruits produits par les cascades que les eaux ont
façonnées dans la roche.
Curieusement à cet endroit le lit de l'oued n'est plus
sablonneux et la roche qui compose le lit de l'oued
fait remonter et réapparaitre les eaux infiltrées en amont.
Avec le temps l'eau a creuser des petites rigoles en
méandres dans cette roche très dure qui probablement et du granite.
Pas loin de cet endroit ce trouve le mausolée de Sidi Lbna,
le Saint Patron de Tilouine qui par sa baraka a pu réunir et
pacifier les tribus qui se querellaient avant d'envoyer Sidi
M'hamed Oulmghani, un de ses disciples apprendre aux
habitants d'imilchil comment prier.
La légende dit qui Sidi Lbna a voulu se débarrasser de son
turbulent élève qui passait plus son temps à chanter qu'à
réciter le coran. Il le chargea d'aller islamiser la tribu
des Ait Hdidou.
Le premier groupe composé de Youssef Ouraja, d'Ali Ouidani et
de Rex a quitté le village à 8h du matin et a longé l'oued
en passant par Agoumad, Sidi 3mr, la lisière sud de la
palmeraie de Goulmima puis l'étendue désertique séparant la
palmeraie de Tilouine. Ali Ouidani menu de son fusil n'a pas
eu l'occasion de tirer une seule cartouche. "La tayre yatir,
wala 3ousfouroune yassir' comme a dit Youssef Ouraja'
Le second groupe composé de Moha Tadot, Brahim Wagmis et
Ahmed Mimouni a pris le même liminaire mais en marcheurs
sportifs et non en chasseurs
Le troisième groupe chargé de la logistique était composé de
Lahcen Guerdou, Ahmed Baddi et de Moulay Abdellah Aouras. Ce
groupe s'est rendu a Bou Yssedehdihne en voitures.
Comme d'habitude le sortie se termine par
un ahidouss et une partie de pétanque qui cette fois a
oppose Moha Tadot à My Abdellah Aouras et remporte par ce
dernier.
Cette
sortie nous a permis de découvrir un site magnifique tout
indiqué pour des nzaha dominicales en famille.

La Logistique arrive, Youssef Ouraja
n'oublie pas le Mejmare l'ustensile le plus important lors
d'une sortie

Pour Ahmed Baddi, Aloune est plus
précieux que le barbecue de Youssef !

Ali Ouidani vous invite à rejoindre le
TAT. Marhba semble dire Ali

Chaussures cirées et lunettes ray-ban, My
Abdellah fait du casting a la recherche d'un role dans un
film, turc ou mexicain !

Apres une marche de 16 km, fusil à
l'épaule, Ouidani fait prendre à ses pieds un bain froid

Ahmed Baddi essaie de comprendre comment
l'eau a pu creuser ces rigoles !

Brahim Wagmis toujours respectueux des
heures de la prière. Les ablutions avant le Dohr

Moha Tadot semble chercher des pépites
d'or dans le cours d'eau !

A quoi pense Ahmed Mimouni ? Peut être à
son Amellago natal ?

Moha Tadot se demande si ca ne vaut pas
la peine de prendre un bain

Ce que Lahcen Guerdou fait sans hésiter. Il n'y a pas qu'a Agadir qu'on
peut se baigner
à la mi-novembre. On le fait aussi à Goulmima

Photo du groupe. De haut en bas et de
gauche à droite: Tadot, Mimouni. Baddi, Ouraja, Aouras,
Guerdou et Ouidani. Amghar (Wagmis, s'est proposé
pour être le photographe

C'est Moha Tadot qui prend cette photo.
Brahim Wagmis, Amghar du TAT est au centre

Lahcen Guerdou , Ali Ouidani et Rex qui à
son tour découvre Bou Yssedehdihene
Ahidouss de Bou Yssedehdihne
Reportage photos et commentaires d'Ali Ouidani
Goulmima le 21/11/2009
Dimanche 01 novembre 2009
Participants: Brahim Wagmis, Moha Tadot,
Moha Haddou Kejji, Ahmed Baddi. My Abdellah Aouras,
Omar Khettouch, Ali Amalik, Moha Oustouh, Haddou Kecha, Said
Mamad, Moha Nachor, Lahcen Guerdou
et Ali Ouidani
LA
DESIGNATION D'AMGHAR DU GED A BOU OUKLIL
Bou Ouklil est le nom donné a un vallon situe sur le plateau d'Assedrem
et qui est a
huit kilomètres au nord de Goulmima
Ce vallon rejoint un peu en aval le vallon de Bou Oulgou
et tous deux constituent un affluent important pour l'oued Ghriss.
C'est ce vallon qui a été choisi par le GED pour designer
son Amghar en rendant hommage a Oumouhti, Oubenstitit et
Lmihi qui avec leurs troupeaux de chèvres avaient souvent
passe des nuits d'hiver sous ses grottes.
L'histoire de ce vallon ne s'arrête pas a ses grottes ni a
ses flans couverts de "de Taylaloute". La legende nous
raconte que 3iwage en quittant Igoulmen avec avoir bu toute
la collecte de lait que les femmes avaient faites et
qu'apres avoir laissé sa "takouzimte" qui a obstrué Imi
n'Ighrem, il fut pris par des douleurs intestinales.
L'Amghar du ksar de l'époque pour se débarrasser de 3iwage,
lui conseilla de prendre un breuvage composé de jus
n'Tfarzizine, il accompagna 3iwaj a Bou Ouklil et fit appel
a "imssayfen" (les nomades) qui campaient aux alentours pour
ramasser le plus de ce fruit (ou légume) sauvage.
Apres avoir fait bouillir les centaines de kilos collectés
par les nomades, 3wage en prit "3chra n'iklilen" (dix
jarres) qu'il bu d'un coup.
A l'inverse de ce qu'attendait Amghar qui voulait se
débarrasser du géant en l'empoisonnant, 3iwaj se rétablit et
pour remercier Amghar pour sa bonne recette, il le reconduit
dans sa fonction d'Amghar n'Igoulmimen pour une nouvelle
année.
Nous nous sommes inspirés de la manière dont Iwaj avait
désigné Amghar n'Igoulmimen pour designer celui du GED.
Inutile de vous préciser que s'il y avait quelqu'un qui
avait répondu non au candidat propose, il aurait droit a un
jus n'tfarzizine
Cérémonie de la
désignation d'Amghar du GED

Le vallon Bou Ouklil tire son nom de
cette jarre (Aklil) taillée dans la pierre.
Cette jarre garde durant plusieurs jours
de l'eau pour les bergers

Sous le campement un abri pour les
troupeaux de chèvres

Ali Ouidani qui est arrivé par aqa n'bou
oulagou a déclaré avoir tué un lion et
quatre zèbres. Le croire, c'est croire
Tartarin de Tarascon !

Haddou Kecha et My Abdellah Aouras
semblent apprécier leur cigarette au bord du précipice et
pas loin de Taylaloute

Rex, l'épagneul Breton ne semble pas être
dépaysé, il est devenu la mascotte du GED

Un bon verre de the avant la désignation
d'Amghar du GED

Lahcen Guerdou ne se contente pas de
lever le doigt, il lève la main pour
la désignation de Brahim Wagmis comme
Amghar du GED

Trois invites de marque de la diaspora et
nouveaux membres du GED
De gauche à droite Moha Kejji, Ali Amalik
et Moha Oustouh

Le trio musical de la circonstance
Ahmed Baddi et Moha Oustouh aux bendir,
Ali ouidani au saxophone

Haddou Kecha en mexicain,
accompagne les trois musicien avec un chant tiré du
répertoire de Jose Luis Zapata

Moha Nachour applaudit la prestation du
groupe musical et le chant de Haddou Kecha

Omar Khettouch entre Brahim Wagmis et
Said Mamad le Boucher du GED

Omar Khettouch, reçu par Amghar du GED
qui lui a souhaité la bienvenue

L'Ahidouss de la cérémonie de la
désignation de l'Amghar
de gauche à droite, H. Kecha, A. Ouidani,
B. Wagmis et L. Guerdou

De gauche à droite, My Abdellah Aouras,
Moha kejji, Moha Oustouh et
Ahmed. Baddi qui pour la circonstance a
dit Izli suivant;
(Cliquer sur le lien pour voir le clip)
Hate Ikhtar GED n'gh amghar assa *** Hate iwtat stouga itf
asgass
Reportage photos et commentaires d'Ali Ouidani
Goulmima le 02/11/2009
Dimanche 04 octobre 2009
Participants: Brahim Wagmis, Moha Tadot, Ahmed Baddi. My Abdellah Aouras, Haj hamdane, Ahmed Mimouni, Lahcen Guerdou
et Ali Ouidani
DE
SIGHNISS A TIMZGUITE
Le parcours est sublime, et mérite d'être fait et refait en
groupe ou en solitaire. Les personnes qui aiment les jeux de
lumières et les contrastes des paysages ne seront que
satisfaites.
Le groupe de marcheurs pensait faire le parcours allant du
radier de la seguia de Sighniss, situé à quatre kilomètres
au nord de Tadigouste et marcher le long de oued Ghriss
jusqu'a Aghbalou n'Oumssed puis revenir par la route
jusqu'au point de départ, mais apres deux heures de marche
nous nous sommes rendus compte que continuer jusqu'a la
source était un peu fort pour une première sortie de
trekking. Le groupe s'est contente de faire demi-tour une
fois arrivé au radier situé entre Timzguite et Ait Brahim
en se promettant de faire le circuit Timzguite, Aghbalou
lors d'une prochaine sortie.
Pour le reportage photos qui va suivre, j'ai tenu compte des
remarques qui nous ont été faites par de nombreux lecteurs
Qui nous ont demande de mettre plus l'accent sur les prises de paysage que sur le
coté "bouffe" Raison pour laquelle cette foi-ci, le groupe s'est contenté d'une gamelle que
les cuistots Guerdou et Baddi ont bien voulu préparer.

Le Groupe des
marcheurs de gauche a droite,Brahim Wagmiss, Ahmed Mimouni,
Lhaj Hamdane et Ali Ouidani. Manque Moha Tadot qui a pris la
photo

Chemin caillouteux
entre Sighniss et Asfla

Début de la palmeraie
d'Asfla en remontant l'oued
\

B. Wagmis et A. Ouidani
bêchent le sol. La fatigue de la marche ne s'est pas faite sentir !

Et pourquoi pas
labourer un sillon même si ce n'est que pour la photo !

Et la marche se
poursuit
sur les sentiers de la palmeraie d'Asfla

L'eau, la roche et la
verdure, constituent de magnifiques contrastes pour notre
région

Méandres de l'oued. Là
aussi la falaise et la palmeraie souffrent de l'érosion

Aires à battre
d'Asfla. Les épis de maïs sèchent au soleil

Le sentier passe entre
le ksar et une bande de terre cultivée du bord de l'oued

Lhaj Mamdane se
désaltère sous l'ombre d'un rocher

Pour A. Ouidani c'est la
tête
qui commence a chauffer ! Il lui fallait le contenu d'un
Agga n'waman pour sauver son joint de culasse !

Le poste de garde d'Asfla
qui donnait l'alerte aux habitants au temps des razzias

Photo prise pour le
plaisir des yeux. Ici à Asfla le Taboute résiste encore à
l'invasion du béton et c'est tant mieux !

Une plante grasse que
ne reconnaitra que les profanes et les amoureux de la
montagne.
Il s'agit de "Taylaloute"
dont j'ignore l'appellation en français

Impressionnante
falaise entre Asfla et Timazguite (wa fine Tal3 à Lhaj ?)

Ali Ouidani ébahi, que
regarde-t-il avec tant d'admiration ?

Il contemple "Talilate
n'3iwaj" (le petit doigt du géant).
La légende dit que 3icha Jbada, une belle sorcière qui habitait
dans une grotte tout près
de cet endroit voulait séquestrer 3iwaj qui lui plaisait. Le
géant arrive à échapper à la sorcière en y laissant son
petit doigt.

Ahmed Mimouni tient
absolument à marquer un arrêt sous cet arbre qui lui
rappelle sa Taghia natale. Il s'agit d'un pistachier de
montagne "kwawch" en Tamazight

Passage étroit sous
une énorme falaise escarpée !

Au fond de l'image,
l'ancien ksar de Timezguit. "Alah alah à zmane mani
Igziwn ligh" !

Une autre vue du ksar
de Timzguit.

Derrière ces remparts
se trouve la maison d'Ist Haddach , ma famille maternelle

Cette année et je
touche du bois, la récolte des olives est prometteuse.
SSI Hammou, ne
m'oublie pas pour ma part d'huile bio !

Si les olives ne
suffisent pas Wari (jujube, fruit
du jujubier) compensera en cas de mauvaise récolte. Ces fruits exotiques
du désert me rappelle cet izli culte :
Idda zine sakham nag
itkhyar """ Mqass ismar imendi, hane Wari

Dans une ruelle de
Timzguit en descendant vers l'école

Une halte après deux
heures de marche, il faut se rafraichir les pieds avant d'entamer
le chemin du retour

Le vieux lui ne se
contente pas de la fraicheur des pieds il veut tout rafraichir !

Sur le chemin du
retour Ahmed Mimouni arrête un fourgon qui se rend chez-lui
à
Amellago.
Ramène-moi de Taghia
des épis de mais a-t-il demandé au conducteur

Les palmiers de
Tizzite nou Rahhou. C'est en cet endroit que fut signé
l'acte de non agression entre les Ait Herrou d'Asfla et les
Ait Boulmane de Tighremt n'yigrane. ces deux fractions se
sont alliées pour faire face aux razzias des
habitants d'Idelsen !

Apres le retour, un
moment de repos à l'ombre des palmiers

Moha Tadot prend la
relève
de Guerdou et Baddi et surveille la Gamelle !

Certains sont allés
prendre un bain dans l'oued. d'autres se reposent sous
l'ombre d'Agoulf en attendant que la gamelle soit cuite

Baddi, le poète semble
s'intéressée plus a Izli qu'il a écrit en tifinagh sur un
bout de papier qu'au contenu de la gamelle que Mimouni verse dans les plats

Apres le repas, C'est
a Guerdou à qui est revenue la besogne de faire la vaisselle
au
bord de l'oued

My Abdellah Aourass se concentre
sur un fauteuil pliant avant d'entamer ses parties de
pétanque

Il s'est fait
battre tour à tour par Hamdane, Guerdou et Tadot.
Ses
cousins les Saints de Mmou et de Sighniss ne l'ont pas
assisté !

Du coup. on le fait
descendre de son fauteuil et on le place sur le trône de
Bokassa
Zrighten g'char, dough
g'lahna
Photos et texte d'Ali Ouidani
Dimanche 27 septembre 2009
Participants: Brahim Wagmis, Moha Tadot,
Haddou Kecha, Ahmed Baddi. Moha Nachour,
My Abdellah Aouras, Said Mamad , Haj hamdane, mustapha
Outarh, Ahmed Mimouni, Ali Smouh,
Lahcen Guerdou
et Ali Ouidani
LAKBAB
A Propos de la falaise d'Assedrem.
La falaise d'Assedrem de Goulmima fait partie du grand
plateau issu de la dernière transgression marine que le
Maroc a connue a l'âge géologique (-250millions d’années)
c'est a dire a la fin de de l'ère secondaire et le début de
l'ère tertiaire(époque géologique cenomano-turoien) .
Ce plateau qui s'étend de l'océan Atlantique au centre du
continent africain est constitue d'argiles rouges, de
quelques couches de marnes bleus et une crête dures faite
d'une épaisse couche de calcaire qui contient des
micro-organismes , preuve que la mer qui dominait a cette
époque était très étendue et peu profonde.
Apres cette brève présentation du plateau d"assdrem que mon
ami Ali Smouh proviseur du Lycée HassanII de Tinejdad et
membre du GED c'est a moi de vous raconter la légende de
Lakbab
Le nom de Lakbab qui n'est qu'une déformation phonétique du
pluriel de "Lkob" (seau) a été donne a cet endroit apres
une tragédie survenue bien avant l'islamisation du Maroc.
Alphonse 1er roi du Portugals avait monte ses camps dans
cette endroit stratégique qui dominait la vallée de
Goulmima. Sa fille Ghetto qui était très belle et qui avait
18 ans descendait puiser de L'eau a tamazozte deux fois par
jour. Chaque matin et chaque fin d'après-midi
Et même si les consignes donnée par le roi Alphonse étaient
de ne pas nouer de relation avec les populations locales,
Ghetto sa fille ne s'est pas empêchée de faire la
connaissance de Hro ou Chmchaq un bel homme des Ait Ghriss.
Comme toutes les histoires entre une jeune fille et ce jeune
homme, le sentiment qui lui ne reconnait ni l'ethnie ni la
couleur de la peau prit possession de leurs cœurs.
Ghetto fille courageuse en parla a son père qui sans lui
interdira d'épouser ce jeune Ghrissois lui posa comme
conditions pour lui accorder la main de sa fille de puiser
mille seaux d'eau
Alors qu'il remplissait son dernier seau, hro tout
euphorique fut terrasse par une crise cardiaque devant le
rempart du camp
Ghetto tomba malade de chagrin pendant plusieurs semaines et
lorsqu'elle s'est rétablie, elle décida de descende vers la
palmeraie et de prendre pour mari le premier homme qu'elle
rencontrera et ira s'installer avec lui a la lisière oust de
la palmeraie.
de génération en génération la seule maison s'est
transformée en ksar et pris le nom d'Ait Ghetto avant de
devenir Ait Guetto
Et jusqu'à ce jours l'endroit ou étaient dressés les deux
camps porte le nom de Lakbab ou de Bartkiss en souvenir des
portugais qui avaient construit ces grandes murailles.
Reportage photos

Arrivée d'Aouras,
Nachour et Hamdane sur la
falaise qui domine Lakbab

Emplacement d'un des
deux camps du roi Alphonse 1er

Wagmis, Outarh,
Mimouni et Ouidani sur un pic du site de Lakbab

Même sur le rocher
Tadot et Wagmis ne parlent que des affectations .....

Wagmis recommande
d'aller jeter un coup d'œil à l'emplacement du camp

Outarh commence par
couper le cœur de bœuf !

Mimouni dit qu'il y a
aussi au menu de la viande hachée, des rognons et du filet
de bœuf

Arrivée des autres
campeurs. Le paysage ressemble à Bora-Bora !

Comme le Rabin chez
les juifs, Moulay Abdellah vient bénir nos aliments avant la
cuisson

Outarh fait le vide
autour de lui. La cuisine c'est mon job dit-il.

Ali Smouh ne porte pas
de voile de parapente, il est assez lourd pour voler !

A l'ombre du rocher en
attendant que les autres arrivent

Mimouni dit qu'il faut
qu'on égorge un Abarede (bouc) la prochaine fois ici !

Guerdou pensif, Baddi
souriant et Outarh continue de couper la viande

Tu écrases mes
cigarettes semble dire Aouras à Smouh !

"Houn" Said le boucher
dit Baddi qui surveille plus imi n'tizite que ses cartes

Ouidani, Hamdane,
Baddi et Guerdou (de dos) pour une partie de rami

Aouras nous montre
comment se terre A3lboune (renard) lorsqu'il guette
les perdrix

Iwa Nkrate c'est
l'heure d'Ahidouss dit Haddou Kecha

Moukhtafoune du JED.
On nous dit que SSI Moha a été vu du coté de Rabat !

Baddi a retrouvé le
seau qu'utilisait
Hro ou Chmchaq
pour puiser de l'eau de Tamazozte

Partie de pétanque
devant les remparts ou s'est écroulé
Hro ou Chmchaq

C'est l'heure du
retour et bien sur ce n'est qu'un revoir pour Lakbab
Tahidouste n'Lkbab
Le
téléchargement peut prendre quelques minutes
Samedi
05 septembre 2009
Participants: Brahim Wagmis, Moha Tadot,
Haddou Kecha, Ahmed Baddi. Moha Nachour,
My Abdellah Aouras, Said Mamad , Brahim Jlok, Ali Smouh,
Lahcen Guerdou
et Ali Ouidani
TAMOU3CHATE
Avant que la route qui
relie Goulmima et errachidia soit construite le seul endroit
qui permettait d'accéder au plateau d'Assedrem était un
petit vallon dont le nom est tamou3chate.
c'est aussi cet accès
qu'empruntaient les troupeaux de chèvres qui vont paitre a
bou oulgou ou bou ouklil et qui sert de raccourci pour les
personnes qui se rendaient via la montagne a tadighouste
Pour l'appellation du
lieu, la legende dit qu'a cet endroit vivaient deux freres
derviches qui se sont retires pour vivre seuls sous un
jujubier loin des soucis de leur communauté. Un jour
une femme bergère de Tilouine s'était égarée avec ses
.quelques chèvres et s'est retrouvée avec dans ce lieu face
a ces deux ermites. un des deux frères avança vers elle et
lui demanda son nom. la bergère lui répondit Tamou. l'autre
homme vint les rejoindre avec un bol tressée avec des
feuilles de palmier plein de fruits de jujubier (wari) et
une outre pleine d'eau.
feu Oumouhti, le berger
du ksar en revenant des pâturages avec son troupeau aperçu
la femme et les deux hommes, il crut que la femme a été
kidnappée et avisa la population du ksar
les hommes du ksar
arrivèrent sur les lieux armes de gourdins pour tabasser les
deux hommes qui avaient pris la fuite craignant pour leur
vies.
Les gens qui ne parlaient
que tamazighte s'adresse a cette bergère de Tilouine qui
elle ne parle que l'arabe dialectal , aux questions que les
gens lui posaient elle croyait qu'ils lui demandaient si
elle avait diné
alors elle leur répondait
Tamou T3chate ! (tamou a
diné)
ce qui faisaient rire les
gens qui venaient la délivrer
Depuis ce jour cet
endroit fut baptisée Tamou#chate et les troupeaux continuent
d'accéder a Assedrem de cet endroit
quant aux deux derviche
ils prirent la fuite en direction de Tadighouste
Voila donc l'histoire de
ce lieu que le GED a choisi pour sa sortie nocturne durant
ce mois de ramadan
Ci-après le reportage
photos de ces instants de détente. . Ali Ouidani

Arrivée sur les lieux
du campement

Descente vers le
tunnel

Brahim Wagmis s'assure
que la couverture du réseau est bonne à l'intérieur du
tunnel

Brahim Jlok montre
l'endroit ou Tamou avait mangé Wari

Arrête
de nous casser les oreilles avec tes histoires de Mahhdi et
des Ait Herrou dit Haddou Kecha à Ali Ouidani

Haddou Keccha d'un
coté et My Abdellah Aouras de l'autre outate abqa !

My Abdellah Aouras dit
à Moha Nachour et Brahim Wagmiss: Ad Hdogh mayda Tgame
ayaraw !

Moha Nachour aux
brochettes et Moha Tadot au thé

Rognons, cœur, filet
de veau et foie, Koulchi moujoud !

Brahim Wagmis se
demande par quoi commencer ?

Bossez les gars et
arrêtez de me regarder !

Said Mamad le boucher
du GED semble apprécier sa marchandise

Ali Smouh lui demande
s'il est sur que sa viande n'est pas celle de Mj Ghyoul ?

Moha Tadot veut du
foie. Hate da Tgz dit-il !

Lahcen Guerdou sait
pourquoi il rit, mais nous aussi nous savons

Il ne manque que SSI
Moha, semble dire Brahim Wagmis

Ahmed Baddi Allterne
entre le melon et la pastèque. Akjm da, dou Kajm dine !

Merci SSI Lahcen mais
ton morceau reste moins gros que celui de SSI Moha

Lorsque les ventres
sont pleins les têtes chantent !

Le trio Ahmed Baddi,
Ali Ouidani et Ali Smouh

Face à Brahim Jlok,
Haddou Kecha, Lahcen Guerdou Et My abdellah Aouras

My Abdellah Aouras et
Ali Smouh vont s'arrêter de rire des qu'ils vont se rappeler
que les vacances sont terminées.

Dors, à Ali
Ouidani, Hate Tswa tghzoute

l'heure du retour a
sonné, le temps d'absence accordé par Dakhiliyate est épuisé
!

My Abdellah demande à
boire d'urgence, Tadounte lui est restée à la gorge

Il faut tout ranger
dans les coffres dit Haddou Kecha

Moha Nachour en
sportif fait le chemin du retour à mobylette

Photo souvenir de
Haddou avec les deux Brahim

My Abdellah Aouras,
Haddou Kecha, Brahim Jlok et Ali Ouidani qui se promettent
de recommencer !
La
cerise du gateau pour terminer
Mercredi
29 juillet 2009
Participants: Brahim Wagmis, Moha Tadot,
Haddou Kecha, Ahmed Baddi. Moha Nachour,
Moha Afrokh, Said Mamad, Ali Smouh, Brahim Jlok
et Ali Ouidani
BOU
ITBIRNE POUR LA SECONDE FOIS
Je ne vais pas vous raconter pour la seconde fois l'histoire de ce lieu
dit Bou Itbirne, je l'ai déjà fait et vous pouvez la relire
en bas de cette page.
c'est
le groupe qui a fait le déplacement qui va faire l'objet des
mes commentaires et tant pis pour les susceptibilités.
,
Premier véhicule arrivé sur les lieux SSI
Moha Afrokh a choisir une place sous l'ombre pour sa
voiture. Il 'n'a pas tort de bien ménager sa monture !

Brahim Wagmis, Moha Nachor(de dos) Moha
Tadot et Moha Afrokh sous l'ombre du grand Tamaris. C'est
sous arbre que le lion avait tué l'âne qui voulait le
détrôner !

Même à Bou Itbirne Haddou Kecha doit
absolument finir sa grille de mots fléchés, Moha Afrokh lui,
semble plus intéressé par la lecture du quotidien Al Massae;
A Ghriss nous n'avons pas de complexe linguistique, tout y
passe

Moha Tadot veille a ce que "Taklafoute"
l'écume du the ne fasse pas défaut.
Moha est la pièce maitresse du puzzle du groupe,
Il doit tout valider "yak a Moha " comme le dit Ali
Oussou

Brahim Kouch va faire la reconnaissance des
lieux, il s'est rappelé les ballades qu'il faisait lorsqu'il
était scoute

Moha Nachour aussi bon cuisinier
qu'entraineur de Basket de Tignoute N'Ghriss.
.
Il cuisine en short. comme on le fait dans un camp de
vacances sur la cote d'Azur

Brahim Wagmis apres sa disette de quinze
jours à Marrakech s'impatiente et surveille la cuisson des brochettes.
B'Smelmel a SSI Brahim !

Moha Tadot joue au barman même si c'est avec
de l'eau plate

Une photo souvenir de Brahim Kouch sous "Takwoute"
C'est vrai que le Tamaris ne pousse pas a Saint Etienne

A quoi pense Ahmed Baddi ?
Al 3ilmou lillah, Peut être à Izlane qu'il dira
samedi prochain devant Imi n'Ighrm

SSI Lhaj, s'il te plait, garde ton maillot.
Tu vas faire tarir la source de Timzguite et Hammou
N'Ait "adi zard sou kidour" !

Ernest
Hemingway ferait un best-seller avec un livre dont le titre
serait: Le vielle homme et l'oued !
Haddou Kecha marche vers l'étang comme le
ferait un éléphant

Un bon plouf à la "Mougly" de Brahim Kouch
dans les eaux de Oued Ghriss

Haddou Kecha y va a son tour sous le regard
de Moha Nachour..
La vraie jeunesse est celle des esprits

La baignade des éléphants

Said Mamad le boucher du groupe, vient s'enquérir de
la qualité de sa viande
C'est ce qu'on appelle dans le jargon commercial, assurer le
service après-vente

Les meilleurs morceaux sont comme d'habitude
pour SSI Moha Afrokh.
Bon appétit monsieur le Directeur !

Cette fois-ci c'est sur que ce ne sont pas
les petits poissons de l'oued qui chatouillent Ali Ouidani
Ne
quittez pas sans avoir visionner les deux vidéos prises par
Brahim Wagmis. Bon spectacle et Ahhhhhh Hynw !
Video
1 - Bou Itbirne Video
2 - Bou itbirne
Ali
Ouidani Juillet 2009
Mardi 21
juillet 2009
Participants: Ali Ouidani
RAIDE AUX
MINES DE SEL DES AIT LAHCEN A AIT HANNI
Pour
me rendre à Ait Hanni, j'avais le choix entre la route qui
passe par Tinjdade, Tinghir, les gorges du todra puis
Tamtatouchte et celle qui longe Oued Ghriss et qui traverse
les localités de Tadighouste, Amellago et Assoul. Mon choix
fut porté sur ce dernier trajet est-ce pour des affinités
culturelles et ethniques que j'ai avec les habitants de ces
petits villages situes en amont de Goulmima? Peut être.
Toujours est-il que mes arrières parents paternels sont
originaires d'Asfla et mon grand père maternelle est de
Timezguite ! Et puis cette route est une continuité de ksars
et de kasbahs contrairement à l'autre
ou de longs trajets séparent les agglomérations qui s'y
trouvent..
Depuis la réfection de cette route, je trouve que la vallée
du Ghriss est plus "heureuse" ! Oui elle est heureuse et
sera encore plus heureuse lorsque qu'elle verra les enfants
de Ghriss et d'ailleurs venir y passer des moments de
villégiature. Elle est heureuse parce qu'enfin elle peut
montrer qu'elle est aussi belle si non plus belle que ses
consœurs du Ziz du Todra ou du Dades ! Et ce n'est pas
par flatterie que je dis ça !

C'est ici en amont d'Aourir que commence la
vallée de Ghriss
Pour moi la vallée de Ghriss commence après Tadighouste au
lieu dit bou itbirne et se termine
à
Ait Hanni. Et même si
mes connaissances en géologie sont très maigres, je pense qu'on peut distinguer avec facilite les quatre types de
reliefs qui caractérisent les 120 km de cette longue vallée.
.
La premiere partie va de Tadighouste
à
Aghbalou n'Oumsed.
La deuxieme comprenant taqate n'Oumsed et se termine
à
Amellago.
La Troisieme d'Amellago à
Assoul.
La Quatrieme d'Asoul à
Ait Hanni.

Entree de Taqate n'Oumsd. Radier avant Bou
Ighyal et Ifri N.Wado
Les
regrets concernant cette route qui a été bitumée il y a
quelques mois sont d'une part le nombre de radiers et le
manque de ponts qui éviteraient que les crues de l'oued
interrompent la circulation et d'autre part, le fait que
ceux qui avaient tracé le trajet de cette route ont shunté
les deux belles localités que sont Lahroune et Tamaloute.

Vue d'Amellago en arrivant de Goulmima
En quittant Taqate,
une splendide vue plongeante sur le village d' Amellago vous
est offerte. Cette belle localité connue jadis par son
verger planté de pommiers, de poiriers, de pacaniers et
qui était si bien entretenu par les mokhazni en fraction a
Amellago,. .
Amellago est aussi la ville natale du Fougerousse coureur de
rallyes automobiles bien connu en France et dont le père
avait passé quelques années en tant qu'officier de
l'administration française durant le protectorat.

Tighrmt n'Ait Amalik a Ait Slimane
Personnellement, le
tronçon entre Amellago et Assoul
est mon préfère. L'eau, la
verdure y abondent.
et le mariage des matériaux de construction des habitations
avec le relief et l'immensité des falaises qui surplombent
la vallée sont d'une beauté qui ne laisserait pas
indifférent le visiteur.

Les maison d'Imidr se confendent avec la
couleur des falaie
A chaque fois que je
passe dans cette vallée creusée par les écoulements de la
rivière et sous ses énormes blocs de pierres qui protègent
les maisons en pisé plus qu'ils les menacent, je ressens
encore plus d'humilité et je rends hommage à la puissance
de Dieu notre seigneur . .

Lorsque l'arbre et la roche se marient pour
former un arc de triomphe
Apres Imidr et
le passage sous cet arc nommé "laqndarte n' Tanbourine"
(pont des filles célibataires) que belle nature a
façonné, Jadis des filles qui avaient dépassé l'âge de se
marier venaient les dimanches passer difficilement sous le
petit pont appelé "Tilguite n'Imma Hga Ali" situé à droite
de l'arc afin de solliciter la barakka de la sainte pour
trouver un mari, toujours en remontant la vallée vers Assoul, les
deux localités de Tawdadite et de Awdadi sont
tranquillement
blotties sur la rive droite de l'oued.
De l'autre rive
d'où passe la route, vous verrez sur les toits des paraboles
qui contrastent avec les construction en terre battue des
habitations.. .

Paraboles sur les toits de Tawdadite
A quelques
centaines de mètres, au bord de la route, coule le filet
d'eau de la source sacrée de Harwil. Une eau fraiche qui jaillit
sous la falaise surplombant la route. .
Concernant cette source, la légende dit que toute jeune
fille qui s'y baigne, se marie dans la même année en
cours. Je ne sais pas ce qui arriverait
à un homme qui s'y
baigne, moi je me suis contenté de laisser couler son filet
d'eau sur mon crane !.

La source de Harwil
Après la source
et la traversée d'un radier d'où coule un bon débit d'eau
claire, on débouche sur le territoire d'Amougr des Ait
Morghade (Amougr des Ait Hdidou est situé sur la route
reliant Rich à Imilchil) que garde et protège la sainte des lieux Imma Hga
Ali. Encore aujourd'hui, tous les travailleurs font
appel à l'aide de cette "Tagouramte" lorsqu'ils sont appelés
à accomplir des travaux pénibles. Je ne vais pas passer sans
que de mon coté j'oublie de rappeler cette imploration que
tous les habitants de Ghriss connaissent:.
A ymma Hga Ali .
Tine Oumougr 3awni.
3awn takssa .
N'babam a tagouramte

Mausolée de la patronne des lieux, la Sainte
Imma Hga Ali
Le.
mausolée de la sainte est perché au milieu des habitations
d'Amougr, sur le flan droit, par contre sa source est
à
quelques mètres du lit de la rivière. Là .aussi la légende
dit que chaque vendredi, la Sainte faisait ses ablutions
dans cette source avant de "s'envoler" vers la Mecque pour y
prier. .
Apres Amougr et avant d'arriver au Ksar d'Ait Sidi Mhh, sur
la rive gauche de l'oued se dresse la mausolée de Sidi M'hamed
ou Youssef, un disciple de Sidi 3mr de Toughza
qui a donné son nom a ce grand ksar.

Mausolée de Sidi M'hamd ou Youssef
Apres cette agglomération
et avant d'arriver à Assoul, se dresse sur la colline
à gauche de la route, Tighremt du caïd Ouskounti,
le grand résistant de Baddou l

Mausolee de Sidi Bou Yacoub
Le
mausolée de Sidi Bou Yacoub le Saint d'Assoul ne se
distingue des habitations qui l'entourent que par ses tuiles
vertes. L'électricité et le réseau téléphonique n'ont
couvert cette localité que l'année passée. (lire:
Récit d'une escapade).
.
Le centre administratif n'a pas trop changé. c'est un
endroit qui a beaucoup marqué une partie de l'enfance de mon
épouse qui avait fréquenté la petite école qui se trouve a
l'intérieur de cet centre.

Centre administratif d'Assoul
L'Azaghar
de Sidi bou Yacoub s'étend sur quelques kilomètres vers Ait
Hanni. Apres ces champs
cultives de maïs et de luzerne et quelques fermes de
pommiers, c'est un autre genre de relief qui se présente, un
relief propice au nomadisme et a l'apiculture . des ruches
par centaines sont posées sur les flans des
collines. le miel de cette région ne peut qu'être bon, vu la
diversité des herbes qui poussent dans la région. Cette
foi-ci j'en ai pas acheté, mais je ne manquerais pas de la
faire lors de mon prochain passage. .

Ruchers en plein campagne
Sur la route
menant d'Ait Hanni
à
Imilchil, une des séquelles des luttes tribales du siècle
passé se voit par les emplacement des ksars. Ceux habités
par les Ait Morghade et les Chorfas des Ait Lahcen sont
battis à
gauche du vallon, ceux des Ait Hdidou sont sur le coté droit.

Vallon en amont d'Ait Hanni sur la route du
sel
Apres quelques
kilomètres sur cette route dont les travaux de terrassement
ont commencé il y a quelques semaines et qui va désenclaver
Imilchil et sa région, on prend une piste
à
gauche qui d'ailleurs s'arrête à
quelques centaines de mètres,
pas loin du ksar des Ait Daoud.
.
C'est là où j'ai laissé ma "belle 3ouicha" de voiture pour
continuer à
pied. Ici au Maroc pour faire les vraies pistes il faut un
vrai mulet et non le "mulet marocain" (Peugeot) dont les
français (de France) qualifient cette bonne marque de
véhicules !.

Fin de la piste et photo qui immortalise la
campagne dans mes aventures
Les traces
blanches du sel apparaissent sur les galets de l'oued. l'eau
acheminée d'un lac en amont du vallon, est conduite
à
travers une seguia qui longe le cote gauche de la vallée. Le
débit de cette conduite assure l'irrigation des champs qui
s'étalent sur les bords de la vallée jusqu'Ait Hanni

Dépôts de sel sur les galets de la riviere
Avant la construction de
cette seguia par l'office de la mise
en valeur de l'Agriculture, les habitants de la vallée ne
pouvaient cultiver que des cultures pouvant supporter un
degré élevé de salinité, J'ajouterais que la construction de
cette seguia, a été faite sous la supervision de mon ami
Haddou Kecha qui était conducteur de travaux au CT (centre de
travaux) de Goulmima.

Seguia qui longe la vallée
Je ne sais pas
s'il faut décrire cette magnifique cascade ou laisser la
photo tout exprimer ! Ce qu'il faut que je dise c'est que
les élus et cadres d'Ait Hanni doivent exploiter cette
énorme chute d'eau pour produire de l'énergie électrique;
surtout en ces moment où on ne parle que d'énergie propres
et renouvelables.

Soudain la cascade !
D'un état de
consommatrice, la commune d'Ait Hanni peut devenir
fournisseur d'électricité qu'elle pourrait vendre
à
l'Etat. (ONE) .

Un muletier transporteur
de sel
Apres ce beau
spectacle de la cascade, dont le bruit assourdissant de la
chute remplit toute la vallée, je poursuis ma montée vers
les grottes d'extraction du sel. Sur mon chemin, les
derniers muletiers, dont les bêtes sont chargées de sel
dévalent la vallée après avoir passé la journée
à
creuser dans des grottes dont la moindre règle de sécurité
n'est respectée.
Le sel extrait d'une façon artisanale est acheminé vers Ait
Hanni pour y être broyé et vendu en sac de 20 kilos.
.
Les écumes de sel blanc que charrient les eaux de pluie et
qui de loin ressemblent à
un petit glacier, ne semblent intéresser personne. Seuls les
blocs de sel germes intéressent ces travailleurs d'un autre
temps.

Ecume de sel séché
Les risques
d'éboulements sont fréquents, un jour après une forte
averse, une grotte s'effondre bloquant
à
l'intérieur un ouvrier. il a fallu 50 heures de déblaiement
sans interruption pour le dégager, après avoir repris ses
esprit l'homme raconta qu'il a pensé que son heure est
arrivée lorsque sa lampe
à
pétrole s'est éteinte par manque d'oxygène. Suiteà
quoi un ami présent lui dit d'un temps plein d'humour :
-
Si tu étais resté dedans, ce que je peux te
garantir c'est que la chair de ton corps sera bien conservée
par sel et ne sera pas dévorée par des vers, quant
à savoir si tu vas te
retrouver
au paradis ca sera l'affaire du bon Dieu !

Entrée d'une grotte
d'extraction
Les derniers
rayons du soleil n'apparaissent plus que sur les cimes des
montagnes qui entourent Ait Hanni, Ayant juste le temps
nécessaire pour rejoindre ma "3ouicha" avant la tombée de la
nuit, je reprends ma descente vers le village tout en me
faisant la promesse de revenir un jour et de descendre voir
de mes yeux l'extraction du sel des grottes d'Ait Hanni.

Soleil couchant sur les hauteurs qui
dominent Ait Hanni
Sur le chemin du retour,
je me suis arrêté vers 22h à Harwil et j'ai mis encore
une fois ma tête sous le filet d'eau de la source, avant de
reprendre la route vers Goulmima dans un silence que ne
vient "poluer" que les pétarades de ma 3ouicha.
Ali Ouidani, juillet 2009
Samedi 18 et
Dimanche
19 juillet 2009
Participants: Ali Ouidani
ESCAPADE
A TIZIRTE
L'envie de visiter cette
localité qui vit en autarcie bien qu'elle ne soit distante
de Goulmima que de quelques dizaines de kilomètres a
subitement déclassé les sites que j'avais programmés de
visiter..
Apres avoir rangé dans mon sac à
dos ma petite tente canadienne, mon sac de couchage, deux
galettes de pain fourrées (n'Wamass).et
une bouteille d'eau. ma femme me déposa dans la rue d'où
partent les fourgons à
destinations de la vallée de Ghriss.

Mon sac a dos entre une pastèque, un bidon
d'huile et des sacs de farine
Le
conducteur du fourgon m'annonça que le départ n'aura lieu
que dans deux heures, suite
à quoi
je le informe de ma décision de prendre la route
à
pied et de marcher jusqu'au moment où il me rattrape.
Apres avoir dépassé la ksar d'ait ihya ou atmane, un
véhicule qui venait de me dépasser s'immobilisa devant moi. Surprise c'est mon cousin Oulal qui se rend
à Tadighouste et qui me propose de me transporter.
Arrive
à
Tizguite, j'abandonne mon cousin et ses deux amis malgré
leur insistance pour que je déjeune avec eux, je traverse
l'oued par le radier qui mène
à
Mmou.
Selon la position du soleil dans le ciel, il devrait être
onze heures ou midi, je ne porte plus de montre depuis mon
départ
à
la retraite désormais pour moi, le jour commence au lever du
soleil et se termine
à
son coucher. Le potier qui allumait son four et
à
qui j'ai demandé si suis bien sur le chemin qui mène vers
Tizerte, me confirma que je suis la bonne route et me
conseilla de m'approvisionner en eau
à
Aghbalou.

les fours sont chauffés avec des vieux pneus.
ce qui preserve le bois de la palmeraie
Les
potiers de Mmou sont connus dans toute la région de Ghriss
pour la qualité et la modération des prix de leurs produits.

Des différents plats aux couscoussier, les
potiers de Mmou ont un savoir-faire incontesté
La
chaleur commence
à
être étouffante et suivant les conseil du potier, je me
dirige vers Aghbalou N'Mmou pour me reposer un instant. Un
envol de perdrix m'effraya et me fit penser
à
mon défunt père qui était un passionné de la chasse.

Aghbalou N' Mmou
Une
eau fraiche et d'une grande limpidité jaillit sous les
palmiers. je fus fasciné par ce site que je découvre pour la
première fois. De
nombreux poissons dont certains sont de bonnes tailles
nagent paisiblement. Ces poissons qui doivent être des
barbots se nourrissent certainement de sels minéraux et de
substances que charrient les eaux qui jaillissent de sous
terre.

Poissons d'Aghbalou N' Mmou
L'irrigation de la
palmeraie de Mmou est assurée par deux sources, celle
décrite ci-dessus et une autre dont le débit est moins
important et qui est plus en aval non loin du mausolée de My
Abdellah le Saint patron de Mmou
Apres quelques minutes de repos sous l'ombre des palmier, je
reprends mon chemin vers Tizirte. Les choses sérieuses
commencent car le sol devient rocailleux, le chemin ne fait
que grimper même si la pente n'est pas trop raide, la
verdure est absente
à
l'exception de quelques jujubiers. Avec une chaleur
suffocante, un sac sur le dos, la transpiration commence à
envahir tout mon corps.
Le
petit sentier que je suivais est un chemin muletier. Depuis
plus d'une heure de marche, je n'ai rencontré personne. ni
entendu
un bruit, tout est calme. A chaque fois que je trouve un amezoure (excrément d'âne) sur le petit chemin, je ressens
une petite satisfaction car cela veut tout simplement dire
que je suis sur le bon chemin. Ces Imezrane sont ma boussole
et mon GPS du moment.
Au bout de quelques minutes je sentis mon cœur battre un peu
plus vite et sans aucune hésitation je choisis une grande
pierre plate à moitié sous l'l'ombre, je dépose mon sac à
dos, bois une gorgée d'eau devenue tiède et m'allonge sur la
pierre.

Pierre plate qui m'a servi de lit avant
qu'elle soit envahie par le soleil
J'ai
du m'endormir plusieurs minutes et c'est la chaleur du
soleil qui m'a réveillé dès qu'elle a envahi le petit abri.
La
fatigue, la chaleur me font ressentir de plus en plus
l'effet de la pente du chemin, car au bout d'une demi-heure
de marche, le besoin de me reposer devient pressent.
Sur ma gauche, sous une petite falaise je remarque de
grandes grottes, mais elles ne m'aspirent pas trop
confiance, De sales petites bêtes à la recherche d'un peu de
fraicheur peuvent venir s'y refugier

Grottes que j'ai hésité a explorer. Ca sera
pour une prochaine fois
Finalement après quelques
centaines de mètres des deux grottes, je repère un abri qui
ne présentait pas de danger et qui était sous l'ombre. Là,
aucune hésitation, je sors de mon sac la toile de ma tente
et sans la dresser je l'étale sur le sol et je m'allonge
dessus. Le sommeil provoqué par la fatigue s'empare de moi

Abri sous lequel je me suis endormi
Je me
suis trouvé ci-bien dans
cet abri au point où à mon réveil je me suis demandé s'il
n'était pas mieux d'y passer la nuit et de ne reprendre le
chemin pour Tizirte que le lendemain matin !
Certainement que la fatigue et la chaleur ont commencé à
prendre le dessus sur ma détermination de continuer.
Heureusement que quelques minutes après le ciel devient de
plus en plus nuageux voilant le soleil et puis le grondement
du tonnerre commence à se faire entendre et comme par
enchantement des gouttes de pluie ne tardèrent pas à tomber.
C'est merveilleux me dis-je. l'intensité de la chaleur a
beaucoup diminuée dissipant aussi la fatigue et surtout que
cette pluie fine tout en rafraichissant l'air, ne risque pas de mettre en crue les
nombreux petits oueds qui sont à sec et que je traverses
sans arrêt ..

Le ciel devient nuageux et de gouttes de
pluie commencent a tomber
Une
demi-heure après et à
l'entrée d'un vallon je fus comme
à Mmou
effrayé par l'envol due dizaine de perdrix, je me suis dis
alors que c'est le signal comme quoi Tizerte n'est pas du tout loin. Effectivement
après un méandre de l'oued la localité de Tizerte m'apparue
jonchée sur une colline comme "tislite" sur un mulet !

Tizirte vue d'en-bas. le chemin muletier
emprunte le lit de cet oued desséché
Ouf, me voici arrivé. Fatigué
mais heureux. Heureux de connaitre cette localité fief des
Ait M'Hamd à qui tout le Ghriss doit le fait de lui avoir
donné un de ses meilleurs poètes en la personne de 3mr ou
Mahfoud.
Le
jeune homme que je rencontre sur mon chemin,
me raconte que la localité est habitait par une dizaine de
familles, les minuscules champs plantes d'oliviers,
d'amandiers et de palmiers dattiers produisent en blé, en
maïs et en luzerne de quoi assurer l'autosuffisance des
gens. Ces champs sont irrigues par deux sources dont les
eaux sont collectées dans deux bassins (tanoutfi). La source
la plus importante située sur le flan de la montagne a un
débit qui ne dépasse guère un litre par seconde. quant a la
petite source, c'est un minuscule filet d'eau qui sort d'une
grotte. L'irrigation se fait a tour de rôle une fois le
bassin se remplit d'eau.

Un des deux bassins qui collectent les eaux
des deux petites sources de Tizirte
Comme je l'ai dit plus haut , de
la piste qui existait il ne reste plus grand choses les
crues des oueds et le manque d'entretien ont fini par la
faire disparaitre ou transformer en un chemin muletier qui
n'est visible qu'en journée. Le jeune homme m'explique que
l'entretient de cette route ne pouvait pas être assuré par
les habitants et que le makhzen ne fait rien pour la
maintenir en état.
Deux salles de classe dans lesquelles s'assoient les petits
écoliers de différents niveaux que deux instituteurs qui
font la navette entre Tadighouste et Tizirte viennent
apprendre à lire et à ecrire aux enfants de Tizirte. Il faut
reconnaitre que les deux instituteurs doivent avoir beaucoup
de volonté pour faire même à mobylette chaque jour ce chemin caillouteux afin
de venir enseigner la quinzaine d'enfants de tous les
niveaux (de la première à la sixième année du primaire).

Seules les deux classes de l'école sont
construites avec des matériaux modernes
Depuis mon arrivée, je n'ai pas
entendu un seul bruit de moteur, seul le braiment d'un âne
que les échos de la montagne amplifie, vient rompre le
silence qui couvre la localité.
Je n'ai pas non plus
entendu le muezzin appeler à la prière, peut être que les
habitants de Tizirte vivent pacifiquement leur Islam à leur
manière.
Ici pas de petits commerces de proximité, les habitants vont
une semaine sur deux au souk de Tadighouste et
s'approvisionnent en produits de première nécessité. Comme
chez les marins, l'oubli d'acheter ce dont on a besoin n'est
pas permis car il se traduirait par une privation qui durera
deux semaines.
La fine pluie qui tombait
à mon arrivée s'est arrêtée, je plante ma petite tente sur
une terrasse surplombant la vallée et sors de mon sac une
des deux galettes n'wamass et trois pommes de Midelt que je
croque avec beaucoup de plaisir.

Tizirte vue d'en-haut
Apres
avoir mangé, je me rends
à la source pour remplir ma
bouteille d'eau fraiche que j'ai fini par vider de son eau
puisée à
Aghbalou N'Mmou. Une jeune femme
qui venait remplir d'eau deux bidons m'interpela sans
aucune hésitation, et me demanda d'où je venais, et c'est le
début d'une séance de Takerfiyte qui dura quelques dizaines
de minutes. La jeune femme ne s'en va qu'après le retour du
troupeau que son jeune frère a emmené paitre sur les
hauteurs qui dominent Tizirte. Elle s'en va sans oublier de
m'inviter à
venir diner chez sa famille, Je décline avec
courtoisie l'invitation et la remercie avant de
remonter vers ma petite tente

Retour du Troupeau
Le
ciel s'éclaircit aussi rapidement qu'il s'est couvert. La
nuit couvre de son manteau noir la petite localité de
Tizirte, seule une petite lumière d'une lampe
à
pétrole se voyait de là où je suis et si je fus privé
de la magnifique vue sur la vallée
à cause la tombée de la nuit, le ciel étoilé de Tizirte m'offrit
un spectacle de qualité. Peut être que la pluie qui
est tombée juste avant a débarrassé l'atmosphère des
particules de poussière qui étaient en suspension dans l'air et l'a
rendu plus transparente. Le scintillement des astres, la
vitesse vertigineuses des étoiles filantes qui vont se
perdre dans les abimes de l'infini donnent au ciel de Tizirte une animation céleste de grande qualité.
Craignant d'avoir un torticolis
à
force de lever la tête vers le ciel, je rabats le
moustiquaire de ma tente et m'endors.
Le lendemain je ne
fus pas réveillé par le chant du coq mais par braiment de l'âne,
je ne sais pas si c'était le même âne de la veille ou si
c'est un de ses frères. En quelques minutes je rempile mes
affaires dans mon sac à dos, je descends vers la petite
source faire ma toilette avant de prendre le chemin du
retour vers Goulmima.
Le trajet du retour fut
d'une facilite extrême. Tout d'abord, par le fait que le
chemin m'est connu, ensuite parce que ce n'est qu'une pente
descendante jusqu'à Mmou et enfin par la fraicheur matinale
et surtout avec l'aide précieuse des nuages qui ce matin cachent le soleil. Comme
la veille et au même endroit le groupe de perdrix prend son
envol à mon approche comme s'ils voulait me souhaiter de
faire bonne route.
Je fais le chemin du
retour de Tizirte à Mmou .d'un seul trait sans halte et je
ne m'arrête qu'a Aghbalou en face des potiers de Mmou.

Comme a l'aller, les
potiers de Mmou sont des le matin devant leurs fours
Au
lieu de revenir par la piste reliant Mmou
à
Tizguite, je traverse du nord au sud la palmeraie de Mmou et
franchis oued Ghriss dans lequel coule encore un petit filet
d'eau, par le gué en face d'Aourir.

Les Vestige d'Aourir vus
du coté de Mmou
D'Aourir,
j'ai pris un Taxi bleu qui m'a déposé en face de Magamane,
et après avoir visité le barrage de dérivation d'où
prend naissance la grande seguia de Goulmima, je longe
l'oued jusqu'à
Tarmaste ou je fis accueilli par les "twahechteq
à
Grand-Pa" de Tifawte, ma petite fille.

Le barrage de dérivation
de Magamane
Je
termine mon récit par quelques réflexions que cette escapade
à
Tizirte m'a inspirées.
- Je suis persuadé
que les habitants de Tizirte vivent leur isolement et leur
"précarité". dans une grande sérénité loin du stress et des
futilités de la vie qui sont rentrées dans nos mœurs au
point de nous rendre accros d'un certain mode de vie qui
finit par nous usé. Je dirais que surement, les habitants de
Tizirte
sont heureux dans leur précarité plus que nous le somme
dans notre "confort". .
- Leur isolement
les a bien servi puisque qu'ils ont su garder certaines
valeurs humaines, qui ont disparu dans nos villes et
villages, comme par exemple inviter un "Anjdi".(voyageur) à
partager leur repas.
-
Je ne sais pas si nos
responsables politiques ne devraient pas s'inspirer pour
l'instauration des autonomies des régions auxquelles ils
pensent du modèle de Tizirte qui vit son autonomie depuis des
années.
- Pour terminer je
reprends la citation du maire de Fès qui avait déclaré, je
le cite : Quiconque séjourne plus d'une semaine à Fès
devient fkih", je dis "quiconque séjourne à
Tizirte vingt-quatre heures devient poète". La preuve, la
voici: .
A Tizirte our issaguid akmi tough **** Kmine aydigane assid
i tgharmine.
(Libre choix vous est
laissé pour remplacer "tigharmine" par un mot de votre
convenance)
Ainsi
va Tizirte
Ali
Ouidani, Juillet 2009.
Dimanche
05 juillet 2009
Participants: Brahim Wagmis, Brahim Jlok, Lahcen Guerdou, Moha Tadot,
3rab Boufars, Ahmed Mimouni
et Ali Ouidani
BOU
ITBIRNE
Le vallon de Bou Tbirne
(le site aux pigeons) est situé à deux kilomètres en amont du ksar d'Aourir,
c'est un vallon planté de palmiers et de tamaris
qu'empruntent les muletiers qui se rendent à petite localité
de Tizerte.
La
légende concernant cet endroit raconte qu'autour du VI
éme siècle
avant JC,
un lion qui a grandi à Athènes
en Grèce antique avant de se retrouver dans cette région du
sud du Maroc ou il fut proclamé roi des animaux a voulu
instaurer une démocratie athénienne. il invita donc
tous les animaux a venir sous le grand tamaris pour designer
en toute liberté leur chef. Apres plusieurs tractations
concernant le mode de scrutin qu'il fallait choisir, le lion
décida que le chef sera l'animal qui le premier verra le
soleil se lever le lendemain.
Les pigeons qui voulaient
se venger du lion qui n'avait pas donné une suite favorable
a leur plainte contre l'épervier, sont allés voir l'âne et
lui dirent qu'il est le plus beau et que ses longues oreilles
sont un atout qui devrait l'avantager pour être le roi des
animaux, ils lui dirent qu'un pigeon sera très tôt dans le ciel et des
qu'il verra le soleil se lever, il l'avertira en battant des
ailes.
le lendemain à l'aube
tous les animaux étaient là sauf un pigeon qui est lui monté
très haut dans le ciel pour surveiller le lever du soleil et
qui avait convenu de faire un signe à l'âne par un battement
spécial des ailes dès qu'il verra le soleil se lever. Alors
que tous les animaux surveillaient, l'âne lui ayant vu le
pigeon battre de l'aile cria, "Chtarrrrr houne Tafouyte" ! (chtarrrrr,
voici le soleil)
Le lion se tourna vers
lui et lui dis
"Mags Tanayde abou
Igourane" ? (ou l'as-tu vu espèce de bourriquot aux longues
oreilles). Tanayd's gua mane n'wassif ? (Tu l'as vu dans les
eaux de l'oued).
Le
lion prit l'âne par la gorge et le tua. Les animaux prirent peur,
certains s'enfuirent vers Taltfrawte, d'autres restèrent et formèrent des
syndicats et des partis pour se défendre et faire face
au lion.
Les pigeons eux jurèrent
fidélité à l'âne et décidèrent de rester à jamais dans ce
vallon qui jusqu'a nos jours porte le nom du "site aux
pigeons".. Ali
Ouidani

Le Ksar d'Aourir
en ruine. Et dire que ce ksar abritait la
demeure du Caïd Ali ou Haddou à qui le sultan My
Hassan 1er donna l'autorisation de frapper sa
monnaie |

L'entrée du
vallon Bou Itbirne vu de l'autre rive de l'oued
|

L'eau d'une
petite source en amont du vallon coule vers
l'oued |

Une dense petite
palmeraie à l'entrée du vallon |

Le groupe
s'installe dans l'ombre de deux grands tamaris
|

3rabe Boufares
allume le feu pour les grillades |

Une bonne
baignade dans les eaux fraiches de oued Ghriss
avant le déjeuner |

Partie de rami en
attendant que les brochettes et le thé soient
servis |
.jpg)
Avant le retour à
Goulmima, une partie de pétanque pour bien
digérer |

Photo souvenir du
groupe de Bou Itberne avec de droite à
gauche: L. Guerdou, A. Boufares, B. Jlok, A.
Mimouni, B. Wagmis et A. Ouidani. Manque sur la
photo M. Tadot qui était le photographe de la
circonstance |
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Samedi
13 juin 2009
Participants: Brahim Wagmis, Brahim Jlok, Lahcen Guerdou, Ahmed Badi, Moha Nachour, Moha Tadot,Lhaj
Ali Ouchtout, Badi Thami, Mimouni Ahmed
et Ali Ouidani
LA SOURCE D'IMMA HGUA 3LI
La source d'Imma Hgua 3li est
située en amont de cette de Herwill, cette source qui
irrigue les champs d'Amougr est vénérée par les populations
des localités avoisinantes et particulièrement par les
femmes et les filles célibataires qui y viennent
prendre un bain et lui solliciter un mari. La légende dit
Qu'Imma Hgua 3li y venait prendre son bain et y faire ses
ablutions avant de s'envoler chaque vendredi prier à la
Mecque.
Avant de continuer sur la baraka
de cette sainte, je vais rappeler que dans la vallée de
Ghriss qui abrite plusieurs mausolées de saints, seul celui
d'Amougr abrite la tombe d'une femme sainte. La seconde
femme sainte de la région qui est Lalla Aicha M'Lagroune ne
dispose elle que d'une simple tombe dans le vieux cimetière
d'Ighrem N'Igoulmimen.
Parmi les
exploits réalisés par la sainte celui d'avoir déplacé
toute seule un rocher de plusieurs tonnes qui s'est détaché
de la montagne et qui bloquait le chemin qu'empruntaient les
voyageurs. A nos jours aussi bien les femmes que les hommes
font appel par le chant à son aide dès qu'ils sont
confrontés à une pénible tâche, Pour écouter l'appel à Imma
Hgua 3li chanté par Badi Thami et la chorale des estivants,
Cliquez sur le lien ci-après:
Imma Hgua 3li.WAV
A sa mort et sur sa demande,
elle fut enterrée à Amougr sur la rive nord de l'oued Ghriss et sa baraka
continue de la protéger contre les crues de l'oued
Voila pour la
légende d'Imma Hgua 3li, pour Nzaha, je laisse la place aux
photos, conformément a l'adage qui dit qu'un beau dessin est
mieux que mille discours.

Mausolée en pisé d"Imma Hgua 3li à
Amougr. De sa colline Imma Hgua 3li surveille les
crues de l'oued |

Lauriers roses en fleur en face de
la source d'Imma, Les couleurs et les jeux de
lumière sont d'une beauté |

Source d'Imma Hgua 3li sur une rive
nord de Oued Ghriss, qui irrigue les champs d'Amougr |

Baignade dans les eaux fraiches du
Ghriss |

Brochettes, thé et parties de cartes
sous les arbres de "kwawch", Allah In3l bou Lham
|

Tous derrière Lhaj Ali pour la
prière d'Al Asr. La spiritualité cohabite avec
la joie et la gaieté. |
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Dimanche 07 juin 2009
Participants: Brahim Wagmis, Brahim Jlok, Mohamed
Chkir, Lahcen Guerdou, Ahmed Badi, Moha Nachour, Moha Tadot
et Ali Ouidani
HARWILL
(IT'S VERY WELL)
"ila bghiti t'hrab mn Lwil,
Imchi ikhyem f''harwill" ! Voila un refrain qui pourrait
être repris
et chanté par les chikhates du Tadla !
Herwill est le nom d'une
petite source située dans la vallée de Ghriss entre Amellago
et Assoul et dont le petit filet d'eau sort entre les plis
des roches de cette partie du Haut Atlas. les petites
plates-bandes qui longent oued Ghriss sont cultivées au
dernier centimètre carré. A Herwill ce n'est pas l'eau qui
fait défaut mais la terre !
En traversant Ait
Slimane, sous Tighremt des Ait Amalik, je phone à mon ami
Said qui lui devrait être cloitré dans son bureau à
Marrakech, sans jamais imaginer qu'une heure après le groupe
et moi même fûmes surpris par la visite de ses deux frères
qui nous apportent un grand plat de miel de la saison ! (tikhamine
Tikhatarine. L3ilm)!
A Harwill nous avons
aménagée notre camp sous un peuplier et un grand arbre de "kwawch"
(le pistachier de l'Atlas).
les tâches furent réparties, Moha Tadot fut chargé de la
préparation du the, Mohamed Chkir des brochettes, Moha
Nachour et moi de la préparation des tajines chacun le
sien, le groupe désignera a la fin le meilleur, les deux
Brahim Wagmis et Jlok furent chargés d'éplucher les légumes,
Ahmed Badi qui a eu la bonne idée d'apporter une talounte
(tambourin) nous émerveilla avec ses chants, quant à Lahcen
Guerdou lui, il nous gratifia du répertoire dont il excelle.
La sortie à Herwill fut
une journée de grande bouffe ! Deux grands tagines aux
légumes, des brochettes, du thé, du miel des fruits, tout y
était !
Au retour le groupe
observa un premier arrêt à Aghbalou n'Oumessed pour donner
à manger aux poissons sacrés de la source, puis un second
arrêt à Tadighoust ou le groupe disputa une partie de
pétanque avant de rentrer à Goulmima à 21h.
(Ali
Ouidani)

Ouidani préparant son
Tajine sous la surveillance Wagmis |

Ouidani et Nachour
présentant leur Tajine |

Musique-Fusion,
Ouidani au Saxo et Badi au Bendir |

Bien mangé bien bu,
c'est le tour d'Ahidouss |
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Jeudi
04 juin 2009.
Participants: Brahim Wagmis, Brahim Jlok, Lahcen
Guerdou, Ahmed Badi, Moha Nachour, Mustapha Hasnaoui, Lahcen
Hasnaoui et Ali Ouidani,
IFRI WADO (LA
GROTTE N'TARIR)
Ifri Wado est situé à 35
km de Goulmima en amont de Tadighouste entre Aghbalou n'Oumssed
et Iynzar n'Oufounass. L'accès par la route bitumée y est
très facile et ne présente aucune difficulté
La grotte qui est
profonde d'une vingtaine de mètres semble être plus profonde
mais que les différentes crues de oued Ghriss avaient
comblées l'accès
La baignade sous la chute
d'eau d'Iynzar N'Ouffounas est aussi relaxante que le jet
d'un Jakouzi.
Les brochettes
accompagnées de the à la menthe étaient succulentes et plus
appréciées que, les fausses notes de jazz ghrissois que
jouais avec mon saxo et dont l'écho s'est fait entendre a
Lahroune !
Le retour s'est fait
après le coucher du soleil après avoir fait la promesse de
revenir plus souvent dans ces gorges de Ghriss taillées dans
le roc par l'écoulement des eaux depuis des millénaires.
(Ali
Ouidani)

Jeu de lumiere dans les eaux
d'Agbalou N'Oumssed |

Les eaux de Bou Oughyoul,
|

Iynzar N'Ouffounss |

Ifri Wado ou Ifri N'Tarrir |

Cheveux bancs de Ouidani dans
l'écume blanche des eaux |

Brahim Jlok et Moha Tadot devant les chutes de Bou
Ighyal |
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Lundi 01 juin 2009
.
Participants: Ali Ouidani, Mustapha Hasnaoui, Lahcen Hasnaoui
AGHBALOU
N'KERDOUSS PLUS SURVEILLE QUE LE FORT KNOX !
Pour ceux qui ne connaissent pas
le fort Knox, je rappellerais que ce fort n'est pas
seulement connu par le public parce qu'il abrite une base de
l'armée américaine, mais surtout pour son rôle depuis 1936
de dépôt de la réserve d'or des Etas Unis.
Ayant contenu jusqu’à
20 205 tonnes d'or pendant la seconde guerre mondiale, ce
dépôt conserve actuellement 4 570 tonnes en lingots. Je
rappelle ça pour dire tout simplement que pour la sécurité
de ce fort, la fin justifie les moyens.
Revenons donc à Aghbalou.
Arrivé vers 9h30 dans ce petit village, situé sur le flanc sud
du Haut Atlas à 56km au nord de Tinejdad, j'ai fait un petit
tour dans les ksars environnants avant de visiter la prison
qui avait abrité quelques nationalistes avant
l'Independence. Vers 14h et après quelques minutes passées
au bord de la source (Aghbalou) qui a donne son nom au
village et trouvant le paysage magnifique j'ai décidé de
planter ma petite tente canadienne au bord de la piscine qui
est à l'abandon et ne profite pour le moment qu'aux
grenouilles.
Deux amis de Goulmima
sont venus me rejoindre et sont restés avec moi jusqu'au
coucher du soleil. A leur arrivée, mes deux amis furent tout de même surpris
lorsqu'ils virent un Mokhazni prendre sur un petit carnet le
matricule de leur véhicule. je les rassure en leur disant
que c'était pareil pour moi.
Apres avoir préparé et
laissé ma gamelle mijoter sur un feu doux de charbon je me
suis installé au bord de la seguia tout près des des jeunes
garçons et filles qui pratiquaient le jeu de Taqrfiyte,
Apres diner et sentant
une fraicheur envahir l'atmosphère, je me mis sous ma
tente. Le marchand de sable ne tarda pas à passer aidé
dans sa besogne par
le croassement des petites reinettes de la piscine.
La nuit serait impeccable
si ce n'était que vers 22h00, une voix me réveilla d'un
sommeil profond :
A SSi Mohamed, A SSI
Mohamed !
Je sortis un peu étourdi
de ma tente et me suis trouvé devant trois personnes, une
habillée d'une Djellaba blanche (ça devrait être le Mokadem ou
le Cheikh) et les deux autres habillées en chemises et
pantalons.
L'homme à la djellaba me
cria;
- D'ou tu es ?
- Du Maroc lui répondis-je
- Donne moi ta carte
- Je ne l'ai pas sur moi
lui ai-je répondu
- C'est le Caïd qui nous a
envoyé
- ll fallait venir le matin
ou l'après midi et ne pas attendre 22h pour venir me
déranger dans mon sommeil, mais si vous voulez rassurer le
caïd que je ne suis pas un bandit dites lui que c'est Ali
Sekkou Ouidani de Goulmima qui campe au bord de la piscine,
et si ma présence le dérange, je vais sur le champs défaire
ma tente et repartir sur Goulmima.
J'allais effectivement
démonter ma petite tente si ce n'est une des trois personnes
qui m'a prié gentiment de ne pas le faire et de me
ré-endormir.
Ce qui est drôle comme
coïncidence dans tout ca, c'est que j'ai emmené avec moi à
Aghbalou, le dernier numéro de Telquel qui a comme
titre:
" RG, espions de
proximité " Vous ne savez rien d'eux, ils savent tout
de vous!
Je ne sais à quels
Renseignements ceux d'Aghbalou appartiennent, mais c'est
certains qu'ils voulaient tout savoir de moi !
La prochaine fois que
je planifierai une visite à Aghbalou, j'emmènerais avec moi une
photocopie de ma CIN, un extrait d'acte de naissance et mon
cv, de manière à éviter à quiconque de venir me
réveiller à 22h pour me demander qui je suis et d'ou je
viens
!
(Ali
Ouidani)
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RECIT D’UNE
ESCAPADE (Août 2004)
Ali Sékou OUIDANI

La population du village de Rich,
capitale des Ait Izdeg d’où est issu Ait Rahou Addi plus
connu sous le nom de Addi ou Bihi, premier gouverneur de la
province du Tafilalet, dort encore quand Moha mon frère me
déposa et continua sa route vers Casablanca. Rich s'est
beaucoup développé depuis que les routes le liant à Amellago
d’une part et à Imilchil d’autre part ont été bitumées. Le
fait que Tazmamarte soit à une vingtaine de kilomètres n’a
pas altéré l’image ni la renommée du village. La fraîcheur
matinale aidant, le premier tronçon du parcours d’une
vingtaine de kilomètres de Rich à Mzizel fut parcouru sans
grande difficulté bien que depuis la traversée du pont
construit à la place de l'ancien gué de oued Ziz, la route
ne cessait de grimper, je ne sentis aucune fatigue à
parcourir la distance. Je fus tellement émerveillé par la
vue de ces grands espaces et par la quiétude des lieux que
je ne me suis pas empêché de chanter à haute voix "Izlane"
du grand poète Ghrissois feu Ouâsta, Je me sentais à l'aise
et plus en sécurité que dans les rues de Casablanca. Mes
origines nomades ont repris le contrôle de tous mes sens. Le
travail, les préoccupations quotidiennes, ce n'est ni le
lieu ni le moment d'y penser tout est devenu pour moi
accessoire ! ! !

A Mzizel, le proposé aux PTT
chargé de dispatcher le courrier par m’chyakha avant de le
remettre aux moqqadems qui à leur tour le distribuent aux
habitants m’offrit un verre de thé et me déconseilla de
faire à pied le trajet séparant Mzizel d’Amellago. Car me
dit-il le plateau est aride et le soleil tapait fort. Il
m’offrit une chaise pour me reposer et me parla de son douar
qui était à un demi kilomètre de son bureau. Au bout d’une
heure d’attente, un « Taxi ksour« s’arrêta devant le bureau
de poste. Il était plein à craquer, et deux hommes étaient
déjà sur le toit du fourgon Transit. J'y prends place aussi
sur le toit et m’assois sur une caisse en bois contenant une
trentaine de poules. La surcharge du véhicule et l’état de
la route ne permettaient pas de rouler à grande vitesse ce
qui était rassurant car à chaque virage, le véhicule
penchait tellement que je croyais qu’il allait se coucher
sur le coté. Mon voisin de fortune était un étudiant en
sociologie, lui aussi sa destination était Imilchil, mon
regret m’a t il dit est de ne pas avoir appris Tamazight
alors que ses parents la parlent couramment, mais je vais
m'y mettre dès maintenant.

Le Ksar d’Agoudim Ighf N’Ouamane,
entre Rich et Amellago représente le point de partage des
eaux entre les oued Ziz et Ghriss. Les précipitations de
pluies tombantes à l’Est ou au Nord de ce point coulent vers
Ziz. Par contre, celles du Sud et de l’Ouest rejoignent le
Ghriss. Les habitations sont construites en Taboute (pisé)
et les parcelles cultivées longent le petit cours d'eau et
conditionne la vie en ces lieux.
Le village d'Amellago, point
d’intersection des routes de Rich arrivant de l' Est, de
Goulmima venant du Sud et de Tinghir de l’Ouest, n’a pas
beaucoup changé. Je n’ai pas eu de mal à reconnaître la
petite infirmerie où avait officié mon père en 59., Mais je
fus déçu en apprenant que le grand verger où poussaient
pommiers, noyers et mûriers n’existe plus. Avant il était
entretenu par les mokhazni et ses fruits étaient très
abondants, appréciés et très demandés. Ce petit village du
versant sud du haut Atlas a vu la naissance d’un grand
champion des rallye en occurrence Mr Fogerouss installé à
Toulouse, il avait organisé il y'a quelques années le rallye
d’Amellago en hommage à son village natal. Amellago a connu
aussi des moments tragiques avec les événement de 1973 liés
à ceux de Goulmima et de Moulay Bouazza (voir livre "Héros
sans gloire de Mehdi Bennouna"). Ces événements ont laissé
un impact négatif sur toute la région. L’état impraticable
de la route longeant oued Ghriss et allant vers Goulmima n’a
pas favorisé le développement de ce village qui avait
l’habitude de commercer avec le Ghriss chef lieu de la même
tribu (Ait Morghade) qu’avec Rich chef lieu des Ait Izdeg.
En remontant Oued Ghriss on
arrive à Amouguer des Ait Morghade. Au nord entre Outerbate
et Rich se trouve un autre village portant le même nom,
Amouguer des Ait Hdidou. Le Sanctuaire d’ "Ima Hagua Ali" la
sainte des lieux est situé en aval de la source. Cette
Sainte qui assiste les faibles et tous ceux qui se trouvent
confrontés à une grande difficulté. Les gens s’adressent à
elle par forte imploration, chaque fois qu’ils sont appelés
à exécuter une pénible tâche.
A Imma hgua Ali
Tine Oumouguer Aâouni
Aôune takssa
N’babam A tagouramti
****
Ô toi Imma Hagua Ali
Celle d’Amouguer aide moi
Aide la progéniture de ton père
Ô Toi la sainte

Elle aurait aussi la barraka de
favoriser et faciliter le mariage des jeunes filles. Je lui
fais une offrande pour favoriser le sort de quelqu’un qui
m’est très Cher en jetant des biscuits secs aux poissons de
sa source, Il faut reconnaître que malgré l'islamisation du
pays certaines pratiques animistes persistent encore dans
beaucoup de villages!. Le volume d’eau qui jaillit
d’Aghbalou n’Oumouguer a beaucoup diminué, mais la quantité
d’eau qui coule dans la seguia est assez suffisante pour
irriguer les champs de maïs et de luzerne qui bordent l’oued,
assurant aux habitants une autosuffisance en céréales et en
aliments pour leur maigre bétail.
D’Amellago à Assoul en
traversant Tizit « le col » les ksour se suivent et ne sont
séparés les uns des autres que par quelques champs et
quelques vergers plantés d’une diversité d’arbres fruitiers.
En cette période de fin d‘été, les pommes, les figues et les
pêches sont offertes gracieusement par les enfants aux
touristes. Je ressentis un pincement au cœur en voyant
l’arbre de "Kwawch" d’où pendaient des grappes de ce fruit
épicé et oléagineux dont grand mère fourrait ses galettes de
pain ! Ce souvenir refait surface au point de sentir l’odeur
parfumée de ce pain cuit dans "Tanourte" envahir mes narines
et sentir mes mâchoires mâcher un pain qui n’existait que
dans ma tête. L’envie de reste plus de temps dans cet
endroit était tellement forte que j’y passe la nuit sous un
grand noyer.

Je fus réveillé par l’appel du
muezzin du ksar de Sidi M’hamed ou Youssef, le temps de me
laver le visage dans le cours d’eau, je repris la route vers
le village d’Assoul, sanctuaire d’Ait Sidi Bou Yaâcoub.On me
montra "Tighramt" du caïd Ouskounti héros de la bataille de
Baddou (1934). Ce grand homme et ses compagnons ne
déposèrent les armes que parce qu'ils ne pouvaient rien
faire contre l'aviation française qui les bombardait. Ah si
les missiles "Stinger" existaient! le cours de l'histoire ne
serait pas le même me dis-je!. Après quatre heures de marche
et à quelques kilomètres du village d’Assoul un vieil homme
vint à ma rencontre et me dit « bojor msiou » en levant la
main en salut militaire. Je lui répondis en tamazight ce qui
l'avait surpris car m’a t-il dit il m’avait pris pour un
roumi! Il m'invita et insista pour que je partage son
déjeuner j'acceptai à une seule condition de ne rien ajouter
à ce que son épouse avait préparé. Nous assîmes sur un tapis
en laine tissé localement, lui, son épouse, ses deux enfants
et moi autour d’une petite table basse en bois de noyer
primes du plaisir à partager les deux galettes de pain de
maïs et à siroter le thé que mon hôte a su préparer avec
cérémonie. Nous parlâmes de tout et mon hôte tenait à me
faire part d'une chose qui l’inquiétait. La situations des
jeunes de son village et des villages voisins qui après
avoir terminé leurs études se retrouvaient au chômage et
reviennent au pays. Ils ne sont plus aptes aux travaux de
champs, et leur chance de trouver un travail à partir de ces
villages enclavés est quasiment nulle. Voilà encore une
injustice dont nos jeunes sont victimes par rapport à ceux
des grandes villes qui ne sont pas loin des usines, des
administrations et des opportunités de travail. Nous, les
personnes âgées, nous sommes un peu fatalistes et acceptons
notre sort, mais eux, ils en veulent un peu à tout le monde
et à plusieurs reprises on a frôlé des accrochages avec des
moqqadem ou avec les agents d’autorité. Il faut désamorcer
la bombe et trouver une solution car la cocotte est en train
de bouillir et la soupape semble coincée. Il me demanda par
la suite pourquoi je ne voyage pas dans un Transit "Taxi
ksour" cela m'évitera de me fatiguer et me permettra
d'arriver rapidement à ma destination me dit-il. Il resta
ébahis quand je lui dis que je possède une voiture et que
j’ai les moyens de faire ce trajet avec un moyen de
locomotion mais que j’y trouve du plaisir à le faire à pied,
avec un sac à dos ! à rencontrer les gens, à discuter avec
eux et à passer la nuit au bord de l’oued à la belle étoile.
Mon hôte soupira avant de dire d’une voix d'un non
convaincu: « Ouna ilane g tmara da itnada raht, ouna ilane g
raht da itnada tamara » Ceux qui peinent cherchent le
confort et la quiétude et ceux qui sont dans le confort
cherchent la misère ! Après avoir pris un troisième verre de
thé, je remercie mon hôte et continue mon chemin vers Assoul
après avoir remis un sachet de bonbons et deux stylos à ses
deux enfants.

Je n’ai pas trouvé de
difficultés à reconnaître Assoul. La description qui m’a été
faite par mon épouse qui avait passé une bonne partie de son
enfance est conforme à ce que j’ai trouvé sur place. Seul,
manquait Simon l’épicier qui a immigré en Israél juste après
l’indépendance du Maroc. En traversant la porte du complexe
administratif dominée par deux borj, on arrive sur la grande
place, entourée par des services administratifs. A gauche le
bureau du caïd et l’école, au fond l’hôpital et à droite le
bureau de poste et l’épicerie de Simon fermée depuis que le
"bon juif" à quitté Assoul. De cet endroit on domine la
vallée cultivée et les ksars qui sont en contrebas, et qui
constituent les Ait Sidi Bou Yaâcoub. Comme Amellago, Assoul
s’est vu oublié durant toutes ces années passées! Une piste
cahoteuse venant d’Amellago et la même piste allait vers Ait
Hanni ! L’électricité n’est distribuée que de 19h à 23h soit
l'équivalent de quatre petites heures, le réseau GSM n’est
pas opérationnel. Et suivre les compétitions olympiques
n’est pas une priorité pour ces populations qui ont d’autres
préoccupations plus urgentes que de connaître le vainqueur
des 400m nages libres. Ici ça fait des années que les
populations nagent dans la précarité. Et on lit sur le
visage des jeunes ce sentiment de frustration; Quant aux
personnes âgées, elles semblent plus heureuses dans leur
misère que nous dans notre "confort" Ici le mot "stress"
n'est pas encore inscrit dans leur lexique.

Après avoir fait le tour du
village, je demandais à un épicier où trouver un transport
public pour rejoindre Ait Hanni ? Pas avant demain matin et
ce n’est pas sûr me répondit-il ! Lahdid (moyens de
transport) manque et même s'il n'est que 15h, il n'y aura
pas de camion pour Ait hanni avant demain dans la matinée si
le camion en provenance d'Assoul arrive comme prévu. Ainsi
donc, pour faire les cinquante quatre kilomètres, il
faudrait attendre autant!! Et moi qui devrais être demain à
Imilchil pour assister à l'ouverture du festival de la
musique des cimes et du moussem de Sidi Ahmed Oulmghani? Je
remplis ma gourde d’eau; mis mon sac sur le dos et pris le
chemin d’Ait Hanni. Par chance, la chaleur du soleil a
sensiblement baissé.
Apres avoir parcouru une
vingtaine de kilomètre, montant et descendant un parcours
escarpé, la tombée de la nuit m'empêchant de profiter de la
vue des paysages et après avoir bu la dernière goutte d’eau
qui me restait je décide de m'arrêter et de passer le reste
de la nuit au bord de la route. la lune qui est dans son
premier quartier éclairait à peine le paysage. Allongé sur
mon sac de couchage à même le sol en ciment d’un radier, je
n'entendais que le bruit du silence! Je regardais les nuages
passer devant la lune en dessinant diverses figures! Je
n’arrivais pas à trouver sommeil, mais à aucun moment je ne
sentis un brin de peur. Suis-je devenu "accro" aux bruits et
aux vacarmes de la ville au point de devenir insomniaque? Je
continuais à fixer les nuages et soudain je revis les
visages de mes deux parents qui m’ont quitté il y’a juste
une année. Je sentis une larme chaude me traverser le visage
tout en pensant à la pudeur de mon père et à l'amour sans
limite que me portait "Ma Itto".
Vers 00h30 j’entendis un bruit
de moteur, je compris qu’il s’agit d’un véhicule qui
arrivait. Aussi me mis je debout au bord de la piste
espérant que le conducteur s'arrêter pour m’approvisionner
en eau à défaut de me transporter jusqu’à Ait Hanni. Le
véhicule freina après m'avoir dépassé d'une vingtaine de
mètres. Un homme y descendit un gourdin à la main. Il me
demanda les raisons de ma présence en pleine nuit dans ces
lieux inhabités. Je lui explique, que ne disposant plus
d’eau j’ai préféré m’arrêter de marcher et attendre le lever
du jour pour trouver un point d’eau. Il m’invita à monter
dans leur véhicule qui était une ambulance dans laquelle
avait pris place quatre autres personnes dont un médecin,
L'équipe se rendait aussi au moussem d’Imilchil. Le voyage
dans l’ambulance dura presque une heure pour faire les
trente kilomètres qui séparent ce lieu d’Ait Hanni
.
Ait Hanni a plus de chance
qu’Amellago et Assoul. Etant d’une part situé sur un
croisement de chemins menant à Imilchil, à Tinghir, et à
Assoul, d’autre part du fait que la route menant vers
Tinghir venait d'être goudronnée. Le village semble
retrouver une certaine animation, vu le nombre de véhicules
en stationnement Il faut souligner aussi que
l’électrification du village a certainement donné plus
d'espoir aux populations. Néanmoins, le problème du chômage
des jeunes reste commun à tous les villages du sud.
Heureusement pour ces régions que beaucoup d’immigrés soient
originaires de ces villages et que leurs retours durant
l’été constituent un bouffée d'oxygène et un soutien
important en argent pour tous les habitants. Après avoir
mangé une omelette et bu un bon verre de thé que le seul
cafetier resté ouvert m'a servi, je m'allonge sur une natte
en doum que le cafetier m'avait bien voulu mettre à ma
disposition et que j'ai étalé dehors devant le café.
Réveillé par l’appel à la prière
du sobh, je rempile mon sac de couchage dans le sac à dos,
et prends la route vers le moussem. Au bout de quatre heures
de marche, la montée de Tizi N’Therhouzine stoppa mon élan
et mon désir de continuer à pied. Je m’assis sur un rocher
au bord de la piste et attendis qu’un taxi-ksour m’embarqua.
Au bout de quelques minutes d’attente un vieux tacot Transit
s’arrêta, j’y prends place au milieu d’une vingtaine de
passagers tous enthousiasmés de se rendre au moussem. Le
véhicule souffrait énormément en grimpant ce col qui mène
vers le grand plateau du haut Atlas, alors que ma souffrance
à moi était d’une autre nature. La chaleur suffocante
ajoutée aux odeurs et aux vomis de certains passagers devint
de plus en plus insupportable. Heureusement qu’après la
montée le chauffeur s’arrêta pour une pause pipi, ce qui me
permet de me dégourdir les jambes mais surtout d’inspirer un
bouffée d’air frais.
Arrivés a Agoudal (pâturage) je
fus surpris de voir que les champs de blé ne sont pas encore
moissonnés. Je ne pensais pas que le décalage saisonnier
entre ces villages des cimes et ceux des vallées soit si
important. Comment se fait-il que le moussem ait lieu alors
que tous les travaux des champs ne sont pas encore terminés?
Moi qui suis de la région, je sais que le moussem de Sidi
Hmad Oulmghani contrairement à toutes les légendes
construites autour de cet évènement est plus une occasion
pour la tribu des Ait Hdidou de fêter les mariages de leurs
enfants durant cette période de répit qui correspond aussi à
la fin des travaux des champs; que de faire les achats
indispensables afin affronter la saison hivernale durant
laquelle les villages deviennent inaccessibles par des
chutes de neige qui viennent s'ajouter à leur enclavement!!

Arrivé à Ait Amro lieu du
moussem et du sanctuaire du saint Sidi Ahmed Oulmghani, et
avant de me débarrasser de mon sac à dos je me permets un
petit déjeuner « princier » en m’offrant un bol de harira,
quatre beignets et une bon berrad de thé. Des amis de
Goulmima que j’ai eu l’occasion de rencontrer durant le
festival de Dredma et qui sont arrivés au moussem
m’apprirent que le moussem n’a pas drainé autant de monde
que les années précédentes. Le fait d’avoir avancé la date
de la manifestation n’a pas plu à beaucoup de gens. Sa date
habituelle était durant des années la dernière semaine du
mois de septembre. Et quand "le politique" veut prendre le
dessus sur "le culturel", alors bonjour les dégâts.

Les marchés les plus animés du
moussem étaient ceux du bétail. Quatre grands carrés leurs
étaient réservés. Le premier pour les mulets (moyen de
transport le plus adapté et le plus apprécié par les
populations). Le deuxième est celui des bovins. le troisième
celui des ovins et caprins. Quant au quatrième il est situé
a une centaine de mètres des autres, réservé aux chameaux.
L'autre coté du moussem était moins animé. Le troc a
complètement disparu. fini l'échange du sel germe ou des
pommes de terre contre les dattes.

Le mausolée n'était pas aussi
fréquenté par les jeunes filles comme il l'était les années
passées. Avant elles venaient l'implorer pour qu'il les aide
à trouver un mari! maintenant elles savent que d'autres
moyens de plaire et de séduire existent. Les "Jeans"
commencent à remplacer l'habit traditionnel, les fonds de
teint ont remplacé la farine de blé et le fard à joues a
remplacé l'étiquette du pain de sucre qu'elles mouillaient
avant de s'y frotter les joues pour les rendre rouges!L'année
prochaine je ne serais pas surpris de trouver un cybercafé à
coté. Les visiteurs étrangers n'étaient pas nombreux.
Heureusement que le festival des musiques des cimes sur le
plan animation était là. Bien que la scène principale soit
installée au centre d'Imilchil, Chaque après midi vers 15h
et durant les trois jours du festival des troupes invitées
venaient présenter leurs danses tout près du mausolée. Aussi
pour cette année on peut avancer sans trop se tromper que le
moussem d’Imilchil plus connu sous l’appellation du moussem
des fiançailles a été sauvé grâce au festival des musiques
des cimes. Cette manifestation organisée par le Centre Tarik
Ibn Zyad a invité des artistes de qualité qui ont égayé les
après-midi sur l’esplanade du mausolée de Sidi Hmed Ou
Lamghani et les soirées au centre d’Imilchil où fut montée
une scène équipée de jeu de lumières et d'une bonne
sonorisation. Les groupes qui se sont succédés sur la scène
étaient:: la troupe d'ahidouss des Ait Hdidou d’Imilchil, le
groupe de Lakbab dirigé de main de maître par le maestro
Moha ou Lhoussain Achibane, le groupe des Ait Morghad de
Goulmima exécutant sans faute Tazahkakiyte sous le contrôle
du poète Amazigh Omar Taws, la troupe d’Ait buwdar de
Gourama avec leur danses guerrières, les chants du grand
poète de Ain Leuh feu Hammou Lyazid repris avec succès par
Mohamed Maghni et ses chikhates de khénifra, Nous avons
également écouté avec plaisir l'artiste rifain Said Zerouali
interprétant ses chants du Rif. Le groupe Amérindien venu du
Canada nous a entraîné dans le rythme de leur "danse des
esprits". Toutes ses troupes ont été longuement applaudi par
le nombreux public présent. Tamediyazte revendicative du
vétéran Moha Akouray de Tounfite improvisée pour la
circonstance, et qu’il adressait aux membres du gouvernement
présents fut entrecoupée de youyous et d’applaudissements
tellement elle traduisait les attentes de ces populations
des cimes qui ne demandaient pas autre chose que leur région
soit dotée d'infrastructures indispensables à son
développement. C'était aussi un moment de plaisir d'avoir
rencontré à Imilchil une artiste hors paire. Les beaux
tableaux de peinture sur tapis aux motifs Tifinagh de
Khadija BOUKAROUNE qu'elle a gracieusement accroché aux murs
derrière la scène se sont intégrés dans le décor naturel du
site d'Imilchil (voir rubriques Art et culture). Que Khadija
et son mari Smail me permettent de dire tout simplement que
les tableaux semblaient être plus "heureux" d'être accrochés
à ces murs en pisé qu'à ceux d'un salon fait de " Tadalakte".
Un second plaisir fut l'entretien que j'ai
eu avec le maestro Moha ou Lhoussain Achibane, ce monument
de la danse des Ichkèrne de Lakbab.
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